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De la pudeur à la paranoïa (20).

avril 18, 2020

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Je demande à l’aide juridique de Sherbrooke si je peux transférer mon dossier à Sherbrooke. « Si tu plaides coupable ». Je refuse complètement. 

J’ai peut-être des doutes parce que j’ai toujours adoré le sexe, mais je ne me rappelle pas avoir vécu les accusations portées contre moi. Je suis peut-être masochiste, mais pas au point de chercher à faire de la prison pour attirer l’attention.

Je travaille alors à la publication d’un deuxième livre à être publié à Paris. 

Le jeune espion est déjà complété et j’ai signé avec la maison parisienne Edilivre, pour la publication en trois tomes de Les derniers amours de Platon. Tout devait être fait par internet.

J’ai beau me battre pour avoir accès par internet avec mon éditeur, rien à faire. « Tu n’as qu’à te servir de clés USB » ce que je fais, mais cela rend la correspondance interminable et affreuse. 

J’étais furieux, car on permet parfois à un alcoolique, qui met la vie des autres en danger, de chauffer son auto pour aller travailler, après avoir été arrêté pour ivresse au volant. Et, pour moi, mon outil de travail est l’internet. Pire, je suis comme tous ceux de mon âge, je ne connais presque rien quant à son fonctionnement. Quand c’est trop difficile, j’engage des spécialistes. Je suis assez ignorant quant à cet outil de communication pour ne pas être un danger public.

Priver quelqu’un d’internet contrevient à l’égalité des chances garantie par la Charte des droits.

Priver un individu d’internet aujourd’hui est absolument en contradiction avec un droit fondamental de la Charte des droits pour ne pas dire le plus important : Le droit à l’égalité pour tous les individus. Comment vivre sans internet aujourd’hui?

Même l’information, presque tout ce que tu veux acheter ou louer, se retrouve souvent seulement sur internet. C’est entre autres le cas de la Presse. Tu dois négocier souvent seulement par internet, et ce  même avec le gouvernement. C’est le cas pour enregistrer mes livres et ma maison d’édition.

La peur du sexe ne justifie pas que l’on prive quelqu’un d’un outil dont la privation fait que tu es un mongol, comparé aux autres, sous prétexte qu’il peut éventuellement y avoir de la pornographie juvénile. 

La peur que des adultes regardent de jeunes nus repose sur le fait que cela puisse nuire aux jeunes acteurs de films pornographiques. Est-ce que tous ces jeunes sont forcés à jouer dans les films?

En réalité, si on ne paye pas, ces documents sont déjà sur internet et resteront sur internet que tu les regardes ou pas. Même que ces sites, du moins de ce que j’en connais, font disparaître ceux qui ont l’air trop jeunes. Il n’y a aucun moyen d’entrer en communication avec ceux que l’on voit. Où est le danger ?  En quoi cela présente-t-il un danger pour le jeune nu? Il ne sait même pas que c’est moi ou un autre qui a vu sa photo.

Où est le danger assez grand pour justifier de priver des gens d’un outil de contact social de plus en plus socialement essentiel?

En fait, on se sert d’internet pour,  petit à petit, régir la sexualité, même entre adultes. 

Quand quelqu’un est accusé de pornographie juvénile, qu’est-ce qui nous prouve que l’accusé n’a pas seulement visualisé de la pornographie adulte, de la pornographie légale? Si la police peut feindre d’être un jeune sur internet pour piéger les prédateurs qu’est-ce qui nous prouve qu’elle ne ment pas quand elle prétend que tel ou tel site pornographique est un site de pornographie juvénile?

Même si j’ai porté plainte pour abus de pouvoir, jamais on ne me reparlera de ma demande face à internet.

Je dois me débrouiller pour la publication de mes trois tomes de Les derniers amours de Platon. C’est un roman pour lequel je suis très fier, car même si la pensée correspond vraiment à celle des philosophes que j’ai choisis, que je me sers de ce que l’on pensait à cette époque, tout est purement imaginatif. Plus de 500 pages. Je n’aime pas tellement le premier tome parce qu’il manque d’action, mais il était nécessaire pour inventer le reste du roman.

