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De la pudeur à la paranoïa (15).

avril 13, 2020

Lire dans le sens de 1 à 10+

La censure de l’écriture au Québec.

Qui peut défendre ce qui est condamné par tout le monde, sans perdre des plumes? Seulement prononcer le mot pédophile ou référendum suffit pour créer une paranoïa collective instantanée au Québec. 

Essayer de faire comprendre la vérité quant à la réalité sexuelle vécue par certains individus ne sert à rien. Les gens ont peur d’être étiquetés comme si la pédérastie était un virus qui s’attrape dans l’air. Qui mieux qu’un pédéraste peut exposer la pédérastie? Je sais maintenant que la liberté d’expression existe, seulement si on dit ce que le système veut entendre.

Expliquer, pour qu’il y ait un peu plus de tolérance, c’est pourtant ce que je veux faire à travers mes écrits. Je mets ma propre vie en jeu pour le droit d’exprimer des points de vue différents. Mes écrits se veulent un appel à la tolérance et à la lucidité. Je cherche à comprendre la société pour l’améliorer, mais les autres ont décidé que ce ne peut pas être vrai parce que je suis un pédéraste, donc, un criminel.

J’ai quand même eu plus de chance qu’un de mes amis. Malheureusement,  Marc L, un de mes meilleurs amis, n’a pas eu, lui, la chance de vivre après sa dénonciation. Il s’est pendu pour sauver son œuvre, des cirques qui permettaient aux jeunes de la rue en Éthiopie d’avoir une place où manger et pouvoir aller à l’école. Pédéraste, Marc a eu  le courage de s’enlever la vie. Les bonnes âmes pures devaient être très contentes ! Cette réjouissance marque le manque d’empathie de ceux qui se prétendent « normaux ».

À mon point de vue, la violence est le seul élément qui devrait être interdit quand il est question de jeux sexuels

Je vis pour affirmer que le pouvoir a travesti le système judiciaire en inquisition moderne permanente. 

Sociologiquement puisqu’il ne reste plus que les pédophiles à haïr, la haine sociale s’abat toute sur eux. Elle est proportionnelle à la peur que l’on arrive à créer. 

Dans ce livre-ci, j’essaie aussi de faire comprendre qu’il y a une différence fondamentale entre un viol et des jeux sexuels, entre pédophile et pédéraste.  

Il y a plein de nuances dont on ne tient pas compte, à cause du mot pédophile qui ne veut rien dire.   La haine est trop forte pour la moindre tentative de compréhension.

Le système devrait mettre autant d’argent pour combattre la violence qu’il met pour combattre les pédérastes et pédophiles. La vie serait changée. 

Par contre, le consentement deviendrait vraiment essentiel.   Un « oui » ne serait plus un noui et un « non » serait assez clair, pour servir de preuve dans les accusations à caractère sexuel.

Un viol existe que s’il y a eu de la violence. Prétendre qu’un toucher inapproprié est un viol est carrément malade. Il n’y a pas de viol, s’il n’y a pas de violence et de pénétration. C’est ce manque discernement qui fait qu’une loi devienne un geste fasciste.

La vie sexuelle des ados ne regarde pas les mères et les grands-mères qui se font un plaisir de dénoncer à la place des jeunes, sous prétexte de vouloir les protéger. Elles ne protègent pas, elles imposent leur morale. Elles surprotègent.

C’est un accroc au droit des adolescents à leur intégrité physique et morale, à leur droit de dire oui ou non, j’aime ou je n’aime pas, à leur droit fondamental de liberté de conscience.

Les individus sont libres de dire oui ou non à une expérience sexuelle sans violence ou domination. Cela fait partie de leurs expériences de vie.

La nouvelle censure

Tu ne risques pas la prison pour dire ce que tu penses, si tu ne crois pas que ce que tu proposes est mieux pour la société dans laquelle tu vis.
Mes livres s’adressent aux adultes et non aux jeunes, qui eux, ont la littérature de jeunesse.

