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De la pudeur à la paranoïa (22).

avril 20, 2020

À lire de 1 à 10+

Je voulais aider Jocelyn parce qu’il disait vouloir se suicider. Il venait de divorcer. Il avait la garde de Mathieu et se battait pour avoir aussi celle de sa petite sœur. Il disait aussi que son épouse le battait ou le faisait battre. Il voulait que je force Mathieu à l’aider au ménage à la maison. Dans la tête de Jocelyn, mon procès serait quelque chose d’extraordinaire parce que ce serait la religion de sa femme, qui la commanditait, contre un gars du politique[1]. Comment je le sais? Il me l’a dit.

Comment ne pas croire que ce procès était surtout politique quand on m’a dit qu’il fallait que tous les partis politiques soient d’accord pour que je sois condamné aussi sévèrement.  Un député du Bloc aurait ajouté que je n’étais pas seulement que ça, soit le gars accusé de délits sexuels. Mon amie Laurence me rappelait qu’il était impossible que la police laisse tomber  les accusations puisqu’elle cherchait à me mettre la main au cou, depuis au moins 20 ans,  à cause du FLQ,

Qu’importe j’ai fait mes neuf mois au complet. Je n’ai jamais autant parlé politique que durant cette période, car le chef de « l’aile » était un libéral. Je me rappellerai toujours qu’un prisonnier m’a dit, avant mon départ, que j’étais mieux de ne plus jamais reparler de politique,  si je ne voulais pas être un second Dr Ferron. On a dit qu’il s’était suicidé quand on l’a retrouvé sur un banc, accompagné d’un pistolet.

D’ailleurs, je suis demeuré chez Ross, tout au long de mon procès qui a duré une éternité, à la condition que je ne dise jamais un mot de politique.

Tout n’était pas faux dans les déclarations de mes deux délateurs. J’avais suivi des cours de massage suédois. Mathieu avait eu un coup de soleil et ne voulait pas se soigner, mais il acceptait le massage plutôt que de prendre un bain froid. C’est tout ce que j’ai trouvé pour l’aider.

Comme dans tous les massages suédois, tel que je venais de l’apprendre, je lui ai effectivement massé les fesses. Son père, à la suite de notre retour, a prétendu avoir une constipation pour vérifier si je savais vraiment masser. Une amie à lui, qui connaissait ça, lui aurait confirmé que c’était bien ce que je faisais.

Dans sa déclaration, Mathieu dit, page 8, que je lui masse les pieds (il est couché sur le ventre dans le lit) et j’essaie de lui mettre le pied sur le pénis. Wow!    Comment a-t-on pu le croire? Je n’ai pas massé Mathieu du côté du ventre. Il a toujours gardé la même position, couché sur le ventre. Il disait que j’essayais de lui prendre les couilles quand je lui ai massé les cuisses.

Comment pouvait-il me sentir bandé derrière lui quand nous étions couchés tous les deux chacun dans son propre sac à couchage? Ma blessure au bras droit m’a d’ailleurs appris que je n’étais pas capable de me masturber avec la main gauche. Et que la douleur tue le bandage.

Mathieu est venu me voir juste avant que j’aie ma sentence parce que son père voulait lui prouver que je ne lui en voulais pas. Mathieu voulait venir avec moi en voyage comme on en avait parlé. La mère d’un autre ami qui habitait le logement au-dessus du mien m’a dit que Mathieu dansait de joie quand il est sorti de chez moi.

On dit qu’on ne peut être jugé qu’une fois pour un acte; mais en s’en servant d’un procès précédent pour créer un doute, pour rappeler plus en détail que l’on a un dossier judiciaire, que les gestes passés ressemblent à ce qu’on t’accuse pour le moment, on s’assure d’avoir plus de crédibilité et une plus grosse sentence.  Donc, on te punit pour la même chose une seconde fois. Quelle hypocrisie! 

On oublie maintenant que le présent procès porte sur des gestes qui se seraient passés avant le procès de 1996, à Val-d’Or.

Reste la pornographie juvénile[2]

Selon la preuve, j’ai communiqué par internet deux fois avec André Faivre : Le 28 avril 2010, à 10 h 50, courriel entre Jean Simoneau et Info.homosexualités.net, On peut lire : Jean Simoneau laisse son adresse et son numéro de téléphone.

Le 13 janvier 2014, un courriel de Jean Simoneau à André Faivre.