Le livre a été totalement écrit quotidiennement sur Radioactif. ca, ce qui m’a permis souvent d’être le plus lu au quotidien. À la fin, j’avais 1, 972,000 visites, vers 2009. Si Radioactif m’avait payé,   ne serait-ce qu’un sou par visite, comme il le disait au début,  avant de m’éliminer, je serais riche aujourd’hui. Radioactif a été vendu à un groupe de Toronto qui a éliminé les blogues (carnets) du jour au lendemain, sans un avertissement.

L’aide juridique à Magog a refusé de servir d’intermédiaire avec ma maison d’édition, même si c’est un droit que la cour m’accordait.

Heureusement, une dame de la maison d’édition m’a permis d’arriver à publier quand même les trois tomes. Quelle fierté ! 

Je suis passé du gars qui échouait toutes ses dictées de français à l’école, au champion des fautes dans les textes comme journaliste à la Tribune de Sherbrooke (il fallait deux correcteurs pour passer à travers mes textes quand j’étais à Lac-Mégantic) à celui qui publie des milliers de textes sans beaucoup de fautes.

Un ami m’avertit que ma page web a disparu. C’est une dizaine d’années de travail et le seul moyen que j’ai pour éventuellement vendre mes livres. Il ne me restait plus qu’à publiciser cette page. Mes livres publiés à Edilivre doivent l’être aussi sur Amazone, car j’ai payé pour. Aucune libraire n’accepte mes livres en consignation.   Qui peut lire mes livres si on ne les retrouve pas sur le marché public?

Ainsi, on commençait à essayer de me faire disparaître comme on l’a fait avec Jutra.

Un type m’appelle de Paris et me dit qu’il a de la difficulté à acheter mes livres chez Edilivre. Quelques années plus tôt, j’ai été rayé d’un groupe de poètes européens, à la suite du passage au Salon du livre de Paris d’un écrivain québécois qui travaille à Radio-Canada. Est-ce la même chose? Radio-Canada joue-t-il vraiment encore au justicier, en organisant des chasses aux sorcières contre les pédophiles, comme à l’époque de Michaël Jean?

Je ne publie pas en France parce qu’on est plus libre, au contraire, je pense que la France d’aujourd’hui ressemble de plus en plus au Québec quant à la censure; mais Edilivre est la seule maison d’édition qui a accepté de publier mes romans récents. Cela ne me coûte rien, mais pour que la marchandise soit acceptable, il faut payer pour la mise en page, s’il y a trop de fautes, et/ou le marketing.

Je sais que certains se sont mis à blâmer Edilivre de manquer de  rigueur et de poigne éditoriale quant à la censure de ses textes. Bizarrement, c’est arrivé en même temps que je publiais.

Au Québec, on ne voulait pas me publier. On disait que c’était un imprimeur qui fait la loi et l’ordre quant à ce qui s’écrit en France et au Québec. Le mot Simoneau était automatiquement cause de rejet. Pourtant, je n’ai jamais écrit quoi que ce soit d’illégal et j’ai même plus de pudeur que bien des auteurs populaires. Ce qui choque, c’est que j’ai l’honnêteté de dire que je suis pédéraste.

Mon éditeur montréalais me dit  que certains autres écrivains refusent toute proximité avec mon nom. Ils étaient bien contents quand je corrigeais leurs textes. On refuse de publier un texte écologique,  strictement imaginaire, tiré de  Les derniers amours de Platon, dans une autre boîte.

Finalement, mon texte L’art de créer un monstre est publié dans L’animal en moi, sous le nom de Pierre Patrice. Bizarrement, je n’ai jamais refusé de modifier des textes pour les rendre accessibles à tous. Je ne vois pas ça comme de la censure, mais avoir plus de raffinement pour dire la même chose.

La liberté d’expression n’existe pratiquement pas au Québec, ni en France.  

Je me rappelle que l’on vérifiait tous les livres donnés dans le cadre « de la lecture en cadeau » pour s’assurer qu’il n’y avait pas de passages sexuels. Le sexe, ça ne passe pas; mais la violence, elle, pas de problème. On peut tuer, mais pourvu que ce soit dans la chasteté. Belle morale!

