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De la pudeur à la paranoïa (13).

avril 12, 2020

Il faut lire de 1 à 10+

L’âge de l’éveil sexuel est différent pour chaque individu.   Il n’est jamais ou trop tôt ou trop tard. La nature doit simplement suivre son cours. C’est ça le respect de l’individu.

La loi, c’est la loi, tout le monde est d’accord;  mais les règles de la loi doivent reposer sur des raisons valables, justificatives et réelles pour être légitimes.   La loi doit rechercher le Bien commun. Il faut pouvoir justifier les règles.

La loi ne doit pas être que la transposition de l’idéologie d’un parti politique, comme les lois créées par les conservateurs de Harper, concernant le sexe. Les modifications juridiques se cachent derrière les virgules pour faire accepter une vision plus de droite. Ses lois mammouths conservatrices ont été passées à la vapeur. Comment peut-on modifier le Code criminel, sans transparence, sans un débat de fond? Quel écrivain savait qu’il y a maintenant une loi pour interdire de parler d’une relation entre un adulte et un mineur dans toutes les formes d’écriture et de peinture.  C’est tellement honteux et fasciste d’accepter cette censure injustifiée que c’est un peu normal qu’on cache l’existence de cette règle.

Le gouvernement fédéral a aboli la Commission de la réforme du droit. La loi est à sens unique et ne tient pas compte des différences qui existent en fonction de l’orientation sexuelle de chacun. Un gai ne vit pas essentiellement sa vie sexuelle comme un homme marié. Le mariage sert à rendre acceptables les besoins que l’on ressentait quand on était célibataire ; sauf que le champ de drague se limite dorénavant à une seule autre personne. Vivre en couple permet de penser qu’ainsi ces personnes ne seront pas volages. La vie de couple est aussi un moyen de combattre la solitude.

Il est urgent que le gouvernement fédéral revoie les lois qui touchent à la sexualité. Comment le sénateur Boisvenu peut-il être équilibré dans sa vision de la justice alors que deux de ses filles ont été tuées? Comment voir les choses autrement qu’avec un fort goût de vengeance?

La justice est devenue un instrument de vengeance qui ne tient plus compte de la prévention et de la réhabilitation. 

Les mauvais ne paieront jamais assez du point de vue de la justice punitive.

Actuellement, la loi est strictement politique et sert de prolongement aux règles religieuses.

Le gouvernement de Steven Harper a pu modifier l’âge de consentement qui était au Québec de 14ans à 16 ans, sans débat. En quoi ce changement respecte-t-il la Charte des droits de la personne du Québec qui garantit à tous la non-discrimination et le respect absolu de son intégrité? Depuis quand, un adolescent est-il de par sa nature asexué? Mettre un âge équivaut à nier son droit de choisir pour lui, son ou sa partenaire. La Charte des droits ne garantit-elle pas aucune discrimination quant à l’âge?

La Charte existe-t-elle seulement pour la galerie internationale? Pour donner une figure progressiste au Canada?

La pédérastie dans la Grèce antique.

Les anciens Grecs, bourgeois et philosophes, voyaient dans la pédérastie le plus grand des plaisirs de la vie. L’Amour des amours.

C’est vrai que la pédérastie à l’époque de Platon était accompagnée de règles et portait sur la beauté, l’amour, la passion, la responsabilité et la tempérance.

Le pédéraste était un mentor qui essayait de développer les vertus de son « serin » pour en faire le meilleur des citoyens. Pourquoi serait-ce différent aujourd’hui? Le pédéraste est souvent profondément en amour avec son serin et souvent cet amour est mutuel. La pédérastie demeure malheureusement souvent une expérience qui s’éteint quand le jeune devient adulte et qu’il se rend compte qu’il est hétéro.

La pédérastie touche les adolescents et non les enfants. C’est pourquoi il faut fixer à 10 ans l’âge pour démarquer la pédophilie de la pédérastie. 

