Aller au contenu principal

De la pudeur à la paranoïa (17).

avril 15, 2020

À lire dans le sens de 1 à 10+

Mes recommandations.

Je lis et je réfléchis sur la liberté sexuelle depuis des décennies. J’ai donc décidé de présenter des recommandations qui, à mon avis, seraient ce qu’il y a de mieux pour à la fois protéger les enfants, mais aussi respecter leur droit à l’intégrité.

Contrairement au système, je pars d’une autre préoccupation. Je ne cherche pas à faire respecter la morale, mais mon point de départ est le droit du jeune à son autonomie et la création d’une conscience personnelle. Je veux que la Charte des droits envisage le droit des jeunes à leur intégrité physique, sans comprendre que le sexe est une partie importante de l’intégrité de tout individu.

Même si je me confine à voir le problème que sous l’aspect homosexuel masculin, je sais que si on appliquait ma solution, cela toucherait aussi les filles. En fait, la sexualité est surtout un savoir vivre ensemble.

La seule règle est la suivante : aucune violence, aucune domination (ce n’est pas une question d’âge) et surtout le consentement clair. Le respect.

1-La sexualité doit être enseignée comme une réalité extraordinaire et non comme un péché ou un crime.

La bigoterie est le fruit d’un esprit tordu. Le système de procréation devrait nous rendre fiers et non honteux d’être sexués. La peur de manquer de sperme est dépassée.

2— L’enseignement sexuel appartient aux parents dans les premiers âges et non aux écoles parce que la sexualité n’est pas, pour les jeunes de moins de 10 ans, une préoccupation; mais une curiosité passagère. Enseigner d’avoir peur de la sexualité est néfaste. Cela infantilise.

Dans l’enfance, les jeunes apprennent surtout par imitation. Devenir fou parce que son enfant se promène nu, par exemple, c’est ce qui le traumatisera mille fois plus que le fait d’être nu.

La morale adulte est incompréhensible aux enfants. Rien n’est plus naturel que le désir sexuel, l’étouffer, c’est là un manque de vision et de connaissances, car c’est engendré en chaque individu un sentiment d’infériorité et de culpabilité. Cela déborde même sur le plan politique.

Si le Québec n’arrive pas à son indépendance, c’est que l’indépendance est jugée émotivement au lieu d’avec la raison. Le pécheur ne peut pas être fier de lui-même et c’est ce que transmet la répression sexuelle. Le Québec recommencera à s’émanciper le jour où il aura appris à pardonner à l’Église catholique et que l’Église cessera de se servir du péché de la chair pour damner tout le monde. Tout ce qui concerne la charité est positif. Tout n’est pas mal dans les religions, il faut savoir faire le tri de ce qui nous aide à bien vivre de ce qui nous rend bigots. L’égalité humaine ne peut pas exister quand la bigoterie sert de mesure étalon.

Les crimes sexuels individuels sont surtout le fruit de frustration par des psychopathes. C’est un nombre infime comparativement aux crimes que l’on pourrait rattacher aux mafias, mais ces derniers ne sont pas dénoncés pas.

J’ai déjà dit au ministre de la Sécurité du Québec que le système est bien meilleur pour défendre les pénis que pour défendre les cerveaux.

Évidemment, les religions veulent que l’enfant soit élevé en dévalorisant la sexualité, car c’est la base même de leur domination morale et individuelle.

Il faut toujours dire la vérité aux enfants et non inventer des réponses qui seront démenties un peu plus tard.

Les adultes doivent prendre en compte que la notion de sexualité n’est pas la même chez les enfants que chez les adultes, à cause de leur état physique. Les enfants auront la même approche de la sexualité que leurs parents. La sexualité chez un enfant n’est ni bonne, ni mauvaise ; mais une réalité comme les autres.

C’est normal, puisqu’un geste sexuel sans violence ou domination dans l’enfance n’a aucune conséquence grave. Personne ne tombera enceinte. Le garçon devenu adulte pourra toujours éjaculer, malgré une expérience  sexuelle dans sa jeunesse.