Les bibliothèques ont toutes des sections réservées aux jeunes et aux adultes.   Alors pourquoi refuse-t-on mon livre de poésie La liberté en péril, à la bibliothèque de Magog et Coaticook? Je n’y dis absolument rien d’illégal. 

Ce refus est justifié sous le prétexte que mes écrits ne correspondent pas à la politique de la bibliothèque. Ainsi, mes écrits ne seront jamais présents à Magog (où je suis né) et à Coaticook (j’ai passé mon enfance à Barnston), donc, dans les lieux où j’ai vécu enfant. 

C’est une nouvelle forme de censure : les bibliothécaires décident de ce que les gens peuvent et doivent lire. Mon ex éditeur prétend ne plus pouvoir me publier mes textes parce que l’imprimeur refuse les livres dans lesquels apparaît mon nom. Ma dernière nouvelle a été publiée sous le pseudonyme de Pierre Patrice.

Ça change quoi qu’un écrivain ait un dossier judiciaire et soit pédéraste.    Sur le plan judiciaire qui a la connaissance littéraire nécessaire pour juger de la valeur des textes littéraires ? Comment un roman peut-il ignorer la pédérastie, si cet élément est essentiel à la compréhension du roman ? Que fera-t-on des textes qui essaient d’être drôles ou ironiques ? De toute façon, un écrivain pédéraste n’écrit pas avec son pénis[1].

Où est le droit d’expression?

La peur du sexe ne peut exister que si elle est semée dans l’enfance. Elle fournit une raison d’avoir honte de son corps et de multiplier la paranoïa.

Pourtant, nos psychologues ne parlent jamais des dommages causés par la culpabilité créée par le surmoi, principal responsable de la peur du sexe. Ils semblent ignorer les effets néfastes de la projection des adultes soi-disant purs sur les enfants.

La réflexion sur la pédérastie est tellement émotive qu’elle élimine toute forme d’objectivité. La réaction au cas Jutra montre jusqu’à quel point la peur du sexe est devenue hystérique au Québec.

Cette peur d’entendre un autre point de vue a créé une censure maladive des  écrits et des visites sur internet.

La sexualité est l’objet d’une dictature religieuse et judiciaire universelle.

Aucun crime sexuel, sans violence, ni domination, ne justifie qu’un individu puisse être haï pour le reste de sa vie, même après sa mort, juste parce que l’objet de ses amours ne correspond pas à l’âge que l’on exige.

Même essayer d’éclairer le débat est punissable de prison. Vive la liberté d’expression!

Maintenant, on veut interdire de décrire, même chez les adultes, des scènes qui pourraient être vues comme étant de nature pédéraste. On oublie que ce qui se passe entre un adolescent et un adulte, c’est exactement la même chose que ce qui se passe entre deux homosexuels adultes. Pourquoi c’est bon pour l’un et mauvais pour l’autre? Quelle hypocrisie! Il suffit de dire que les deux personnages qui font l’amour ont 18 ans pour devenir légal. C’est strictement de l’idiotie pure, mais c’est ça la loi quand on ne la change pas pour l’adapter aux nouvelles connaissances.

À mon avis, dans la vraie vie, les plaintes doivent seulement provenir des personnes concernées et une attention toute spéciale doit être portée au bien-être de l’enfant qui peut aussi, dès qu’il y a procès, être écrasé par des parents scrupuleux. Cette situation est mille fois pire que les petits jeux sexuels.

Il faut aussi respecter les émotions, de manière à ce que le jeune ne se sente pas devenir un monstre parce qu’il a consenti à participer à des relations sexuelles.

Rien ne justifie que l’accusé d’inconduite sexuelle ne puisse bénéficier du même traitement que tout individu qui a fait son temps. Si un meurtrier peut revivre normalement après avoir purgé sa sentence, pourquoi un accusé de crime sexuel ne pourrait-il pas bénéficier de la même clémence? Est-ce que tuer est moins pire qu’une fellation? Contrairement à l’éducation passée, la masturbation, seul ou en couple, est dorénavant vue comme très positive pour retrouver son équilibre[2].