J’ai changé trois fois d’avocates. Sous prétexte que mon procès sera trop long, au moins trois jours, on transfère mon cas à la pratique privée, mais toujours à partir de l’aide juridique. Si je ne me trompe pas, en principe, je devais pouvoir demander, selon la règle Jordan, d’arrêter les procédures le 10 janvier 2018, mais mon avocate fixa une enquête préliminaire quand j’ai commencé à songer à la loi Jordan. Il est connu qu’aucun avocat ne veut défendre les pédérastes et les pédophiles, d’autant plus que les avocats sont de plus en plus de sexe féminin. 

On m’accuse de complot avec Ross et on m’inclut dans le groupe des pédophiles à cause de mes liens avec André Faivre. 

J’envoie un texte aux journaux affirmant que je n’ai pas été en communication avec André depuis au moins deux ans, alors, comment prétendre que je fais partie d’un groupe de pédophiles à Montréal dont il serait la tête dirigeante? 

Pour moi, Ross et André sont des gars formidables. Ross a eu une enfance très difficile. Il a été battu par son père parce qu’il est gai. Ross travaille tout le temps pour ne pas avoir de trouble. Il considère que le Québec est un pays répressif et rêve d’aller vivre en Asie, grâce à ses compositions musicales. Dans son cas, comme dans celui d’André Faivre, je suis convaincu qu’ils ne forceraient jamais un jeune à avoir des relations sexuelles. Ils les aiment trop pour ça.

André a un site où il traite des minorités sexuelles parce que c’est affreux de se découvrir différent et de ne jamais avoir de réponse à ses questions.  Il faut du courage pour maintenir un site où l’on n’a pas peur de répondre aux questions. Qu’on le veuille ou pas, plusieurs pédophiles ou pédérastes souffrent d’être ainsi. Ils ne comprennent pas tous pourquoi ça leur arrive. La fierté émotive de soi est un élément essentiel à tous les êtres humains pour une vie mentale équilibrée. Dénigrer les autres pour leur orientation sexuelle, c’est de la mesquinerie.

La société voudrait absolument ostraciser tous les pédophiles; mais en agissant ainsi ils mettent davantage les jeunes en péril. Que nos chastes âmes pensent ce qu’elles voudront, mais mépriser un individu ainsi, c’est le pousser vers le crime. C’est un point de vue que l’on retrouve même dans le livre La révolution des droits, de M. Michael Ignatieff, ancien chef du parti libéral du Canada. Notre système judiciaire semble très fort sur l’abus de pouvoir.  La loi, c’est la loi; mais quand ça fait leur affaire, surtout quand il est question de politique ou de sexe.

C’est ce que devraient comprendre tous les psys de ce monde : la chose la plus importante dans la vie de tous les individus est de savoir s’accepter, tout en voulant s’améliorer.

La plupart des pédérastes n’utilisent ni la violence, ni la domination pour avoir des relations sexuelles avec une personne dont ils sont amoureux. On ne devient pas gai en ayant une expérience sexuelle, mais plusieurs apprennent leur orientation sexuelle vers 12 ans et cherchent à la vivre. 

La morale conventionnelle est responsable de plusieurs suicides chez les garçons parce qu’on leur a appris à détester les gais et qu’ils découvrent qu’ils le sont. Je suis convaincu que si je n’avais pas baigné dans une atmosphère où l’on nous faisait craindre les adultes, je serais passé plus vite du statut de pédéraste à homosexuel[1].

L’empathie n’est pas la valeur la plus développée au Québec. 

Nos spécialistes ne connaissent que ce qui a été écrit négativement contre les relations sexuelles avec les jeunes. Par contre, c’est vrai qu’il y a un grave problème quand le consentement n’est pas là. Pas parce que la sexualité est en soi mal ou perverse; mais parce qu’il y a un manque de respect. Faire quelque chose que l’autre ne veut pas.

Je suis persuadé que je ferai de nombreuses années de prison parce que je n’ai pas changé d’idée et que j’écris encore sur le sujet. Comment faire autrement ?  On invente des dangers qui n’existeront jamais et qui infantilisent les jeunes.