Ce n’est pas strictement arbitraire, c’est l’âge où peuvent commencer les transformations qui initieront le goût de la sexualité chez l’enfant, car, la masturbation et l’éjaculation sont accompagnées de plaisirs, quoiqu’en disent les scrupuleux qui fondent leur rejet du plaisir sur la parole de Dieu.

Ça ne veut pas dire que le jeune doit commencer à avoir des relations sexuelles à partir de 10 ans, mais simplement lui apprendre qu’il y a le droit de dire oui ou non.  Il a le droit d’aimer ça ou de ne pas aimer ça. Il a le droit de décider si ça lui plaît ou non. Il est évident que sa réponse indique comment il perçoit la sexualité, s’il est scrupuleux ou non, et, à quel degré.

C’est pourquoi, on doit le préparer au changement qu’il subira dans son corps et son esprit avec l’adolescence, de façon à pouvoir dire sincèrement j’aime ça ou je n’aime pas ça.  

Un tel changement ne peut pas se faire sans d’abord avoir des cours sur la sexualité. Le jeune doit pouvoir décider et se créer une conscience personnelle, à partir de son savoir et de son expérience. Idéalement, les parents devraient avoir eu de sérieuses discussions avec leur fils et leur fille, dès la plus tendre enfance.

La pédophilie touche les enfants en bas âge alors que la pédérastie s’adresse aux adolescents.   Puisque c’est la réalité humaine, la loi doit refléter cette réalité.

Le jeune doit apprendre à devenir libre et, par conséquent, à pouvoir réfléchir sur les responsabilités qui viennent avec la liberté.

Toute relation sexuelle implique une gamme d’émotions et celles-ci sont extrêmement importantes, même si on n’en parle pas dans notre éducation présente. Les émotions conduisent autant à l’amour qu’à la violence d’où l’importance d’en discuter[1].

La pédérastie dans la Grèce antique était un processus de sélection sociale pour définir le rang qui sera occupé par le gamin dans le monde futur.

Le pédéraste devait cultiver chez son petit amant les mêmes valeurs qu’il cultivait pour lui-même. Quant au jeune, il ne devait pas succomber aux charmes de l’adulte qui le convoitait sexuellement, sans avoir d’abord offert une certaine résistance dans le temps et les gestes. Cette résistance tenait aussi compte de la valeur des cadeaux offerts. On parlait alors de tempérance.

Cette période de tempérance s’est vite mutée en période d’abstinence totale pour ne pas choquer le regard des autres. La tempérance est devenue une affaire de galerie : « Regardez-moi, je sais être tempérant! »  J’ai imagé cette réalité par les doigts croches de Platon, dans le premier tome de mon roman Les derniers amours de Platon, chez Edilivre, à Paris. Malheureusement, cette maison d’édition a décidé de ne briser notre contrat, craignant je ne sais trop quoi. Mes livres ne sont pas bons vendeurs, mais j’en achète périodiquement pour en donner.

Vit-on sa sexualité pour les autres ou pour son propre épanouissement?

La pédérastie était un privilège des philosophes et des personnes de haute stature dans la société. C’était en somme l’école vivante de la vertu.

Aujourd’hui, ceux qui vivent de la répression sexuelle ont besoin de victimes pour avoir de meilleures subventions d’où les croisades fréquentes à la télévision. Elles prétendent qu’il faut avoir du courage pour dénoncer et mieux se sentir dans sa peau ; mais il demeurer anonyme.  Dénoncer demeure un geste de haine que ce soit sur le plan sexuel ou autre. On dénonce parce qu’on a été blessé ou pour faire comme les autres, suivre la vague pour se donner de l’importance.

J’ai été élevé dans un monde où dénoncer fait de toi un « stool », un salaud. En dénonçant, tu ne tiens pas compte du mal que tu crées dans l’environnement de celui que tu dénonces. Tu ne penses qu’à toi, à te venger. 

Par ailleurs, toutes formes de violence et de domination dans des rapports sexuels doivent être immédiatement dénoncées, car la sexualité doit se vivre dans la tendresse, pour ne pas dire l’amour et le plaisir.