Les adultes projettent leur interprétation de la sexualité sur les enfants qui ne peuvent ni produire d’ovaire ou de sperme et qui ne sont pas encore touchés par les effets de la sexualisation survenant avec l’adolescence. La notion de sexe chez l’enfant n’est pas encore apparue, quoique la curiosité puisse engendrer parfois des questions à l’occasion. 

C’est pourtant le contraire que l’on essaie de nous faire croire maintenant. Certains ajoutent même que l’enfance est perdue parce qu’il y a eu un contact sexuel en bas âge. Si la culpabilité n’existe pas, pourquoi un geste sexuel sans conséquence et sans douleur pourrait-il être la cause de tous les méfaits qui surviennent dans la vie d’un individu adulte? La drogue crée beaucoup plus de dommages[1].

La sexualité est le mécanisme le plus sophistiqué et le plus extraordinaire chez l’humain.

Son fonctionnement est, comme le langage, ce qui le distingue de l’animal qui lui, obéit au rut, allant parfois jusqu’à tuer.

Dévaloriser la sexualité est un crime envers l’esprit.

Rien n’a encore été inventé de plus complexe que le système de reproduction.  

Faire croire que les rapports sexuels traumatisent, quand il n’y a pas de violence et consentement, est le pire des mensonges.

Les jeux sexuels de curiosité enfantine peuvent créer des liens, qui influencent favorablement le développement de la vie émotive. D’ailleurs, l’âge n’a absolument rien à voir avec l’orientation sexuelle puisque celle-ci est génétique. L’orientation sexuelle précède les expériences sexuelles et ne fait qu’orienter l’intérêt vers tel ou tel sexe. Mettre un nombre d’années entre les partenaires pour rendre légal des relations sexuelles est de la démence pure. Cette règle est contraire avec ce qui se passe dans la réalité humaine. L’amour n’a pas d’âge, les sentiments n’ont plus.

Ces expériences peuvent permettre de se créer une conscience personnelle, si on peut échapper au lavage de cerveau que les religions nous font subir dans l’enfance. Est-ce qu’elles peuvent réellement traumatiser un jeune, si tout se passe sans violence, ni contrainte, voire même avec beaucoup d’affection et très souvent beaucoup de plaisir? Ces occasions devraient permettre aux parents de faire le point sur la sexualité avec leur enfant plutôt que de paniquer.

Par ailleurs, il est strictement nécessaire de faire comprendre la responsabilité qui naît avec tous les rapports sexuels, car toutes expériences sexuelles impliquent nécessairement un engagement émotif.  

L’aspect émotif est primordial dans une relation sexuelle.

Est-ce qu’en retirant un enfant de sa famille ou en l’amenant témoigner dans un procès n’est pas plus traumatisant que d’expérimenter une certaine forme de jouissance? 

Les cas de nature sexuelle devraient être amenés devant des juges spécialisés et des psychologues qui cherchent le bien de l’enfant et non le respect aveugle de la loi ou pour faire un spectacle dans les médias.

Le bien-être de l’enfant doit être la priorité des priorités.

Le libre choix de l’enfant n’a pas à correspondre à la volonté de parents scrupuleux qui condamnent tout ce qui est sexuel.

Tous les êtres humains sont sexués. Personne n’y échappe. Nier cette réalité ou la voir comme une saleté, c’est se condamner à se haïr comme être humain. Pourtant, c’est ce que nous force de faire le système actuel en présentant toujours les rapports sexuels non autorisés comme des cochonneries ou encore pire, comme des perversions et des crimes.

Le péché et la perversité sont les interprétations religieuses de la sexualité pour dominer émotivement les individus.

Le péché sert à inculquer la mésestime de soi jusqu’à la haine de son corps. La mésestime permet une domination facile de l’individu croyant. D’ailleurs, la mésestime de soi est une autoroute qui conduit à la radicalisation. Il faut se racheter, payer pour avoir été ce que l’on est, dans le but d’être meilleur.