La présidente des sexologues a fait parvenir mon texte intitulé Bilan deux à la police. C’est un texte que j’ai fait parvenir à une trentaine de personnes concernées par le sujet de la prostitution, affirmant que la légalisation de la prostitution par la Cour suprême ne pourra jamais se réaliser tant qu’on verra la sexualité comme une perversion puisque tous les humains sont sexués. Nos sexologues devraient suivre quelques cours d’histoire en dehors du féminisme…

On est de plus en plus scrupuleux au Québec. On singe le groupe ultra féministe de gauche de la Suède alors que cette expérience a tout simplement détruit la liberté des Suédois (es) face à la sexualité. (La Suède, Le sexe autour du monde, à tv5)

On semble avoir oublié la révolution sexuelle des années 1970. Il y a encore peu d’années, un jeune pouvait tuer un homme et être innocenté dès qu’il disait qu’on avait essayé de le toucher. La chasteté était plus importante que la vie, à leur avis. Un peu malade, mais très religieux, non?

La haine des pédophiles est maladive et sans restriction. Même la Commission des droits refusent de défendre les pédérastes que l’on confond avec les pédophiles (voir Dieu et le sexe[2]).

Cette haine est proportionnelle avec la peur que l’on nourrit autour des mots « pédophile et sexe ». Heureusement, il est encore illégal pour un parent de se faire lui-même vengeance, mais on voudrait bien avoir la liste des prédateurs sexuels pour leur rendre la vie intenable.

Il est évident que le Québec est toujours prisonnier des enseignements religieux concernant la sexualité. La très grande majorité des gens ne connaissent même pas Freud, le Dr Kinsley et les philosophes de la Grèce antique.

Ayant peur d’être emprisonné très longtemps, je décide de faire du ménage dans mes affaires pour que Jacques ne soit pas pris avec mes paperasses, mais je n’arrive pas à jeter ce qui sert à expliquer mes livres. Je me prends encore pour un grand écrivain… qui ne vend aucun livre. Ça devrait m’allumer une lumière… mais je souffre du complexe du sauveur.

 Je redécouvre alors deux petits vidéos intitulés Visite du lac à la mort de Rouhed et Maéli à neuf mois. C’est la fille de Rouhed et Sarah, née après la mort de Rouhed.

Je suis content de revoir la face de mes cousins. Je laisse le CD à mon avocate, mais elle ne peut pas l’écouter, datant d’une autre époque. Je réussis à en avoir une copie plus moderne à Magog.  À ma grande surprise, la scène où tous mettent leurs affaires dans une auto pour probablement partir au lac n’y est pas. Marc est le grand absent. Je ne comprends pas, mais c’est ça. On voit souvent Richard s’amuser avec Ross. Rien d’anormal.

En voyant le deuxième petit film, je me rends compte que l’appartement, après la mort de Rouhed  est, occupé par mon ami Pierre, un ancien policier. Il était donc impossible que je fusse seul avec Yann en 1994 à l’heure du coucher, comme me l’avait dit mon avocate. D’autre part, il pouvait aussi y avoir des visiteurs dans la cuisine ou dans le salon quand il est allé se coucher. On ne peut pas voir qui monte dans l’escalier à partir du petit lit qui longe le mur de la chambre qu’il occupait et qui donne sur l’escalier. On ne peut pas voir qui circule pour aller à la toilette ou dans les deux autres chambres.       

Ne dit-on pas que l’on ne peut pas être reconnu coupable s’il y a un doute raisonnable?

Mais, à cause de 1996, je ne crois plus ce que l’on dit quant à nos droits. Si mon procès à Val-d’Or n’a pas pu semer de doutes raisonnables, je ne vois vraiment pas ce qui pourrait le faire. Il suffit de dire que tu es pédéraste pour être automatiquement coupable. Pourtant, la vie de pédéraste est, pour la plupart, qu’un rêve qui ne se concrétise pratiquement jamais, une frustration sans fin.

Pierre était-il là quand mes cousins sont venus? Avant sa mort, Pierre m’a dit regretter de ne pas avoir répondu aux policiers de Val-d’Or quand ils étaient venus l’interroger lors de mon procès en 1996, car, s’il l’avait fait, je n’aurais jamais fait de prison. Il ne voulait pas collaborer parce qu’il était frustré de la manière qu’on l’avait traité dans la police.