La pédérastie a toujours été une forme de vie très dispendieuse, car même chez les anciens Grecs, les cadeaux étaient de mise pour attirer l’attention de l’aimé. Par contre, si tu occupais un haut rang social, le choix était immense, et souvent, ce rang social te donnait tous les droits sur tes sujets.

On l’a beaucoup reproché aux pédérastes, mais les cadeaux demeurent très importants, même dans les relations hétérosexuelles. Ce n’est ni pire, ni mieux,  pour l’un que pour l’autre. 

Les cadeaux sont souvent des bijoux, des voyages ou des privilèges qui aident au développement de l’aimé, même si selon la société, celui-ci vit dans le péché, selon les religions. 

La sécurité de tous est la priorité.

Sous prétexte qu’il y a des relations sexuelles entre des gens d’âges différents, on a démonisé ces amours sans tenir compte de ce qu’elles apportent. C’est comme si les jeux sexuels étaient si nocifs que de pouvoir manger ou voyager, se développer, avoir du plaisir sont automatiquement mal parce qu’il y a du sexe.

C’est exactement le même processus en ce qui concerne la prostitution.   Pourquoi le prostitué n’a-t-il pas l’intelligence de décider par lui-même si cette relation lui est propice? Ce sont toujours les autres qui décident de ce qui est bien ou mal pour celui que l’on nomme, la victime.   À force de se faire plaindre et, avec tout ce que ça apporte, pourquoi ne pas rêver en être une? 

Comme je l’ai écrit dans un de mes carnets chez Radioactif, j’aurais bien aimé qu’un curé me fasse une fellation quand j’étais plus jeune, puisque ça m’aurait permis de recevoir au moins 25,000 $ en compensation, en plus, d’avoir joui.   Je n’aurais plus de problèmes financiers pour publier mes livres. Aucun prostitué ne peut rêver obtenir un jour un tel salaire et je soupçonne ceux qui sont contre la prostitution d’être jaloux des prostitués (es) pour leur capacité de faire autant d’argent en si peu de temps, avec si peu d’efforts, et, peut-être même beaucoup de plaisir.

Dans la Grèce antique, chez le pédéraste, l’adulte choisissait son petit amour surtout à partir de sa beauté physique, mais aussi parce qu’il voyait dans ce jeune la possibilité de développer les qualités qu’il possédait lui-même.

Être choisi, devenir le serin d’un grand homme, c’était l’honneur absolu. Ça voulait dire que tu vaux la peine que l’on te remarque et que l’on s’occupe de toi. La relation passait d’un aspect purement sexuel à une relation plus intellectuelle, plus amoureuse. L’amour transforme la relation. C’est comme quand tu enseignes, le regard porte sur le ou les talents plutôt que la beauté physique. Il en était probablement de même avec les pédérastes.

Aujourd’hui, la folie scrupuleuse est complète.

On préfère qu’un jeune crève de faim plutôt que d’avoir un contact sexuel avec un adulte, comme si le sexe détruisait celui qui bénéficie des faveurs d’un aîné. On parle alors d’agression sexuelle et si cela se passe dans un autre pays, de tourisme sexuel.

Tu ne deviens pas infirme parce que tu t’es fait sucer, à moins que ce soit vraiment très mal fait. Tu n’as eu que du plaisir. Tu bandes, t’éjacules et du débandes. C’est tout ce qui se passe physiquement chez un mâle. Et, tu jouis en prime.

L’aspect émotif se passe entre tes deux oreilles en fonction de ton éducation. C’est toi qui devrais choisir si ça te plaît, et non, les autres, selon les règles sociales.

Le problème en morale est que ceux qui prennent les décisions morales le font toujours pour l’autre et souvent ces personnes n’ont jamais été confrontées à la pauvreté, à la misère ou à la solitude. Si elles crevaient un peu de faim, elles apprendraient à se mêler de leurs affaires.

La morale sexuelle ne doit pas être universelle, car sa façon de percevoir la sexualité est fondamentalement le droit à la vie privée et à une liberté de conscience individuelle. Tu peux être orthodoxe, vieux jeu ou Peace and love.

