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Où est l’équilibre ?

avril 28, 2020

J’ai passé la majorité de ma vie à contester. Devenu sage, je constate que ça n’a pas donné grand-chose. Je suis interdit dans les bibliothèques de Magog (où je suis né) et de Coaticook (donc de Barnston où je fus élevé comme on dit). Et, il ne faut pas oublier l’UNEQ qui m’a banni de ses rangs. Cependant, la censure n’existe pas au Québec.

La censure c’est le début de la débilité, le pire ennemi de la démocratie et de la transparence. La censure, c’est empêcher les individus d’avoir une perception différente de la vie et des valeurs.

La Commission des droits est aussi devenue trop légaliste pour protéger les individus contre les «lois préjugées» comme l’exige pourtant la raison pour laquelle elle a été fondée. Elle protège les religions qui sont cause de violences et d’abus de toutes sortes plutôt que le droit individuel et la vie privée.

Je suis comme le mot « référendum ». Il suffit de me nommer pour que l’on imagine tous les complots du monde simplement parce que je suis amourajeux. J’ai adoré des garçons et j’ai vécu avec deux femmes et autant d’hommes. Je considère que la perversité est opposée à l’amour. J’ai adopté deux enfants. Et, j’ai surtout été perçu comme un méchant révolutionnaire. Je manifestais souvent seul pour ne pas mettre les autres en danger.

Sur le plan sexuel, je reconnais ne pas être comme les autres et même être un peu déséquilibré, mais je suis encore moins fou que la peur viscérale que l’on a du sexe au Québec. La chasteté est un mépris du corps. Voir la sexualité en soi ainsi que la nudité comme des perversions, c’est de la maladie mentale. Par peur de l’homosexualité, et pour la distinguer, les lesbiennes à l’intérieur du mouvement féministe , ont créé le mot pédophilie, pour s’assurer que le pénis soit retiré de toutes les circulations culturelles et imaginaires chez les plus jeunes..

Par ignorance à cause des religions, on ne sait pas que la sexualité existe chez tous les individus dès leur naissance. On ignore que le sexe est noble s’il est vécu sans violence, dans un consentement mutuel et le plaisir, comme dans la Grèce antique.

Les morales sexuelles religieuses conduisent à des déséquilibres émotifs et souvent à la folie dont les femmes sont les principales victimes. Elles sont la source d’aliénation.

Diriger la sexualité des gens permet d’en faire des esclaves. On combat le sexe tout en déifiant la violence. On est traumatisé si on voit un corps nu, mais on peut voir gicler le sang dans l’indifférence.

Quoi qu’on dise, j’ai essayé de créer une vision morale de la sexualité qui soit plus fidèle à la réalité humaine, une sexualité qui respecte autant les jeunes que les adultes. La sexualité est un plaisir et non un mal comme le veulent nos institutions judiciaires qui ne font pas la nuance entre un crime avec ou sans violence, avec ou sans consentement mutuel. L’âge n’est qu’un moyen hypocrite de décrier la sexualité, particulièrement, l’homosexualité.

Je dois avouer qu’écrire est la plus grande et la plus fascinante masturbation intellectuelle. C’est une drogue comme la politique, du moins, dans mon cas.

Pour la suite, si c’est possible je publierai en séquence un de mes derniers romans: Le jeune espion.

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