C’est la deuxième fois que ce même témoin important ne parlera jamais, car il est décédé d’un cancer. 

C’est ce qui arrive quand on retourne des décennies en arrière et c’est ce qui fait que tu ne pourras jamais jouir d’une vraie défense. 

Les juges croiront de plus en plus, à cause de la situation sociale, les gens qui se prétendent des victimes. Les gouvernements ont voté des millions pour préparer les victimes.

On peut, pensais-je, même décidé de me déclarer délinquant à contrôler à cause de la récidive et  du dossier produit pour déterminer ma sentence en 1996, écrit par Mme Marie-Lyse Julien criminologue, agente de probation, le 14 avril 1998,

Elle se sert même de l’Homo-vicièr [3]pour dire que je n’écris que des cochonneries. C’est une livre d’humour fou.

Pour ce qui est de son évaluation me concernant, elle dit :

Toute la problématique de ce dossier concerne l’orientation sexuelle du sujet. À notre avis, M. Jean Simoneau présente les caractéristiques d’un pédophile. Selon la typologie établie par Hubert Van Gijseghen[4], les abuseurs possédant le profil de la classe des narcissiques commettent des agressions de nature idéologique, la sexualisation des liens avec les enfants étant fortement rationalisée à partir de théories, de missions, ou éventuellement même à partir d’un système délirant entier, comportant des sophismes d’ordre religieux, éducatif, social, voire cosmique. C’est la situation que nous constatons dans le présent dossier. Une telle personnalité véhicule des idées grandioses, elle a une très haute estime d’elle-même, elle se sent facilement persécutée, elle se sent fréquemment victime d’injustices, ses mécanismes de défense sont très acérés; enfin, elle entretient une forme de pensée magique; par exemple, dans le cas du contrevenant, il tente de changer les valeurs de la société par ses écrits tant il est persuadé de son bon droit. À son avis, ses troubles et ses déficiences viennent du monde extérieur et n’ont rien à avoir avec ses propres gestes et ses propres attitudes.

On ne perçoit chez le justiciable aucune angoisse et aucune culpabilité. Selon ses propres écrits, notamment dans son livre l’Homo-vicièr (particulièrement scatologique dans sa première partie), et selon un mémoire rédigé pour la Commission sur la vie privée[5], il profite des telles occasions pour glorifier la pédérastie, vanter les mérites multiples (à son avis) des relations avec les enfants, démolir les relations sexuelles dites normales (homme femme). Entre autres, à titre d’entrée en matière, il déclare « Jamais rien, ni personne,  ne m’empêchera d’aimer les garçons de mon choix, qu’ils aient 10 ou 15 ans, qu’ils soient blonds ou noirs, que ce soit permis ou non.[6] »  On constate que par ces écrits qu’il vit son orientation sexuelle comme une philosophie, il la brandit tel un étendard.

Dans un tel contexte, en tenant compte de la durée de la problématique (rappelons qu’il devait répondre à vingt ans devant un Tribunal d’un tel acte), considérant l’amplitude de la problématique, considérant l’absence de regret, de tout remords ou de toute remise en question, nous ne pouvons souscrire ou recommander qu’il soit intégré dans une thérapie, toute reconnaissance de la problématique étant totalement absente. Au contraire, M. Simoneau s’enorgueillit de cette préférence sexuelle et en chante les louanges publiquement, le tout à l’encontre même des valeurs et normes de la société qui l’entoure. Il ne répond donc pas aux critères minimaux des organismes spécialisés pour venir en aide aux abuseurs sexuels. En conséquence les risques de récidive sont ici importants.

Ce doit être pour ça que je n’ai pas été seul en contact avec un jeune de moins de 16 ans depuis au moins 20 ans.

