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De la pudeur à la paranoïa (23).

avril 21, 2020

Il faut lire dans le sens de 1 à 10+

La Charte des droits

     est une farce.

La Charte des droits de la personne transgressée.

Est-ce que Justin Trudeau complètera ce que son père avait commencé en reconnaissant toutes les manifestations de  l’homosexualité? Répara-t-il une vieille injustice à savoir le refus de reconnaître que la pédérastie est une orientation sexuelle, quelque peu différente, mais se situant à l’intérieur de l’homosexualité?

Il faut modifier les lois actuelles touchant la sexualité de manière à permettre aux jeunes de se créer une conscience personnelle et un sens critique, tout en leur garantissant leur sécurité et le respect. 

Pourquoi la sexualité qui existe dans tout être humain serait-elle une perversion, si on la vit en dehors des âges prescrits?

Le développement de la conscience passe par ses expériences et ce que l’on a appris.

Comment peut-on prétendre que Dieu est tellement sadique qu’il a joint le plaisir à la sexualité, avant de l’interdire, pour forcer les gens à vivre un certain temps, l’adolescence,  en dehors de la réalité humaine? Ne serait-ce pas plutôt une invention pour justifier que les curés demeurent chastes toute leur vie. Et, on a vu ce que ça donné.

Voir la sexualité comme une saloperie est, à mon sens, le pire des sacrilèges. Faire de Dieu un sadique (en attachant un plaisir à une des plus magnifiques manifestations humaines puis en faire un crime), c’est mépriser Dieu comme Lucifer l’a fait quand Dieu lui a demandé de se prosterner devant l’homme et que ce dernier a refusé.

D’autre part, fixer un âge pour avoir des contacts sexuels contrevient à la Charte des droits qui préconise l’intégrité de la personne en condamnant la discrimination en fonction de l’âge. La sexualité d’un jeune ne ferait pas partie de son intégrité personnelle?

Tout le monde est d’accord pour s’assurer que tous les jeunes vivent en pleine sécurité; mais faut-il aussi respecter le développement des individus.  La drogue est beaucoup plus dangereuse pour un jeune que n’importe quelle fellation.

Surprotéger un jeune est pire que de le laisser régler lui-même ses problèmes. On oublie aussi la force du « gang », une des grandes réalités de l’adolescence.  Les jeunes se défendent souvent en groupe et racontent plus ce qui leur arrive à leurs pairs qu’à leurs parents. D’ailleurs, habituellement, ce sont les parents qui réagissent en hystériques quand ils apprennent qu’un de leurs jeunes a eu une relation sexuelle ou quand on le prend en flagrant délit de masturbation.

Les lois actuelles sur la sexualité sont anti constitutionnelles et anti humaines parce que « préjudices ».

Une loi préjudice est une règle transmise par sa culture, principalement religieuse,  et qui, de ce fait, ne peut pas être remise en question comme si c’était inscrit inconsciemment à l’encre indélébile, à l’intérieur de chaque individu. De ce fait, la règle va de soi et ne tolère aucune contestation. C’est la voie de la dictature.

La répression sexuelle repose sur l’enseignement religieux qui fait de la sexualité, dès l’enfance, le péché des péchés alors que la science démontre que la sexualité est au contraire, le summum de la création, grâce au miracle de la reproduction.

L’homme ne se différencie pas de la bête seulement à cause de la parole, mais aussi par sa sexualité. C’est le geste par excellence de l’amour et de la liberté.  Aucun gars équilibré n’est tellement en rut qu’il ne peut pas choisir son ou sa partenaire ou qu’il se sente obligé de tuer son rival pour transmettre ses gènes à sa descendance.         

La répression sexuelle entraîne parfois au contraire le suicide des pédophiles/pédérastes ainsi que de ceux que l’on appelle leurs victimes parce que le poids social est intolérable et est amplifié par les religions ou les croisades à la télévision, comme la télévision le fait ici quotidiennement en classant les crimes sexuels au même titre que les meurtres, selon l’espace occupé dans ses bulletins de nouvelles.       

        
Les lois actuelles ne respectent pas le droit à la vie privée.