         « Salut André. J’ai obtenu un lien pour pouvoir écouter mon          émission à Paris. Je passe seulement dans les cinq dernières      minutes alors qu’on lit mon texte. Donne-le à ceux qui le       veulent. Voici le lien pour le télécharger gratuitement. »

Effectivement, des animateurs d’une radio à Paris écoutent des poètes québécois en entrevue et lisent certains poèmes de poètes québécois.  Je n’arrivais pas à obtenir la ligne, donc, on a lu un de mes textes à la place.

L’un des animateurs dit, après avoir lu mon texte Amérique :

         « C’est de la belle poésie » et l’autre ajoute. « De la très belle poésie ».

De quoi avoir honte. Je suis prêt à plaider coupable d’avoir la tête enflée. Je me suis toujours pris un peu pour quelqu’un d’autre. On dirait que le but de ce procès est de me faire prendre conscience que je ne suis rien comme auteur.

C’est tout ce qui justifie mon accusation de pornographie juvénile et de faire partie du Club social des pédophiles. Wow!

Un des policiers, qui est demeuré chez moi durant qu’on m’amenait à Montréal, avait passé plus de 20 minutes sur mon ordinateur.

Ma nouvelle avocate me dira plus tard que je n’ai aucune charge de pornographie. « On a le droit de connaître quelqu’un. »

Une station de radio de Québec sollicite une entrevue de trois minutes. Je me fais royalement planter et je m’aperçois que je ne suis plus capable de répondre convenablement rapidement. Je n’ai plus la même vitesse d’esprit qu’au moment où je défendais la pédérastie à la télévision communautaire à Montréal. L’animateur termine en me disant que je suis un salaud.

J’ai appris, en retrouvant internet, que Richard Martineau et Jonathan Trudeau avaient parlé de moi durant une bonne partie de leur émission. Ils l’ont d’ailleurs mis sur Google pour continuer l’œuvre de la police des mœurs.

Je suis pris entre la peur que Jacques paye pour une veille affaire qu’il ne connaissait pas et me sentir complètement lâche d’accepter de ne rien écrire, comme me le recommande, mon avocate.

Finalement, j’écris deux petits textes pour me soulager la conscience. Une représentante des sexologues remet une copie du deuxième bilan à la police, qui la remet à la procureure de la couronne, qui en avertit mon avocate qui décide de me laisser tomber parce que je ne luis fais pas confiance, Par contre, j’ai deux accusés réception : la ministre de la Justice du Québec et le bureau de Justin Trudeau.  Ce qui ne veut pas dire que le premier ministre l’a lu.

Je suis pris entre fermer ma gueule pour ne pas aller en prison et ainsi faire payer mon ami Jacques[3] pour des choses qu’il ne connait pas ou me battre pour une cause que l’on croit indéfendable, ce qui me fait voir à mes yeux comme un lâche quand je plie l’échine. 

J’ai passé une grande partie de ma vie à faire des recherches sur la pédérastie. J’ai l’impression de vivre intérieurement les grands déchirements de la littérature classique.

Mon ami Raoul Roy m’avait dit que Karl Marx a sacrifié sa famille pour soutenir son point de vue. Je ne voulais faire payer quelqu’un pour mes gestes passés.

À part d’avoir réimprimé Dieu et le sexe, en ajoutant un peu plus de détails sur moi, j’ai écrit ces deux textes :

                              
                                         Bilans

Bilan 1 sur l‘absence du droit de penser autrement.

(Dieu et le sexe Les éditions du Temps. Québec).

Le Québec retournera-t-il aux années 1950, à l’époque où les Rédemptoristes parcouraient les paroisses pour rappeler que nous sommes tous damnés, car, nous avons tous, un  jour ou l’autre, commis un péché de la chair. 

Effectivement, qu’on le veuille ou non, personne n’échappe à sa sexualité. Personne n’est maître de sa libido. La honte et la culpabilité sont les armes de masse les plus efficaces pour créer un esclavage moral, le fanatisme religieux, d’où l’avantage de ce péché universel, originel. Le crime parfait pour l’Inquisition permanente. Quel sort charitable était jadis réservé aux femmes célibataires enceintes et leurs enfants? Les sorcières?

Qui n’a pas peur de ce qui arrivera après la mort? Il suffisait d’une pensée impure, d’un désir, pour nous jeter dans les flammes de l’enfer, devenues aujourd’hui celles des réseaux sociaux et du « politiquement correct ». L’homogénéisation.

Qui peut échapper à la haine tribale contre ceux qui pensent que la sexualité est une partie intégrante de la vie? Que la sexualité est un chef-d’œuvre?