A-t-on un registre public des personnes qui ont tué, conduit en état d’ébriété, vendu des drogues fortes et qui sont maintenant libres?

Le registre des prédateurs sexuels, tant demandé, ne servirait qu’à rendre encore plus impossible la vie de ceux qui sont reconnus coupables d’être attirés par les jeunes. 

Les malades de la morale sont aussi, sinon plus dangereux, que ceux qu’ils qualifient de criminels.

Toutes les règles concernant le sexe sont le fruit d’une interprétation de ce que Dieu a dit, selon les religions.

C’est le tapage social que l’on fait qui traumatise le plus le jeune, mais ça on refuse de le voir, car, ça condamne la morale religieuse que l’on applique.

Le regard des parents, dans l’état actuel de notre société, est une condamnation, dès qu’ils découvrent la situation.   Pourtant, ce devrait être plutôt l’occasion d’une bonne discussion en profondeur avec son petit.

En discréditant toujours la sexualité, les jeunes ne peuvent pas croire autre chose que le sexe est mal. Comment ne pas se sentir coupable ou honteux et ne pas avoir peur que l’on découvre qu’on a accepté de jouer aux fesses?

En écoutant ce qui se passe autour, le jeune qui se découvre différent sexuellement ne comprend pas toujours.  Ce malaise fut la raison profonde de centaines de suicides chez les adolescents.  

J’ai donc commencé à donner des conférences sur la pédérastie, vers le début des années 1980. Le terme « pédophilie » n’avait pas encore été inventé. 

Le but était de comprendre vraiment les conséquences d’une relation sexuelle avec des adolescents et obtenir que l’on fasse une différence nette entre une relation sexuelle avec ou sans violence.   Un toucher n’a jamais blessé qui que ce soit, ça ne peut pas être condamné aux peines réservées au viol et obtenir plus de publicité que la pègre .

À mon avis, la meilleure protection de l’enfant était, et est encore, de vivre sans mensonge et sans secret ; mais il n’est pas possible de pouvoir s’afficher pédéraste, à moins de cesser d’avoir toujours peur de la société.

La très grande majorité du temps, les relations pédérastes se traduisent par une attirance réciproque qui se transforme souvent en amitié, un véritable bonheur vécu par les deux. S’il n’y a pas de violence, ces gestes sont le fruit d’une complicité dans le plaisir. Le seul but visé de mes conférences fut toujours de combattre la violence, grâce à la connaissance et à la tolérance. Je voulais combattre les mensonges de ceux qui nous abreuvent de peur, mais qui vivent la même chose qu’une liaison  pédéraste, mais en ayant 18 ans et plus. Tous ces récits scrupuleux décrivent la pédérastie comme un danger d’être blessé, tué et accuse le pédéraste de manipuler le jeune comme si à l’adolescence tu ne sais pas déjà ce qui est bien ou mauvais pour toi.

Le pédéraste qui saute sur tous les jeunes qui bougent est du domaine de la légende urbaine pour ne pas dire de la paranoïa. 

Par conséquent, si la société voyait d’un autre œil la pédérastie, l’idéal serait que le pédéraste puisse en parler sans craindre son entourage, affichant son orientation sexuelle. Ainsi, il devrait se surveiller parce que le jeune est capable de parler sans danger, sans gêne, aux autres adultes de ce qui lui arrive. Cela lui donnerait le pouvoir de dévoiler ce qui pourrait être inconfortable pour lui. Quand ça arrive aujourd’hui, le parent court au poste de police pour dénoncer, en vue de faire coffrer « le cochon qui a osé toucher son fils, qu’il ait aimé cela ou pas. »

Évidemment, il faudrait que la situation change, car, qui serait assez masochiste, dans le contexte actuel, pour se dire pédéraste ou pédophile, surtout que l’on confond les termes, ignorant la différence.