La pédérastie dans la Grèce antique avait aussi un aspect éducatif de première importance, car cette forme de relation ne peut pas exister sans amour, sans qu’il s’établisse un lien de confiance et d’amitié. Le pédéraste cherchait d’améliorer la vie de son amant pour que celui-ci lui soit redevable de son bonheur et de l’honneur d’avoir été choisi.

D’ailleurs, il était convenu que le petit devait refuser durant un certain temps les faveurs de son amant, juste pour prouver sa tempérance et qu’il n’était pas un prostitué. On considérait que le jeune, ayant atteint 30 ans, était vil s’il prenait la place de la femme dans les relations sexuelles. Les passifs n’étaient pas les bienvenus. La Grèce antique n’était pas homosexuelle, mais pédéraste[2].

Aujourd’hui, avec la pornographie, on semble croire que la vie sexuelle gaie exige une pénétration anale.

On semble ignorer l’aspect émotif, amoureux, lié intimement à toute relation sexuelle. Un partage sexuel peut-être positif ou négatif ou nous laisser complètement indifférent. Le plaisir est de plus en plus vif selon l’intensité du désir de l’autre. Une chose est certaine, entre gens de même sexe, le plaisir est beaucoup plus vif si les jeux sexuels sont faits à deux ou plusieurs. Pour que la masturbation soit vraiment jouissante, elle doit avoir sa part de fantasme, d’excitations. Il est aussi possible de vivre une expérience sexuelle sans passer par une pénétration.

On ignore l’importance de la tendresse, de la fascination, du plaisir d’être ensemble. Il y a aussi une grande complicité dans les rapports sexuels pédérastes à cause, en surplus, de l’interdit. L’état de secret fournit la joie de partager une connaissance intime et d’inspirer ses fantasmes.

La science a heureusement permis de prouver que l’orientation sexuelle nous accompagne dès la naissance. Elle fait partie de notre identité. C’est notre mode vibratoire. Accepter la pédérastie, c’est reconnaître au jeune adolescent le droit de décider lui-même de ce qu’il aime ou n’aime pas. La violence ne peut pas exister dans une relation où l’on a développé la tendresse et le respect l’un de l’autre.

Aujourd’hui, sous prétexte que les adultes sont libres d’être homosexuels, on condamne la pédérastie parce que ça passe mieux auprès de la majorité.   On  recycle la pédérastie en déviance pour la rendre inacceptable. Quelle hypocrisie ! Cela permet de dire que l’homosexualité est acceptable, mais selon l’âge, comme si on découvrait son homosexualité à 18 ans.

Combattre la pédérastie, c’est un moyen hypocrite de combattre l’homosexualité, en jouant sur les mots et les définitions. Tout tient à la peur que la société avait des homosexuels et qui s’est transmise dans notre façon de voir la sexualité comme si le jeune avait besoin d’un pédéraste pour découvrir que le sexe est beaucoup plus un plaisir qu’un danger. On croit que malgré l’internet, on pourra continuer d’imposer ses valeurs morales, oubliant que les jeunes d’aujourd’hui ont plusieurs sources d’information et sont donc moins niais que nous l’étions. Le métier de policier voyeur reprend du poids.

Si on veut vraiment protéger les jeunes, on doit à l’adolescence leur apprendre qu’il est normal d’être gai tout comme être hétérosexuel, en cessant de jouer avec la notion de l’âge pour enseigner le contraire de que l’on prétend leur apprendre.

Cependant, les jeunes doivent nécessairement savoir qu’il existe des psychopathes, et surtout les filles, doivent savoir que la traite des humains existe encore, malheureusement.

Les gais ont décidé de condamner les pédérastes parce que ça leur permet de ne pas avoir à faire face à la critique ultime contre eux, voulant que les gais pervertissent les jeunes.   Ils ont échappé à ce préjugé et ne veulent pas, avec raison, sous aucun aspect, à avoir à le revivre.