Qui reconnaît la différence des manifestations de la sexualité qui existe entre l’homme et la femme, une différence qui ne compromet en aucun cas l’égalité homme femme? Le sexe est un plaisir pour tous les gars et la plupart des femmes. Depuis quand un plaisir consenti, hypocritement ou pas, traumatise-t-il?

La beauté et les plaisirs charnels ont été rangés dans la case des gestes criminels, oubliant de faire la distinction entre la violence de l’agression et le manque de savoir-vivre de la personne qui pose un geste inapproprié, maintenant vu comme un crime sexuel. Même la tendresse est devenue suspecte. Pourtant, le mot agression ne peut pas exister sans contenir celui de violence. Que dire du consentement? Est-ce vraiment qu’une question d’âge ou de maturité?

Même notre gouvernement libéral ajoute, à nos frais, une ligne de dénonciation. La confession ayant disparu, il faut la ressusciter, mais dans l’hypocrisie de l’anonymat. Les regrets se transforment en vengeance, comme si le temps et sa résilience n’existaient pas. Toutes les nuances ont disparu. Marie-Madeleine veut redevenir vierge (Les pouvoirs de l’horreur, Julia Kristeva. Psychiatre et féministe). C’est la course à la sainteté. Même les mots sont devenus des sabres. Mieux vaut mourir que d’être impur. Maria Goretti est l’idole des féminounes (rien à voir avec les vraies féministes) et les féminounes sont nos nouveaux curés.

Comme à l’époque de l’Inquisition, personne ne peut échapper à une condamnation certaine quand il s’agit de péchés de la chair. Se défendre est devenu une farce. Selon l’opinion populaire, la victime dira toujours absolument que la vérité et, grâce aux subventions, on saura bien la préparer pour redire la cassette de la victimologie. « On a volé mon enfance », comme si le sexe occupait un grand espace dans la vie quotidienne des jeunes, sauf dans certains jeux.

La présomption d’innocence n’existe plus, encore moins, la liberté de conscience. La sentence de l’accusé, qui ne reconnaît pas avoir commis le crime qu’on lui impute, est allongée. Comme l’écrivait Michel Foucault, dans Histoire de la sexualité, la saleté de la sexualité est établie dès l’enfance. Foucault nous parle aussi des conséquences sociales dans Surveiller et punir. Il faut être fou pour dire que la sexualité est le sommet de la richesse de la création et que le plaisir accompagnant les gestes sexuels, du moins chez les gars, ne peut pas se convertir en drame intérieur, à moins de baigner dans une atmosphère où le plaisir est devenu un chantage. L’État de Grâceme semble maintenant un roman prémonitoire de la lutte de l’ÉI contre le plaisir. Dieu est-il vraiment Amour?

La Charte des droits repose sur le principe du droit à la liberté de conscience, de défendre l’individu contre la masse, mais ce ne sont que belles paroles. Religions obligent!  L’égalité des droits est une farce. Elle défend une institution (les religions) plutôt que l’individu. Qui ne peut pas faire la religion de son choix au Québec? Une burqa par fanatisme religieux ou pour cacher un corps jugé laid?

La sexualité est à nouveau considérée comme « le mal » absolu. Mieux mourir que d’avoir un rapport sexuel, en dehors des normes établies. On doit ignorer la Grèce antique, la pédérastie, ses philosophes. La démocratie cesse de reposer sur le droit individuel et la vie privée alors que la violence devrait être le crime.

Pourtant, la répression a fourni les preuves de sa perversité, en étant responsable de nombreux suicides de jeunes qui se sentaient dévaloriser d’apprendre que leur corps à des besoins que la société condamne. C’est pourquoi ce livre Dieu et le sexe a été écrit : éliminer la violence, en prônant une éducation sexuelle qui n’a pas peur de la vérité. Si l’homme a techniquement évolué, il en est autrement quand il est question de la vie émotive. Il y a à la tonne des femmes battues à cause de la jalousie,  cette autre forme de domination. La guerre des sexes!

Le mal est redevenu le fruit des élans de ce qu’on appelait la petite nature, semant une honte permanente d’être sexué avant le mariage, le seul endroit où le sexe a, selon les religions, sa raison d’être, oubliant la tendresse des gestes sexuels dans les normes ou pas. Les plaisirs sexuels exigent toujours le consentement.

Avec la disparition de la présomption d’innocence, l’apparition de la pornographie écrite (en plus d’avoir déjà une littérature pour les adultes, on en ajoute une autre pour la jeunesse) on élimine morceau par morceau le droit d’écrire des romans qui parlent de sexe hors norme, oubliant ainsi que l’on décapite morceau par morceau le droit à la liberté d’expression garanti par la Charte des droits.