L’homo-vicièr est l’histoire d’un gars qui a perdu sa liberté. Il retourne dans son passé pour se retrouver. Il est une pierre, le jacalac, qui devient ver de terre, qui devient homo-faber, puis Platon, puis Descartes. Il pousse sa recherche plus loin et devient le secrétaire de Dieu alors que Satan voudrait bien l’avoir. Il est homosexuel et rencontre Esther qui lui offre de devenir le roi de la planète. Elle organise des rencontres et donne de la drogue de la vérité. Alors Marie devient Marie-Madeleine, Jésus veut être dé crucifié. Apparaît un garçon, le Deus-vicièr de qui il tombe follement amoureux, d’où la présentation sous mon nom, au lieu de celui d’Homo-vicièr. Le tout se termine avec All you need is love. C’est la première partie. Ce texte a été retenu lors d’un concours en France, mais n’a pas été publié là-bas. Une partie du jury disait que j’étais un simple névrosé alors que la majorité croyait que j’étais plutôt un génie.

Dans ce même rapport, elle ajoute p. 5 : 

         Enfin, selon nos sources habituelles d’information, l’accusé n’a          pas d’antécédent judiciaire et il ne compte aucune cause en        suspens outre le présent dossier.

C’est la seule chose dite en ma faveur.

 J’ai préparé des chèques pour deux ans afin que Jacques puisse compter sur la location de ma chambre, même si j’allais en prison. J’ai finalement rejeté l’idée, de tout mettre ce que j’ai à la poubelle, afin que Jacques ne soit pas pris avec.

Tout à coup, un journaliste de TVA se présente chez nous. Je lui interdis de filmer pour ne pas créer de problème à Jacques;  mais, j’accepte de donner une entrevue dans un parc.

Le lendemain, c’est partout sur TVA. Ma nièce me téléphone pour me dire de me taire, car tout le monde veut me tuer sur le web. Je refuse une entrevue avec Denis Lévesque parce que je suis encore trop abasourdi. « Je ferai de la prison, c’est tout ».

Évidemment, dès que j’ai été accusé d’être pédophile, ce que je ne suis pas puisque j’ai été pédéraste, gai et Queer[7], selon leur définition actuelle, plus personne ne voulait être vu en ma compagnie.

D’autant plus que le Reflet du Lac à Magog a titré en gros : Arrestation d’un présumé pédophile à Magog (opération Malaise)… Jean Simoneau a été arrêté…

Cette fois, même les représentants du Parti Québécois et du Bloc québécois me demandent de démissionner comme membre.

 Jacques perd son seul ami et n’ira plus jouer au bingo. L’important, c’est ce que les autres pensent. Tant qu’on aura des gens de ce genre, le Québec sera une colonie.

Dès que je parle de pédérastie, je perds le reste des gens qui normalement m’aiment bien. Heureusement, même si on ne partage pas mon point de vue, loin de là, ma famille ne me met pas de côté.

Une amie m’a déjà même accusé d’avoir été le malheur de ma famille à cause de la honte que je provoque. « Ta pauvre maman!  As-tu déjà pensé, à ce que tu forces les autres membres de ta famille, à endurer? » 

J’ai voulu aider la société par mes écrits et tout ce que j’ai récolté c’est d’être haï par tout le monde parce que je ne dis pas ce que l’on voudrait entendre et parce que j’utilise le mot « pédéraste » sans faire une syncope pour bien paraître aux yeux des ignorants.

Ces accusations ont un drôle d’effet. Je ne peux pas me suicider parce que ça risque de traumatiser Jacques qui me retrouverait. Par ailleurs, je suis vraiment écœuré de la vie, même si je ne ressens aucune honte d’être pédéraste. Je suis né de même et je n’y peux rien. Si j’avais à changer une chose dans ma vie : j’éliminerais la boisson et le pot.

Un peu plus tard, l’émission « Découverte du 21-10-2018) », dans un reportage sur la possibilité de soigner la pédophilie prouve que j’ai raison quand je dis que la pédérastie est une orientation sexuelle. Le cerveau du pédophile est différent de ceux qui ne le sont pas.

Si tu nais avec un tel cerveau, tu ne peux pas le changer. Par contre, on continue d’exiger du pédophile qu’il n’y ait jamais de passage à l’acte. Ces recherches me font penser à celles du régime nazi ou aux cliniques en Europe pour soigner les homosexuels.

Le meilleur moyen pour un pédéraste de ne pas passer à l’acte, c’est de regarder de la pornographie, tout en se masturbant très souvent. Ainsi, pour quelques jours, les tentations seront beaucoup moins grandes.