Par ailleurs, les écoles ou garderies doivent avoir les moyens de répondre aux questions, parce qu’aucun enfant n’a le même rythme de développement.  

En ce sens, il ne devrait pas y avoir de cours spécifiques sur la sexualité avant la fin du primaire.   Les jeunes qui ne se posent pas de questions n’en ont pas besoin. Il suffit d’avoir un personnel qui sache répondre aux questions et des instruments visuels qui offrent aussi les réponses. Actuellement, pour plusieurs, c’est moins gênant de lire un livre ou voir un film sur le sujet que d’en parler. Cela ne devrait pas être ainsi, mais.

Pas question de présenter la sexualité comme un danger, une saleté, une perversion, si elle se présente plus tôt dans la vie d’un enfant ou qu’un individu a une libido un peu plus forte que ces camarades. Faire un drame avec une expérience sexuelle, c’est pire que l’expérience elle-même. C’est ce qui crée la culpabilisation et la haine de soi.

D’ailleurs, la honte de sa sexualité fut un des principaux motifs de suicide chez les adolescents gais.

On parle des droits à être traité de la même façon pour tous, égalité absolue, dans la Charte des droits, mais tu ne peux pas demander un pardon si tu as commis un crime sexuel.

La peur des prédateurs devient facilement de la paranoïa quand elle est exagérée. Elle est souvent transmise par les médias ou les féminounes qui croient qu’elles doivent décider de ce qui est bien ou mal en matière sexuelle.

La peur de la pédophile entretient un âgisme à naître. La prudence est cependant nécessaire. Il existe effectivement des criminels qui s’en prennent avec violence à des enfants. Il ne faut pas nier la réalité, mais il faut se servir de sa tête pour ne pas traumatiser inutilement les jeunes.

Ainsi, les attouchements ne doivent pas être perçus comme si c’était un viol. Ils devraient être décriminalisés comme toutes les relations sexuelles sans violence, avec consentement, et ce, sans égard à l’âge, tout en acceptant cependant que soient interdits des rapports sexuels entre adultes et des enfants de moins de 10 ans, pour s’assurer qu’aucun enfant ne soit traumatisé ou blessé intérieurement, en entendant parler de la chose par la suite. Il faut éliminer les chances de créer une forme de culpabilisation due à l’ignorance ou aux croyances populaires.

Cependant, il faut voir une nuance entre une relation sexuelle venant d’une relation hautement affective, d’une séduction, et celle d’un individu qui a employé la force.   L’essentiel est de s’assurer que l’enfant n’ait subi aucun traumatisme. En faire toute une histoire est souvent le moyen par excellence pour marquer l’enfant qui est alors plus victime des valeurs adultes que des gestes subis ou posés.

Il est essentiel d’insister davantage sur le côté émotif de toutes les relations sexuelles, et par conséquent, de la responsabilité individuelle qu’elle engendre.

Combien de jeunes se suicident à cause de l’insuccès de leur premier amour? Il ne faut pas taire cet aspect de la sexualité : l’émotion.

L’interdit sexuel vient en partie du fait que la société ne voulait pas qu’il y ait naissance de bâtards parce qu’ils étaient à la charge de l’état. On ne veut pas d’avortement, mais on condamne une jeune fille-mère à la misère. On crie au meurtre pour une masturbation, mais les religions ont droit d’exiger l’excision. Qui est le pire bourreau ?

La priorité est, toujours et surtout, le bien-être des enfants. Les rendre coupables ou peureux peut être bien plus déplorable qu’un attouchement sexuel. Les enfants doivent se demander pourquoi les adultes deviennent fous dès qu’il est question de sexualité.

Rien ne justifie la condamnation de gestes sexuels s’ils ne sont pas violents, s’ils sont consentis, et surtout, s’ils sont amoureux. Mais, pour protéger les enfants, il est convenable de dire qu’aucun geste sexuel ne doit être posé avec un individu ayant moins de 10 ans. C’est une exigence légitime pour rassurer tout le monde, mais chaque cas doit être vu comme un cas particulier, et, par conséquent, ceux qui manquent à cette règle ne doivent pas devenir des personnes qui n’ont aucun droit pour le reste de leur vie.