Dans l’histoire de la libération gaie au Québec, on oublie que, pour la majorité, l’homosexualité était en soi une perversion.

La pornographie et l’ostracisme.

Qu’est-ce que ça peut faire aux gens que je regarde, seul, dans ma chambre, des sites pornographiques qui me permettent d’être assez excité pour éjaculer quand je me masturbe. Je ne suis pas en lien avec des personnes vivantes et joignables.

Si cela me suffit pour combler ma vie sexuelle et ne pas avoir besoin de chercher autre chose, pourquoi en serais-je privé ? Cherche-t-on à interdire la pornographie même chez les adultes?

La Commission des droits existe pour défendre le droit des individus contre les abus de la majorité, c’est sa raison d’être;  mais elle préfère se ranger du côté du pouvoir judiciaire et religieux.

Le Québec est en pleine régression en ce qui concerne les libertés, car il doit se soumettre au Code criminel fédéral qui a été modifié par l’équipe Harper.

Aujourd’hui, les dénonciations se font sous le couvercle de l’anonymat. Le pire défaut d’internet est de permettre aux gens d’avoir le droit de mépriser les autres, grâce à l’anonymat. Quelqu’un qui n’a pas assez de courage pour dénoncer à visage découvert participe à la fascisation de la société. On accepte ce cancer pour plaire aux féminounes qui prétendent ne pas avoir l’écoute du système judiciaire. On essaie de faire des héros avec des salauds, les langues de vipère.

Bizarre, mais dans les causes sexuelles presque tous les membres de la chaîne de punition sont des femmes. Est-ce que les féminounes essaient de créer une nouvelle morale matriarcale ? Y a-t-il une autre façon de vivre sa sexualité qu’à travers la honte? Est-ce que la façon de voir la sexualité des mâles est la même que celle des femmes? Quand les féminounes parlent, elles parlent que des femmes. Les hommes sont que des vieux « mon oncle » cochons.

Ce mouvement anti homme est-il l’expression des nombreuses lesbiennes qui lancent des cris pour dénoncer la culture du viol dès qu’un homme les regarde?

Le harcèlement n’est-il pas de continuer son opération charme dès que quelqu’un a clairement indiqué qu’elle ne veut rien savoir? Est-ce respecter l’autre que de l’allumer pour mieux le laisser tomber ? Un nouveau petit moyen de prouver sa puissance de femme dominante.

Les féminounes prêchent l’égalité des sexes, mais pensent que l’égalité c’est leur remettre le pouvoir. Les féministes ne jouent pas aux victimes, elles prennent leur place en étant plus compétentes. S’il n’y a pas plus de femmes en politique, il faut d’abord se demander pourquoi ça ne les intéresse pas davantage de prendre leur place. Victimiser, c’est prendre une attitude de perdant, d’incapable, d’impuissant, ce n’est pas une attitude qui chasse la condescendance, bien au contraire.

L’élément principal dans toutes relations sexuelles est le respect de l’autre. Le consentement doit être évident.

L’ostracisme envers les pédophiles est aussi condamnable que l’inquisition. L’ostracisme va carrément contre la Charte des droits qui proclame le droit de tout individu à son intégrité physique et morale, à une conscience personnelle et à l’égalité des chances dans la vie. Le stress et la solitude sont les meilleurs gents pour donner un cancer.

Il faudrait que le système ait au moins la décence de distinguer entre une relation violente, autoritaire et une relation affectueuse, voir amoureuse.

L’essentiel est de savoir si ces gestes ont perturbé ou non le ou les jeunes concernés. Si c’est non, il faut passer à autre chose pour le bien de l’enfant.

Cependant pour protéger le jeune, on pourrait mettre fin à une relation, s’il est établi par lui que celle-ci lui est néfaste. Mais, il appartient d’abord au jeune de décider si elle lui apparaît comme néfaste ou non. Ce devrait être une des tâches des psychologues/sexologues que de l’accompagner pour qu’il voie clair.