Quand j’étais petit, je croyais tout ce qu’on racontait quant au péché de la chair; mais avec le temps, mes lectures et mes réflexions m’amènent à croire que la morale religieuse est une forme de névrose.

Puisque les religions nous trimbalent en dehors de la réalité (la résurrection, le jugement particulier après la mort),  je pense de plus en plus que Freud a raison quand il dit que la religion est une forme de schizophrénie. Une manière d’échapper à la réalité par une manipulation et un lavage de cerveau Tout le monde est coupable parce que tout le monde est sexué et  personne n’a échappé, à un moment ou un autre, à la réalité de vouloir jouir.

Une fois mes livres terminés et publiés à Paris, je me lance dans la lecture de livres écrits par les autres. Je lis. Je lis et je lis.

Sans internet, je suis prisonnier chez moi. J’en ai absolument besoin pour les recherches de base sur un futur roman, même si le sujet n’est pas encore choisi. J’écris, même si je ne vends aucun livre. Je les donne. Jacques est atterré de constater que  durant les cinq années que l’on a vécu ensemble, je n’ai jamais vendu un livre.

Écrire, c’est ma vie, la seule façon que j’ai de pouvoir aider la société dans laquelle je vis, en partageant mes connaissances. C’est du moins la prétention que j’ai. J’étais journaliste, j’ai perdu l’emploi pour des raisons politiques. J’ai été professeur, j’ai perdu l’emploi grâce aux mensonges d’un père et son fils.  J’ai écrit des livres et on m’a refusé dans des bibliothèques. C’est assez évident que quelqu’un, quelque part, a intérêt à ce que l’on ne m’entende pas. En 1996, je croyais que ce procès était d’abord politique.

Accuser quelqu’un de pédophilie, c’est lui enlever toute crédibilité et influence. Accuser quelqu’un d’être pédophile c’est pire que d’affirmer qu’il a la lèpre, c’est lui mettre symboliquement une balle dans la tête.

En fait, refuser de me laisser visiter internet, c’est à mon avis, un abus de pouvoir. Cela contrevient au fondement même de la Charte des droits.

Chapitre 1.1.10 

Toute personne a droit à la reconnaissance et à l’exercice, en pleine égalité, des droits et libertés de la personne, sans distinction, exclusion ou préférence fondée sur la race, la couleur, le sexe, la grossesse, l’orientation sexuelle, l’état civil, l’âge, sauf dans la mesure prévue par la loi, la religion, les convictions politiques, la langue, l’origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l’utilisation d’un moyen de pallier ce handicap.

Il y a discrimination lorsqu’une telle distinction, exclusion ou préférence a pour effet de compromettre ce droit.

Je ne suis pas encore condamné.   On nous fait croire que l’on est innocent, tant que le juge ne statue pas que nous sommes coupables. Et, non seulement je n’ai pas le droit de parler à des gens qui partagent mon opinion sur la pédérastie; mais je ne peux pas effectuer les recherches qui me permettraient de me défendre.

En me privant d’internet, on permet que je ne puisse pas intervenir sur le plan politique et social. Je ne peux plus avoir accès à ma page Facebook. Je crois de plus en plus que cette accusation est un moyen pour me faire taire.

D’ailleurs, deux ans après mon arrestation, j’en conclus que cette accusation est purement politique puisque l’accusation ne vient pas de mes cousins, mais de la police (Pierre, mon ami ex policier, disait que le Québec est un état policier). Avec ce qui se passe entre l’UPAC et le parti libéral, poser la question, c’est y répondre.

Être accusé de pédophilie, surtout dans une petite ville, c’est te forcer à ne plus porter aucun jugement et essayer de disparaître pour éviter les confrontations. Tu ne peux plus travailler, tu ne peux plus être bénévole. Tout ça pour éviter supposément que tu voies de la pornographie sur internet[8].

Même si j’allais voir toutes les photos pornographiques de jeunes que je voudrais, puisque je ne paye pas, ça ne changerait rien dans la réalité du jeune. Ce qu’il faut interdire, c’est la production de pornographie juvénile. C’est la possibilité d’entrer directement en contact avec un jeune, sans son consentement.