L’internet est un instrument de communication d’individu à individu, une prolongation de soi au même titre que l’automobile peut être une prolongation de son foyer. Il est impossible de respecter l’égalité des chances garantie par la Charte des droits en étant privé d’internet. 

Tout homme, sans internet, a la connaissance d’un gars de 1950 en 2018.  Il est étonnant que la Cour suprême permette cette injustice, pour des raisons morales religieuses, qui vont à l’encontre de la Charte de droits (le droit à l’égalité des chances dans la vie).

Cette décision prouve que l’approche de la sexualité est la même dans notre système judiciaire que celle des religions qui ont bâti leur morale dans la plus pure des méconnaissances de l’humain et, encore pire, du corps humain. La Charia ne demande-t-elle pas de tuer les homosexuels et les femmes adultères?  Même les juges sont soumis à la nature « préjudice » des lois concernant la sexualité parce qu’ils ont connu, depuis l’enfance, le même enseignement que leur communauté.

La Charte des droits est violée dans plusieurs de ses aspects, dont le principal est certainement l’égalité entre individus et la non-discrimination envers quiconque, quelle que soit son orientation sexuelle. 

On ne devient pas gai avec ses 16 ans. Plusieurs connaissent leur orientation très jeune. Ces derniers vivent leurs désirs sexuels comme un adulte, mais sans parfois en être vraiment conscients, faute d’une bonne éducation dans le domaine.

Cette réalité homosexuelle ne les met pas physiquement en danger, sauf que ce sera moins trippant, si on est encore incapable d’éjaculer. Ces relations sont  empreintes de tendresse, d’amitié et conduisent vraisemblablement un jour à une relation sexuelle qui, elle, procurera l’orgasme.

L’homosexualité n’est pas que génitale, elle est surtout question d’émotions. 

Au moment où P. E. Trudeau a signifié le droit à l’homosexualité, le pire préjudice que les homosexuels devaient combattre, pour qu’on les respecte, était la peur que les homosexuels se multiplient en s’en prenant aux enfants. Cette fausseté a même amené les homosexuels à changer de nom pour éviter que se transmette cette fausseté. Ils ont opté alors pour « gai ». Ce changement de nom permettait de créer une nouvelle approche qui ne soit pas automatiquement le symbole de la peur. Les féministes et les pédérastes ne s’entendaient pas à savoir si on pouvait être une pédéraste autant qu’un, fit que l’on créa un  nouveau terme, soit la pédophilie.

La sécurité des jeunes.

La meilleure façon d’assurer la sécurité des jeunes est de leur fournir une bonne éducation sexuelle. Elle ne doit pas être une croisade anti sexuelle, mais une connaissance scientifique de la réalité et de ses effets sur la vie émotive.

Les garçons sont moins en danger en vivant une relation sexuelle avec un adulte non violent et dominateur qui se confine aux attouchements, la  masturbation, la fellation que la boisson, conduire en état d’ébriété, les drogues, les sports violents propices aux hémorragies cérébrales. En fait, la vie est pleine de dangers. 

La surprotection est plus dommageable à long terme pour un enfant qu’une relation sexuelle. La peur du sexe infantilise.

Freud nous apprend que la sexualité ne se vit pas toujours de la même façon dans la vie de chaque être humain. Chaque individu a sa vitesse de développement.

En général, de la naissance à la cinquième année, le jeune éprouvera de la curiosité face à la sexualité. Il voudra voir l’autre. Puis, de cinq à environ 10 ans, c’est une période de latence. En principe, le jeune ne s’intéresse pas du tout à la sexualité. Le jeune peut se poser des questions, mais la vie lui fait vite oublier cet intérêt. Chez le garçon, l’éveil sexuel se situe entre 10 ans et 15 ans, parfois plus vieux. Dans les années 1950, ça pouvait aller jusqu’à la trentaine. Aujourd’hui, ce n’est plus tellement le cas avec la pornographie.