Il suffit que l’on te soupçonne d’être pédophile pour que tous les fascistes rêvent de te casser la gueule, se prenant pour de grands justiciers. Qui voudrait passer sa vie en espérant que jamais personne ne sache ce qu’il ressent, en hypocrite ? Qui peut être assez fou pour dire aux autres qu’il aime les garçons ?

En continuant de se servir de la peur comme moyen éducatif, on fait en sorte que l’être que l’on prétend la victime ne peut pas en parler, de peur des réactions de l’entourage[3].  

Il y a toute une différence entre parler d’une situation qui nous incommode ou dénoncer. Dans le premier cas, on cherche une solution, alors que dans l’autre, on cherche une vengeance.

Désirer sexuellement un tout jeune enfant est tout à fait incompréhensible pour moi. L’enfant ne représente rien d’intéressant sur le plan sexuel. C’est d’ailleurs ce qui fait que je ne suis pas pédophile.

Par contre, à partir des pédophiles que je connais, je sais que cette relation peut être amoureuse et pleine de tendresse. La relation semble bien plus émotive que sexuelle. Mais, je peux me tromper. Comme il est évident qu’il existe des pédérastes ou pédophiles dangereux d’où l’importance de la prévention.

Je comprends aussi les parents parce que j’aurais aussi sorti les griffes, si quelqu’un avait forcé un de mes gars à jouer aux fesses, sans son consentement. Par ailleurs, ils étaient libres de consentir ou pas.

Qui peut être assez fou pour défendre un pédophile? C’est se condamner à être rejeté absolument par toute la société. C’est ne plus pouvoir vivre parce que les gens autour meurent de peur que cet individu force leur enfant à avoir une relation sexuelle. Tous les machos rêvent de casser la gueule aux pédophiles et certains, pourtant, battent leur femme, ce qui est aussi pire, mais ça ne se sait pas.

On préfère entretenir la peur et nourrir la paranoïa.

Où est le droit à la conscience personnelle?

Acquiert-on le raisonnement qu’à partir de 16 ans? C’est, au contraire, une faculté qui se développe avec le cerveau et le fruit des expériences.

Le but de l’éducation est justement de te permettre de te créer une conscience personnelle, de développer un esprit critique.

On ne respecte pas la différence entre la pédophilie et la pédérastie. C’est pourtant extrêmement important.

La  pédophilie touche les jeunes de 0 à 10 ans. Or, selon Freud, les enfants vivent, habituellement, une période de latence, c’est-à-dire une période où ils ne sont pas intéressés au sexe entre cinq ans et dix ans;   tandis que la pédérastie touche la période de plus de 10 ans jusqu’à l’âge adulte.

Or, c’est à ce moment que s’effectuent le réveil sexuel et l’apprentissage à la liberté.

Le réveil sexuel est une question de gênes et d’hormones, et non pas, le fruit d’une aventure.

On ne tient pas compte du fait que ces relations sont souvent basées sur des émotions, des camaraderies.

On a toujours entretenu la peur qu’un jeune devienne homosexuel s’il avait le malheur d’avoir une expérience homosexuelle durant l’adolescence, d’où la peur de la pédérastie. C’est le contraire de ce que nous apprend la science.

L’adolescent peut connaître des aventures gaies sans ne jamais dévier de sa nature profonde, s’il est hétérosexuel. Ce n’est qu’un passage lui permettant de découvrir et d’identifier sa réalité sexuelle profonde. Il peut comparer. Il est important pour ce jeune de ne pas être humilié et de pouvoir avoir une belle image de lui.

Dans mes cours, on a découvert qu’un jeune que l’on disait gai était hétérosexuel et que cela le faisait absolument souffrir. Il a très souvent songé à se suicider. Juste cette révélation justifie les cours d’éducation sexuelle que je donnais en compagnie d’une infirmière. Sans le vouloir, on a peut-être sauvé une vie.

Il est scientifiquement reconnu comme normal pour un adolescent de connaître des aventures gaies. Cela fait partie du processus d’identification. 

Le problème vient des parents qui voient une honte profonde dans cette orientation sexuelle. Ils ont peur de subir la honte sociale. Qui aurait besoin de consultations? 