Avec des milliards d’individus sur la terre, il est impossible que personne n’aille consulter les sites internet de pornographie juvénile. Je ne sais pas comment on s’y prend. La seule pornographie que je connaisse prétend que tous les plus jeunes ont 18 ans.

Si le système essayait d’empêcher la pornographie juvénile,  les compagnies productrices inséreraient probablement des jeunes dans la pornographie adulte pour réveiller le besoin chez ceux pour qui l’intérêt existe. On créerait des réseaux illégaux qui, eux, n’auraient aucune morale pourvu que ça paye.

Je crois qu’un pédophile est moins dangereux s’il va souvent sur internet et se masturbe tout aussi souvent puisqu’après avoir éjaculé le désir est amoindri et l’incapacité de bander l’est tout autant. Difficile de sodomiser un jeune, si tu as des problèmes à bander. Les autres gestes (masturbation, fellation, caresses) sont de l’ordre du plaisir et ne représentent aucun danger, sauf pour les parents qui voient leurs enfants à travers eux.

Il y a peut-être 10 % de vie génitale dans la vie d’un pédéraste, 90 % étant une histoire d’amour. Qu’on le veuille ou non, les occasions de « jouer aux fesses », comme on disait quand j’étais jeune, sont extrêmement rares. Il faut aussi noter que les pédophiles et pédérastes ensemble représentent moins de 3 % de la population. Les enlèvements et meurtres d’enfants, du moins au Québec, ont été faits par des psychopathes, non par des pédérastes. Dans le cas du psychopathe, il faut joindre la maladie mentale et souvent la privation de sexe en prison, ce qui joue certainement, comme la peur d’être pris.

Évidemment, les féminounes disaient que les rencontres sur un long terme sont un moyen de trouver la confiance de la pauvre victime qui, pourtant, accuse ce supplice avec beaucoup de plaisir. On oublie qu’il peut exister une véritable amitié entre deux êtres quel que soit leur âge. On oublie qu’il y a une différence extrême entre un gars et une fille sur le plan de la perception de la sexualité, tout comme, il y a autant de différences de perception de la vie sexuelle chez un homme hétérosexuel et homosexuel.

C’est ça la vie, que les pudiques se le mettent dans la tête. C’est pourquoi je crois dans vivre et laisser vivre. 

La seule chose qui doit mondialement être éliminée, c’est la violence dans les relations humaines

Faites l’amour pas la guerre. Mais, croire qu’il n’y aura plus complètement de violence un jour, c’est rêver en couleurs.

Le fait d’aller visiter un site, seul à son ordinateur, est un geste qui relève de la vie privée et qui n’a aucune conséquence sur la personne qui est montrée, sauf dans les cas de leurre d’enfants où il se créée un contact direct et dans la transmission d’images, contre son gré et sa conscience, d’une personne à des gens connus et inconnus. 

Un jour, la nudité sera vue comme elle se doit : une œuvre d’art.


[1] – Contrairement à ce que je croyais, on peut changer et devenir homosexuel, selon les expériences de la vie. Cependant, on demeure toujours pédéraste. Les ados demeurent l’attirance fondamentale. La pédérastie est basée sur l’amour de la beauté.

[2]Dieu et le sexe, Jean Simoneau, éditions du Temps. Québec, 2017

[3] – Ce livre a été écrit en 1968 et publié en 1971, à Sherbrooke.

[4] La personnalité de l’abuseur sexuel, Méridien Psychologie, 1988.

[5] -Un mémoire présenté dans une commission parlementaire ne devrait-il pas être protégé par le droit d’expression ? 

[6] –  Ce texte d’entrée en matière devait être signé L’homo-vicièr, un éloge au Deus vicièr; mais l’imprimeur a cru que c’était une erreur. Il a changé la signature : L’homo-vicièr pour Jean Simoneau. Quand on en a pris conscience, plus de la moitié des copies étaient déjà complétées et je n’avais pas d’argent pour recommencer. L’erreur est donc demeurée.

[7] Un Queer a eu des relations sexuelles gaies et hétérosexuelles. La folie de devoir classer quelqu’un.

[8] -J’apprendrai plus tard que l’on a retiré les accusations contre moi à l’effet de faire partie du club social des pédophiles et de pornographie juvénile.

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