À moins qu’il y ait violence ou domination, une relation est souvent vue par le jeune comme une nouvelle expérience, un jeu, un moyen de satisfaire sa curiosité. À moins qu’il y ait culpabilisation, à cause des règles religieuses édictées par les adultes, cette aventure sera vite oubliée et n’aura probablement aucune suite.

Rares sont les jeunes qui échappent aux normes religieuses.  Jeune, on n’a pas encore assez le sens critique pour savoir si ce que l’on nous enseigne a du bon sens. La peur du sexe est une histoire d’adulte.

On n’arrive pas à comprendre que tous les interdits sexuels visaient la transmission du sang pour garder ton rang social. On oublie que si on est trop jeune pour éjaculer les effets physiques se traduisent en chatouillements. Les effets  néfastes existent seulement si le jeune par son éducation se culpabilise d’avoir connu une expérience que toute la société désapprouve, sans même se demander pourquoi ou s’il y a vraiment un danger.

On a interdit les rapports sexuels aux jeunes parce que l’on pensait que le sperme existait en quantité limitée et que l’on serait incapable de se reproduire à l’âge adulte. Cette raison est simplement farfelue et sans fondement.  De plus, on croyait, que le sperme est une partie du cerveau de l’homme, ou de la moelle épinière, ou l’écume créée par un sang surchauffé.  Comment peut-on croire qu’un livre qui a été écrit, il y a au moins 4,000 ans, alors que la réalité sexuelle humaine était inconnue, puisse aujourd’hui contrôler notre façon de comprendre la sexualité, comme si la science n’avait jamais existé?

La deuxième raison d’interdire selon l’âge est que l’on croyait que des garçons trop jeunes seraient incapables de donner naissance à des enfants normaux. Une autre conception farfelue. Comme on croyait que l’âme d’un jumeau pouvait dévoré l’autre âme jumelle, avant la naissance.

Cependant, l’incapacité du jeune à s’occuper de l’enfant né d’une liaison est plus réaliste. Par contre, il n’y a aucun danger de mettre un enfant au monde, si on a une relation homosexuelle. Ces liens consentis sont un pur plaisir, si on est gai.

La souffrance à la suite d’une expérience sexuelle survient la très grande majorité du temps, lorsqu’il y a une pénétration souvent non désirée, ce qui constitue un viol pur et simple.

La manière de vivre sa sexualité est très différente selon que l’on est un homosexuel ou une femme. La femme hétérosexuelle, par exemple, recherchera la fidélité, la stabilité;  alors que la majorité des homosexuels (les) désirent davantage des aventures, quoique certains se marient.

L’application de la loi actuelle enlève le droit à un jeune de vivre librement la découverte de son corps et de son orientation sexuelle. Où est le respect de son intégrité?

L’orientation sexuelle ne va pas avec le nombre des années, elle existe dès la naissance, ce que nient les religions. La morale religieuse et bourgeoise nous force à haïr ce qu’il y a de plus précieux en nous : notre sexualité, car c’est elle qui dirigera nos réactions à l’autre. Notre sexualité est en rapport direct avec notre vie émotive.  Le rôle de parent comporte aussi d’enseigner les réalités sexuelles à leurs enfants. Se sentir « indisposé » devant le mot sexe est injustifié puisque la sexualité fait partie intégrante de notre réalité. Si on en a honte aujourd’hui, c’est à cause des enseignements religieux.

Les péchés de jadis ont été les principales sources de discrimination, car elles ont donné naissance non seulement au racisme, mais à la création d’une forme de vie selon la classe sociale.

Le meilleur moyen de combattre la violence et le harcèlement est de mettre sur pied des cours de sexualité dans les écoles qui répondent aux questions des jeunes et leur indiquent comment se comporter.

Le consentement doit devenir le centre absolu. Il n’y a que des oui ou des non, le noui n’existe pas. Actuellement, on crée tellement de distinctions dans la notion de consentement que ça n’a plus de sens. On crée une vraie mafia du chantage. Par contre, il faut reconnaître que la dénonciation en groupe comme cela s’est fait avec « moi aussi » permet de prendre conscience de la réalité sociale. C’est une étape essentielle, si on s’en sert pour une redéfinition des rapports humains.