Toutes les études qui condamnent la répression sexuelle sont vues comme des apostasies et on accepte de convertir le regard plaisir-tendresse en regard douleur. Bienvenu dans Orange mécanique, version québécoise, pour singer les Américains. Pour mettre de l’ordre dans ses idées, il faut chercher l’humain.          

Bilan 2– 

Il faut changer le paramètre sexuel, si la Cour suprême veut décriminaliser la prostitution.

Même si elle le désire, la Cour suprême n’arrivera jamais à décriminaliser pour vrai la prostitution, tant et aussi longtemps que l’on considérera la sexualité comme quelque chose de sale, de dégoûtant, de pervers ou de péché.

L’atmosphère qui nous entoure définit en très grande partie notre morale personnelle puisqu’elle agit sur nous depuis l’enfance. Ainsi, certaines parties de notre corps sont automatiquement considérées comme sales et honteuses, à cause des religions.

Cependant, la conscience personnelle ne peut pas naître sans avoir acquis de l’expérience et le sens critique. La conscience [4]se forme à partir de notre expérience de vie. Plusieurs vivent en fonction de ce que les autres pensent d’eux, éliminant ainsi le droit à la liberté de conscience, comme le prévoit la Charte des droits de la personne.

Aujourd’hui, on vit dans une hypocrisie absolue, car on prétend décriminaliser la prostitution,  tout en punissant les clients.   Ainsi, on décriminalise la sexualité en grande partie pour les prostitués (es), tout en criminalisant le sexe hors mariage pour les hommes. Égalité homme femme?

Pour agir ainsi, il faut continuer, comme le veulent les religions, de voir le sexe comme une infamie, en dehors du mariage. 

Ne faudrait-il pas plutôt condamner seulement la violence et la domination? La protection des prostitués (es) est l’objectif essentiel de  la  décriminalisation.

À travers les religions, la sexualité est, grâce à honte et la culpabilité, une forme d’exploitation universelle qui se développe, grâce à la domination des individus. Cette honte d’être humain repose sur la culpabilisation de n’être qu’un humain, vivant ainsi en deçà de ses possibilités, à cause des limites imposées à l’âme par l’existence même du corps.  

Pourtant, on n’est plus à l’époque où l’on croyait que le sperme était une partie du cerveau. L’assouvissement de la femme à l’homme a aussi justifié toutes les distorsions morales et formes de discriminations possibles. Même le sexe peut porter sa part de racisme. La chasteté étant évidemment le vecteur du jugement.

La morale qui nous entoure peut provoquer des drames pires que le fait de participer à des activités sexuelles. Selon la télévision, le cas Fontaine-Brown, au Manitoba, semble reposer sur le fait qu’il a tué sa compagne parce qu’il a eu peur de la société quand il a découvert qu’elle était mineure. Voilà où peut conduire la peur de l’intolérance de la masse, appréhension que je dénonçais dans mes conférences, il y a environ 40 ans.

Combien d’humains ont mis fin à leur vie parce que leur éducation leur avait appris à avoir honte des désirs corporels? Que reste-t-il de la vie privée? Que reste-t-il de la Charte des droits?

Rien, ces principes sont devenus de belles paroles qui n’ont aucun sens dans la réalité. À cause de ce que l’on nous enseigne, on croit que la pudeur est plus importante que la vie. (Maria Goretti).

Le système judiciaire ne devrait pas se mêler de la vie sexuelle des gens puisque les religions le font déjà. 

La Cour suprême a récemment affirmé dans une cause autochtone de l’Ouest canadien qu’elle n’avait pas à faire respecter les rites religieux. Les autochtones désiraient que la Cour suprême protège leur territoire, car il faisait partie de leurs rites religieux. Le péché n’est-il pas, non seulement une croyance, mais un rite qui entraîne la confession, par exemple. Et, le péché le plus répandu n’est-il pas celui de la chair? 

La répression de la sexualité est une affaire religieuse qui nie la beauté et le plaisir corporel. Il serait peut-être temps que l’on sache qu’un humain n’a pas à être ni un saint, ni un ange. Aussi, la sexualité est le summum de la création, car elle ne peut pas exister sans une certaine forme d’amour. Hors la violence et la domination, pourquoi le système judiciaire se mêle-t-il de la sexualité des gens en plus des religions? M. P-E Trudeau n’avait-il pas dit que l’état et la police n’ont rien à faire dans les chambres à coucher?