Je me rappelle d’une dame qui avait peur de garder ses petits-enfants parce qu’elle craignait être accusée d’un geste inapproprié, si jamais elle devait changer la couche du bébé. Toute une peur que de penser que l’on peut t’accuser si on interprète mal un geste que tu crois devoir poser pour le bien de l’enfant. C’est ça, la paranoïa.

3- Toutes formes de pénétration doivent être interdites jusqu’à l’âge de 16 ans[2].

C’est la seule chose qui peut être violente et souffrante dans des rapports sexuels. Les caresses, la masturbation, la fellation sont des plaisirs autant pour les filles que les garçons. Comment peut-on expliquer la présence du clitoris sans référer au plaisir?

Si de tels gestes nous traumatisent, c’est à cause d’une éducation qui condamne tout ce qui est sexuel.  La peur que d’autres sachent ce que l’on vit devient en soi un traumatisme, car on n’arrive pas à évacuer sa culpabilité, sa honte d’être sexué. 

4- Il faut toujours dire la vérité.

Avoir une approche positive. Le phénomène qui conduit à la naissance est tellement extraordinaire qu’il est pervers d’y voir quoique ce soit de mal ou de sale.

5- À la fin du primaire, l’enseignement de la sexualité devient une nécessité, une urgence.

Il est préférable que le jeune apprenne ce qui touche à la sexualité en dehors d’une recherche sur les sites pornographiques qui se spécialisent dans les rapports sadomasochistes et la pénétration anale.

La plus grande différence entre une relation constructive et la pornographie est que la pornographie insiste sur une foule de mensonges que les jeunes détectent d’ailleurs plus vite que nous. Difficile de croire qu’une pénétration anale soit sans souffrances ou qu’il faut agir avec violence pour se procurer plus de plaisir. Le jeune sait très bien que le pincement du mamelon d’un gars ne peut pas procurer les plaisirs que montre la pornographie.

La pénétration anale est-elle souffrante? Si oui, pourquoi rechercher ce mode de souffrance? La pornographie insiste sur des irréalités : les hommes ont tous des pénis très gros et très longs. Le contraire de la réalité. La fille doit toujours être soumise, etc.

Que l’on aime ça ou pas, les scènes sexuelles sont extrêmement faciles à retrouver sur le net. C’est de l’angélisme que de vouloir les prohiber comme on défendait les magazines érotiques dans mon jeune temps. Qu’y a-t-il de mal à voir des gens nus? Rien ne justifie de tels scrupules.

Il faudrait simplement interdire la violence dans les scènes sexuelles.

La production pornographique peut cependant compromettre la vie des jeunes qui sont employés pour la fabrication des films, d’où la production devrait être interdite, à moins, que le jeune ait l’âge de consentement et soit vraiment libre de choisir d’y participer.

Que l’on fasse ce que l’on voudra, la sexualité existera toujours. Son apparition va de pair avec la sécrétion des hormones, et non, à la suite d’un jeu sexuel. Un garçon hétéro ne deviendra pas gai parce qu’il a été masturbé par un homme. L’orientation sexuelle ne se définit pas par une aventure sexuelle. Elle existe déjà à la naissance. C’est la nature profonde de l’individu qui, en plus, a une libido qui peut être plus ou moins forte.

Il est donc essentiel d’avoir des cours d’éducation sexuelle dès la fin du primaire pour permettre aux jeunes de se créer une morale personnelle.

Le plus important est la notion de consentement.

Le consentement est au centre de toutes les relations sexuelles.

Une relation sexuelle sans amour ou affection, sans responsabilité, sans plaisir est un échec. Il faut que le jeune apprenne qu’il n’y a pas de noui. Le refus ou l’acceptation à participer à des relations ou jeux sexuels doivent être très clairs. En fait, c’est ce qui doit marquer la différence entre ce qui est permis et ce qui ne l’est pas. Par contre, cette liberté permet de dire autant un oui qu’un non. Le non doit être très clair et ne porter aucune ambiguïté.