Les enfants ne sont pas la propriété des parents, même si ceux-ci s’en occupent jusqu’à la majorité. C’est une vérité difficile à accepter. J’ai aussi vécu une paternité[4] et je comprends qu’il peut être difficile d’accepter que le jeune ne pense pas comme les parents. 

Les parents sont là pour les éduquer, c’est-à-dire permettre au jeune de devenir indépendant, autonome, avoir sa propre opinion.

Aujourd’hui, heureusement, on reconnaît que l’on peut être bi, même trans, et on essaie de ne pas en faire un plat.

Alors, qu’est-ce que l’âge vient faire dans les relations sexuelles? Que tu sois un  gars de 13 ans ou 50 ans, tu ressentiras physiquement exactement la même chose, soit du plaisir. Comment peut-on alors employer un langage qui parle de victime, d’abus, d’agression? Peut-on être victime du plaisir?

En fait, nos règles concernant la sexualité repose sur notre absence de confiance aux jeunes. On ne les trouve pas assez développés mentalement pour leur donner le droit de choisir. On va même jusqu’à réinterpréter leur droit à l’intégrité physique, morale et mentale pour s’assurer que les adultes décident ce qui est bien pour eux.

L’adolescence est surtout marquée par la découverte du plaisir qui accompagne la masturbation. Loin de donner des boutons, comme le prétendait la religion, la masturbation est l’élément le plus efficace contre le stress et la mélancolie, si on n’en abuse pas, évidemment. On a d’ailleurs découvert que la masturbation fréquente chez les garçons aide à éviter un cancer de la prostate quand ils seront adultes. Ce n’est pas une raison pour les y encourager, mais une bonne raison d’arrêter d’essayer de faire peur aux jeunes quant à la masturbation. La masturbation délivre du stress, mais la culpabilité qu’engendre notre morale actuelle tue l’amour de soi à long terme.

Avec notre éducation, le sexe est en soi dégueulasse, une perversité

Un geste grandiose, pour celui qui croit dans la liberté sexuelle, devient une infamie, pour celui qui a été élevé scrupuleusement. 

Ceux qui font la chasse aux pédophiles et aux pédérastes s’imaginent tout simplement comment se passent les choses et ne peuvent pas croire qu’il peut y avoir un sentiment d’amour, beaucoup de tendresse, un plaisir fou dans la pédophilie ou la pédérastie. On ne peut surtout pas concevoir que le jeune puisse aimer ça. C’est pourtant très souvent le cas. On a tous le besoin d’aimer et d’être aimé.

On ne voit que le côté danger parce que l’on ne sait pas faire la différence entre un pédophile, un pédéraste et un psychopathe. Tous les pédophiles que j’ai connus se disent en amour avec le jeune et je n’ai aucune raison de croire que c’est faux.  La pédérastie, c’est d’abord être attiré par la beauté des garçons. C’est l’amour-passion.

Mes réticences face à la pédophilie sont plutôt de l’ordre de la capacité du jeune à dire oui ou non en pleine conscience, en toute liberté.Ce problème s’estompe avec son vieillissement, d’où la pédérastie est plus acceptable. On sait ce que l’on veut et que l’on aime bien avant 16 ans.  Prétendre le contraire est d’un mépris total de l’intelligence des jeunes.

Quand on est parent, on est porté à protéger nos enfants, protection qui rime parfois avec surprotection. Alors, on sait maintenant que la surprotection est le pire ennemi du développement mental chez l’individu.  De plus, le cerveau à l’adolescence est très résilient. Des jeunes battus durant l’enfance sauront redonner un sens positif à leur vie, s’ils vivent plus tard dans un milieu normal et capable d’affection.

D’ailleurs, en quoi la sexualité d’un individu regarde-t-elle les féminounes qui se regroupent de plus en plus, pour combattre les pédophiles, sous prétexte de protéger les jeunes? N’est-ce pas plutôt qu’elles se mêlent de ce qui ne les regarde pas.