Actuellement, les lois ne respectent pas la Charte des droits qui garantit aux jeunes leur intégrité absolue.

La liberté ne peut pas exister en dehors d’un choix. Et, ce choix est pour les jeunes : j’aime ou je n’aime pas. Il est évident que personne ne peut être d’accord avec la violence ou la domination.

La Charte des droits est aussi violée chez les adultes dans de multiples facettes à travers les lois qui nous régissent actuellement.

Chapitre 1, 3 :

Toute personne est titulaire des libertés fondamentales telles la liberté de conscience, la liberté d’opinion, la liberté d’expression, la liberté de réunion pacifique et la liberté d’association.

.

Le droit à la liberté de conscience.

À mon avis, le pire des sacrilèges est de croire que Dieu est assez sadique pour décréter que le plaisir, qu’il a créé pour accompagner les actes sexuels, est un péché. 

J’ai, selon le droit à la liberté de conscience, le droit de ne pas croire que les gestes sexuels sont en soi des péchés, des cochonneries, des hontes à entretenir à vie.

J’ai le droit de croire que les jeux sexuels sont des plaisirs et que les participants ne souffrent pas, mais jouissent de la situation parce que c’est ça la réalité.

La procréation est accompagnée de plaisir afin que l’homme soit incité à se reproduire et ainsi garantir la survie de l’espèce humaine. Il faut vraiment avoir l’esprit tordu pour croire que Dieu a voulu nous tendre un piège en incrustant le plaisir au cœur des relations sexuelles et en faisant de notre corps la pire tentation que l’homme connaîtra au cours de sa vie.

Il faut aussi comprendre que le plaisir s’accroît avec l’arrivée des hormones et la possibilité d’éjaculer, d’où l’intérêt envers la sexualité à l’adolescence. Quand on est plus jeune, la sexualité n’est qu’une curiosité parmi tant d’autres. Les adultes en font un tel drame que cet interdit semble être une question de vie ou de mort. Et quand on ose remettre les pendules à l’heure, les scrupuleux sont là pour crier qu’on cherche à minimiser les effets dramatiques qu’on leur attribue. Est-ce que le plaisir créerait de la souffrance seulement parce qu’il est sexuel? C’est du pur délire.

La notion de péché est strictement liée à la religion et à la bourgeoisie.  Pour reconnaître l’existence du péché, il faut reconnaître l’existence du ciel et de l’enfer après la mort. Peu de gens ont expérimenté la vie après la mort et sont revenus nous dire si c’est vrai ou un fantasme schizophrénique religieux.

Je ne crois pas dans la Bible ou le Coran ou tout autre livre dit saint, comme étant la parole de Dieu.  Par contre, de nombreux passages sont pleins de sagesse et mérite d’être médités. C’est mon droit le plus strict de ne pas croire dans le péché de la chair.

J’ai puisé mon opinion sur la sexualité en grande partie dans des lectures scientifiques. Je suis très profondément convaincu que le péché de la chair n’existe pas. Forcer quelqu’un a à un rapport sexuel est cependant un crime, personne ne peut en douter. Dans nos pays, on combat le plaisir comme s’il fallait souffrir pour aller au ciel. Quelle vision masochiste de la vie!

Si la liberté de conscience existait vraiment à travers nos lois, on essaierait plutôt de comprendre pourquoi nos lois sont d’une certaine façon illégitime, car, elles reposent sur une exagération des dangers et sur une conception de la sexualité sans plaisir, une sexualité qui n’existe pas.

En agissant ainsi, on refuse de prendre en compte que la science a prouvé hors de tout doute que la pédérastie est une orientation sexuelle.

Par ailleurs, il est tout à fait justifié d’interdire des rapports sexuels en deçà d’un âge fixé pour le consentement.  Cet âge doit cependant respecter la réalité humaine fixée scientifiquement. C’est une prudence qui s’explique et se justifie.

Cet âge doit correspondre à la réalité et protéger tous les jeunes dans leur droit inaliénable de vivre intégralement selon leur conscience.  Les gestes sexuels sans violence ou domination n’ont, en soi, rien de malsain ou de douloureux.

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