Voilà pourquoi il ne doit pas exister de doute. Tu ne peux pas vouloir et en même temps ne pas vouloir. Tu dois exprimer clairement et verbalement ton consentement ou ton refus. J’aime ou je n’aime pas complète le fait que ton corps n’appartient qu’à toi seul.

Les jeunes doivent comprendre que le langage non verbal est aussi un langage. Tu dois manifester immédiatement ton approbation ou ton refus, soit verbalement ou avec des gestes clairs. Tout doit être très clair. Tes gestes doivent traduire ce que tu veux.

Les neurologues sont les premiers à dire que la surprotection est pire pour le développement de l’enfant qu’une expérience consentie et agréable. Notre système psychique est à la recherche constante du plaisir.

Les notions essentielles à l’enseignement de la sexualité sont : les changements physiques apportés avec l’adolescence. La connaissance approfondie du corps du mâle et de la femelle. La beauté de la sexualité. L’importance de savoir dire oui ou non, que le consentement ce n’est pas un jeu. Le respect des différences sexuelles individuelles. La création d’une conscience personnelle. La vie émotive de l’humain. L’amour. Le danger de blesser quelqu’un d’autre. Les conséquences d’être hypocrite. L’essentiel besoin de s’aimer tel qu’on est. Le danger de se moquer ou d’accuser quelqu’un sans preuve. (Pas à la cour, mais dans les discussions). Je me rappelle un étudiant qui vivait l’enfer parce qu’on le disait gai alors qu’il était parfaitement hétérosexuel. Il a voulu souvent se suicider.

Il est important de faire ressortir l’amour dans la sexualité, la tendresse, et surtout, les effets émotifs dans toutes les relations.

Il faut insister sur le fait que la violence n’a rien à faire dans le sexe. La violence est ce sur quoi souvent se base la pornographie comme si on pouvait avoir un quelconque plaisir à voir souffrir un autre.

Pour qu’un rapport sexuel soit sain, il doit être agréable pour tous les participants. Il doit nécessairement se vivre dans le respect de l’autre.

On doit aussi aborder le fait que l’on puisse heurter l’autre si nos sentiments ne sont pas sincères. Cela peut même conduire au suicide, tout comme une culpabilité, une honte exagérée.

Finalement, insister sur la nécessité absolue de s’accepter soi-même comme on est.

Tout est relativement acceptable, tant qu’il n’y a pas de violence ou de domination.

6- L’âge de la majorité doit être l’entrée au secondaire pour respecter les différences individuelles du développement des individus. Mon corps m’appartient et à moi seul.

En fixant l’âge de consentement avec l’entrée au secondaire, les cours à la fin du primaire sur la sexualité sont complétés. Il est évident que le sujet ne peut pas être objet d’un examen. Ces cours sont de l’information pour t’armer pour faire face à la vie d’adulte qui commencera bientôt. À partir d’un certain âge, faire l’amour peut amener la naissance d’un individu que l’on met peut-être dans la misère.

La liberté est une forme de responsabilité.

Si les parents n’ont pas honte de la sexualité, ils pourront facilement aborder le sujet au fur et à mesure des cours donnés à l’école, selon le besoin de l’enfant.

Mettre un âge de consentement pour tous, c’est ignorer qu’aucun individu n’a la même vitesse de développement sexuel. Il y a des petits précoces comme des retardataires, mais dans aucun cas, ce n’est anormal.   Aucun individu n’est une copie conforme de l’autre, il faut apprendre à respecter les différences.

7- Changer le vocabulaire. Une agression comporte obligatoirement de la violence. Il faut légalement faire la différence entre une relation à caractère violent ou dominateur et une rencontre au cours de laquelle on se livre à des plaisirs sexuels.

Ces plaisirs existent à tous les âges et ne doivent pas être perçus automatiquement comme des perversions et encore moins comme des crimes, s’il y a différence d’âge. Celle-ci ne peut pas être justifiée, sinon pour faire plaisir à une société religieuse et bigote.