Il faut ajouter que les mouvements d’aide aux victimes sexuels ont besoin de crimes pour avoir plus de subventions, car celles-ci répondent aux besoins fixés par les statistiques. Il faut des victimes pour que ce soit payant.

On facilite l’ostracisme du pédophile et du pédéraste. On agit comme si la pédérastie était un mal qui s’attrape au contact des uns et des autres. On les isole. On leur rend la vie impossible. Ce qui est nettement contraire à la Charte des droits. Des études démontrent que les pédophiles ostracisés passent plus facilement à l’attaque. La vie étant un équilibre, mêmes  les pédophiles ont besoin de se sentir aimé. Les jeunes, par naïveté peut-être, aiment sans se demander si l’autre est bon ou mauvais, selon les normes sociales. Tous les individus ont des qualités à développer, ce qu’ils feraient s’ils n’étaient pas rejetés.

Pendant ce temps, on libère des membres des Hells Angels qui font commerce de la prostitution et des drogues fortes qui, elles, mettent le cerveau des jeunes en danger. Tuer un cerveau est devenu moins pire que de jouer aux fesses, comme on appelait ça quand j’étais jeune.

On agit, comme dans le cas de ceux qui aujourd’hui deviennent terroristes pour améliorer leur perception d’eux-mêmes, leur soif de justice et de pureté, afin de se laver de leurs péchés, afin de cesser d’être des riens dans la société; ce qui les amène à choisir à devenir un martyr pour prendre de la valeur, oubliant qu’en tuant, ils posent le geste le plus susceptible de les précipiter en enfer, plutôt que de garantir un paradis avec des vierges.

L’approche scrupuleuse permet à la violence de s’installer avec la peur.


C’est ce qui m’a motivé à écrire : éliminer les possibilités de violence dans toutes relations sexuelles, impliquant un jeune. Le but de mes écrits a toujours été de faire comprendre et de chercher des solutions.  Je cherche depuis des années à savoir comment un pédéraste peut vivre sa réalité sans mettre un jeune en danger. Qu’est-ce qui doit absolument être interdit ou toléré?

Il faut en premier dédramatiser les situations. Un garçon pourra tout au plus bander, éjaculer et débander, lors d’un jeu sexuel. Éjaculer est un plaisir, et non une blessure. 

S’il n’y a pas de violence ou si le jeune ne subit pas l’influence d’un milieu hautement scrupuleux qui lui fait croire qu’il vit dans le mal et devient le pire des démons, normalement, une aventure sera vite oubliée. S’il a aimé ça véritablement, il voudra recommencer. Si tu vis dans un milieu qui n’en fait pas tout un plat, il est impossible de se culpabiliser au point de déranger ta vie[5].

Par ailleurs, on ne me fera jamais croire que la victime retourne volontairement voir son bourreau si elle n’a pas aimé ça. Elle peut le nier pour se croire encore pure par besoin de se justifier et se pardonner. C’est un moyen utilisé pour avoir de nouveau du plaisir alors que l’on ne sait pas encore que ce sera su. On est ambivalent à savoir si c’est mal ou si c’est bien.


[1] La maison d’édition Edilivre, à Paris, vient de briser son contrat avec moi. Le jeune espion ainsi que Les derniers amours de Platon ne seront plus vendus, Ce sont des livres de pure fiction.

[2] -La masturbation en couple, Journal de Montréal, 2 septembre 2018, p. 30

[3] – Les gouvernements donnent des millions aux organismes chargés de « préparer les dénonciations et les témoignages de ce que l’on appelle les  « victimes».

[4] – J’ai adopté deux jeunes du Bangladesh. J’entends évidemment les gueules sales dire : « on sait pourquoi ». Justement ils ne le savent pas.

[5] – C’est différent pour une fille. Juste le fait d’être pénétrée donne une toute autre dimension à une relation sexuelle, surtout qu’advenant une grossesse, c’est la fille qui sera prise à devoir s’occuper du bébé.

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