Quel gars peut, sans rire, prétendre qu’un attouchement,  une masturbation ou une fellation sont autre chose qu’un plaisir? Comment peut –on sérieusement prétendre qu’un plaisir peut détruire sa vie? La sodomie est le seul acte susceptible d’être douloureux pour un gars et on l’a légalisé. Grâce à l’Église catholique, la dénonciation est devenue un moyen de faire de l’argent,  vite et facilement. Les scrupules sexuels sont le lot des enseignements religieux au Québec. C’est tellement ancré que personne ne peut dénoncer une telle situation sans passer pour un « salaud » ou un « pervers ». Il faut tous penser la même chose que sa communauté.

Décriminaliser la sexualité implique de remettre à l’individu la totalité de la responsabilité de ses relations corporelles. La décriminalisation implique de mettre en pratique le fameux «  Ton corps t’appartient et n’appartient qu’à toi », préconisé par les vraies féministes.

Il est bien évident que la sexualité ne doit jamais s’inscrire dans la violence ou la domination d’où la nécessité de faire disparaître, sous toutes les formes, le proxénétisme et de bien faire comprendre l’importance du consentement. 

La sexualité exige d’être vécue librement, individuellement, selon ses valeurs. Toutes formes de violence ou de domination doivent absolument être proscrites dans la sexualité d’où l’importance d’une éducation sur le sujet qui soit complète, sans complexe et créative de responsabilité, car aucun geste sexuel n’est déconnecté d’une forme de vie émotive. La sexualité est généralement perçue selon l’éducation reçue.

Il faut absolument apprendre exactement ce qu’est la notion de consentement. Le verbal ou le non verbal doivent définir clairement si un individu accepte ou non de participer à un échange sexuel. L’acceptation ou le refus doivent être limpides pour tous les participants. Dans le consentement, il n’y a pas de noui.   J‘aime ou je n’aime pas.

Le sexe sans violence ou domination est un des grands plaisirs humains, tout en étant la porte majestueuse qui mène ou entraîne l’amour. Quoi de plus grand, de plus noble que l’amour et la liberté? Quelle machine a-t-on inventée qui peut porter en soi le phénomène permettant sa reproduction?

Si la Charte des droits existe vraiment, il faut tenir compte du fait que l’éveil sexuel chez un garçon arrive vers 10 à 15 ans (chaque individu étant différent). Il est impossible de dire qu’un jeune a le droit absolu à son intégrité physique et morale, si on maintient que la sexualité est mauvaise, selon l’âge. C’est d’ailleurs ce que dit la Charte des droits, qu’on refuse d’interpréter ainsi.

On ne pense plus comme au temps de la Grèce antique qu’étant jeune on ne peut avoir que des enfants faibles qui seront nécessairement une charge publique. À cette même époque, la pédérastie était aussi vue comme le summum de l’amour puisqu’elle faisait partie de l’initiation à la vie.

Quand la Charte des droits de la personne a été créée au Québec, l’âge de consentement a été fixé à 14 ans pour respecter le droit de la jeune fille de vivre sa sexualité, sans obéir à des normes qui ne correspondent pas à sa réalité physique et la forcer à obéir à des règles religieuses qui ne tiennent absolument pas compte de la réalité humaine pour définir sa morale.

Aujourd’hui, la femme peut être égale à l’homme, non seulement parce qu’elle peut occuper le même métier, mais parce que dorénavant elle peut être entièrement capable de répondre à ses besoins physiques et sexuels, sans être comme jadis condamnée à la honte et la haine sociale.

On oublie que chaque individu vit sa sexualité de façon différente et à un rythme différent. Chaque droit entraîne une obligation[5], celui de la liberté sexuelle correspond à celui du respect, d’où encore une fois, l’essentiel de la liberté sexuelle repose sur le consentement.  Si on vit librement sa sexualité, il faut se souvenir que toutes les relations humaines sont teintées de sentiments et que l’on est responsable de la personne qu’on aime ou  que l’on a aimé.


[1] -J’écrivais parfois les discours du député et travaillais toujours à indiquer les la marche à suivre des élections.  Quels seraient les sujets touchés et quand on en parlerai dans la campagne électorale.

[2] – Cette accusation sera retirée.

[3] -Jacques est sourd. Sans moi, par exemple, on ne peut pas le joindre par téléphone. Quand sa mère est décédée, il a trouvé extrêmement pénible de vivre seul. C’était deux ans avant que je prenne une chambre chez lui

[4] -La conscience,  par H. Ey, Collection Sup, Les presses universitaires de France, 1968

[5] La révolution des droits, Michael Ignatieff, Boréal, 2001

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