Les raisons religieuses de criminaliser les rapports sexuels sont basées sur de l’ignorance pure : a) on croyait que le sperme était une partie du cerveau ou de la moelle épinière 2- on croyait que le sperme était la broue résultant d’une trop grande chaleur en faisant l’amour et que ça pouvait être une forme d’épilepsie. On croyait que si l’on était trop jeune, les enfants seraient maladifs et sous la charge de l’état. C’est, comme aujourd’hui, en Arabie Saoudite, où l’on croit que les femmes ne doivent pas conduire d’automobile pour protéger leurs ovaires. Le sperme jouait aussi un rôle dans la hiérarchie sociale, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui.

Les jeux sexuels entre garçons gais n’entraînent aucune souffrance et sont très agréables. Les malaises sont le fruit son éducation religieuse qui présente le sexe hors mariage comme un péché.

8- Les médias n’ont pas à faire de promotion morale en parlant de tous les cas de désobéissance aux règles sexuelles. Il y a des choses bien plus importantes qui méritent notre attention. Il y a une différence absolue entre une séance sexuelle violente, non consentie et une relation sexuelle sans violence,  se déroulant avec amour et plaisir.

Le système judiciaire devrait intervenir seulement quand une des personnes a souffert d’une vraie agression. On devrait cesser d’examiner l’âge de ceux qui ont vécu les événements. On peut être amoureux très jeune et très vieux.

Les journaux ne devraient pas avoir le droit de parler de procès traitant de sujets sexuels tant que l’individu n’est pas reconnu coupable.

Juste en parler dans les journaux ruine la vie des accusés[3]. La personne reconnue ensuite non coupable ne peut pas échapper à la réputation que les médias lui ont faite. La vie de cette personne est brisée.

9- La peur de la pédophilie sème l’âgisme.

Il faut éviter que les jeunes pensent que toutes les personnes âgées qui s’intéressent à eux sont automatiquement des pédophiles. Les aînés ont beaucoup à apprendre aux plus jeunes. Plusieurs jeunes préfèrent la présence de personne plus âgée qu’eux, ce doit être un droit.

Si une femme voit un petit gars et dit qu’il est très beau, tout le monde vantera son sens de la maternité; pourtant, si un homme exprime le même sentiment, il sera automatiquement un présumé pédophile. Il faudra l’avoir à l’œil.

10-  Faire la différence entre hétérosexuel, homosexuel, pédéraste-amourajeux (10 et 18 ans) et pédophile (0 à 10 ans)  afin de permettre que chacun ait conscience de la réalité.

Seule la pédophilie, surtout s’il y a violence, devrait être bannie

Une caresse n’est pas une agression. L’interdit sexuel n’est pas une question de morale. Il n’y pas de mal en soit dans la sexualité, mais on essaie de respecter une règle admise par pratiquement tous les humains : il faut protéger les enfants.

Il faut cependant reconnaître qu’aujourd’hui les désirs sexuels s’expriment souvent de plus en plus tôt. Il faut cesser d’y voir du mal.

Plusieurs voient des dangers qui n’existent même pas. Tout le monde qui connaît le moindrement le web sait comment se procurer de la pornographie.

Il n’y a rien de mal dans la nudité. La peur de la sexualité crée plus de problèmes que son respect.

La peur de la sexualité comme le veulent les religions conduit à la mésestime de son corps, donc de soi. Cette mésestime porte à chercher un moyen de revalorisation. Plus la haine du sexe est forte, plus violente sera la réponse pour se revaloriser. L’intégrisme et la radicalisation sont l’aboutissement au besoin  de se retrouver un monde dans lequel on peut être fier de soi.

Il faut apprendre à être aussi fier de son corps que de son esprit, car l’un n’existe pas sans l’autre.

Texte revu et terminé, le 21 février 2017

                         Communiqué de presse

Mon livre « Dieu et le sexe » a été écrit dans le but très précis de trouver une solution préventive afin que la violence ne soit pas tolérée dans les relations sexuelles.

La répression sexuelle fut responsable de centaines de suicides chez les jeunes quand j’ai commencé à aborder le sujet. J’ai commencé à donner des conférences dans les années 1980 pour que cesse cette tuerie religieuse puisque notre façon de voir la sexualité nous vient des religieux. Les jeunes se tuaient quand ils découvraient leur homosexualité. Ils avaient peur de la haine sociale.

De fait, le péché de la chair est un cadeau de St-Augustin, comme le péché originel, entre 300-400 ans, après Jésus-Christ. La culpabilité est l’arme la plus fantastique pour diriger les individus. Le péché est un pouvoir aux mains des religieux. Pas besoin d’armée. La censure personnelle dicte l’agir.

La haine des homosexuels prétendait que les gais étaient tous des pédophiles en puissance, ce qui n’est absolument pas vrai. On a alors commencé à confondre orientation sexuelle avec l’âge. Les féminounes (et non féministes) ont inventé le terme pédophilie. On a nié l’existence de la pédérastie en Grèce antique. Les homosexuels ont su se libérer en mettant la crainte du sexe sur le dos des pédophiles, soit environ un pour cent de la population. En acceptant le mariage gai, on acceptait que ces derniers soient bien comme tout le monde. La peur diminuait.

Ce livre n’a pas été envoyé sur le marché parce que la Couronne me menaçait de me poursuivre. Elle prétendait qu’on pouvait reconnaître mon accusateur dans l’histoire de Malaise. Il a été prouvé que mon cas n’avait rien à voir avec celui de l’enquête Malaise.

 À la différence des sexologues ( cent piastres de l’heure) qui apprennent dans des livres la réalité sexuelle, je me base sur mon expérience de la vie pour définir une balise qui respecte pour  vrai l’intégrité des jeunes, selon la Charte des droits, tout en tenant compte de la réalité. Tout individu est sexué et l’orientation sexuelle existe bel et bien chez les jeunes. « Pas de violence, consentement clair et cours de sexualité pour préparer les jeunes à faire face à la vie », voilà ce que préconisent mes écrits que l’on cherche à interdire parce que j’ajoute que le sexe est un plaisir et non une forme de violence.

Richard Martineau et Jonathan Trudeau ont organisé une entrevue piège puisque le but évident était de me montrer comme une espèce d’abruti. J’avais trois minutes, sans préparation, pour répondre à une foule d’informations plus ou moins erronées. On aurait dit des chiens enragés quand ils m’ont interviewé. Ils ont mis l’entrevue sur Google pour monter leur grande sagesse.

Depuis, Edilivre, à Paris, a mis fin à son contrat d’éditeur par crainte, semble-t-il du scandale. Mais, les livres publiés à Paris sont de purs romans, donc des histoires inventées. C’est aussi très loin d’être un succès en librairie. Aucune vente en 2018.

« J’ai toujours voulu respecter la loi, ce qui ne m’empêche pas de voir les changements apportés sous l’ère de Stéphane Harper comme un retour à la justice de la vengeance. Vive la liberté d’expression ! Vive la liberté de conscience! Vous pouvez dormir en paix, juste dans les trois derniers mois, selon le Journal de Montréal, des prédateurs ont tué leurs victimes parce qu’ils avaient peur de la réaction populaire.

Dans mon esprit, un jeune qui se tue ou est tué, c’est déjà un de trop. Si le meurtrier est sculpté par la morale, il faut  combattre cette morale.

 La violence est ce qu’il faut combattre, pas le plaisir.     


[1] – Une pénétration non désirée est non seulement un viol, mais elle marque la jeune fille qui a honte de faire face à la société qui la condamnerait. Une situation qui n’existe pas chez un garçon surtout si on est gai en surplus.

[2] – Si on analyse les recherches faites sur la fréquence des activités sexuelles chez les jeunes, la  première surprise en est l’absence quasi-totale.

[3] – Il arrive souvent que deux personnes portent le même nom sans le savoir. Certains habitent même la même ville.

No comments yet

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueueurs aiment cette page :