Les répercussions de l’intervention judiciaire actuelle pour protéger le jeune peuvent produire totalement l’inverse; car, elles torpillent la vie émotive de ceux qui devraient normalement être protégés.

On n’envisage même pas que la sexualité puisse être une bonne chose, en dehors de normes actuelles.

Dommage que le système judiciaire ne le voit pas. Au-delà de la loi, on doit aussi voir ce que l’intervention provoquera[3].

D’ailleurs, on dirait que les lois sur la prostitution et la pornographie sont là pour lentement, hypocritement, permettre à nouveau de contrôler la sexualité des adultes, grâce aux nouvelles règles concernant internet.

Le système judiciaire prend et protège la place des religions.

Quand on ne sait pas de quoi t’accuser, on t’accuse de pornographie. C’est tellement large qu’on finira bien par trouver quelque chose qui justifie l’accusation.

On oublie que la sexualité est le principal élément constituant la vie privée.

On se sert de l’arrivée de l’internet pour recommencer le procès de la sexualité.

La science prouve que les religions sont souvent plus perverses que le péché de la chair qu’elles dénoncent.

Par contre, la protection des enfants est essentielle. Tout le monde s’entend là-dessus. C’est d’ailleurs pourquoi je me suis toujours prononcé contre la pédophilie. Si un adolescent peut décider ce qui lui convient, il en est autrement pour les jeunes de moins de 10 ans.

Par contre, ce n’est pas en jetant les pédophiles en prison qu’on réalise une meilleure protection. Au contraire, un pédophile, qui se croit en danger, ne risque-t-il pas de devenir dangereux?   On a établi que plus un pédophile est ostracisé, plus il aura tendance à passer à l’acte et éliminer les traces[4].  

Protéger doit être d’éliminer toutes possibilités de violence et de domination dans les rapports sexuels. C’est d’ailleurs ce pour quoi j’écris, même si on me prête d’autres intentions, souvent sans jamais avoir lu mes livres. 

Plus le contact est transparent, plus il y aura de chance qu’aucun enfant ne soit pas négativement affecté.

Les jeunes doivent apprendre que la sexualité est belle et bonne, et non seulement, une perversion dès qu’elle sort des limites du mariage ou de l’âge permis.

Notre façon de voir la sexualité ne doit pas reposer sur l’ignorance passée devenue loi.

Dès qu’il est question de pédophilie, on devrait s’assurer, grâce aux services de psychologues, que l’enfant n’a subi aucun traumatisme et la façon de s’y prendre pour le savoir ne doit pas être plus traumatisante que ce qui s’est passé. On ne doit pas non plus leur imposer la honte d’être une victime, mais insister sur leur noblesse d’être un humain.

En donnant aux gestes sexuels des proportions qui n’existent pas, on fait croire au jeune qu’il a commis ou subi un crime affreux, ce qui est nettement exagéré. Sauf si on est religieux, le sexe n’est ni bon, ni mal. C’est une réalité qui existe de la naissance à la mort et personne ne devrait se sentir coupable ou honteux que l’humain soit ainsi fait.

Par ailleurs, qui peut être à l’aise de venir raconter ses expériences sexuelles et de les lire ensuite dans les journaux? Cette façon de juger n’est-elle pas exactement comme les fameuses écoles de reconversion qui se sont établies pour remettre le jeune gai sur le droit chemin de l’hétérosexualité. Le chemin du ciel est jonché de bonnes intentions. Toutes les personnes très religieuses ont besoin de tout faire pour convertir les mauvais pécheurs et les amener à être comme eux, qui détiennent seuls le monopole de la vérité et de la sainteté.

On doit aussi reconnaître qu’une relation sexuelle peut avoir chez certains jeunes des effets bénéfiques et on doit en tenir autant compte que le contraire. Qu’est-ce que l’âge peut changer? Rien. S’il ne se produit rien de traumatisant, le jeune oubliera très vite ce qui s’est passé contrairement à ce que l’on prétend au Québec, à savoir qu’un rapport sexuel en jeune âge est le vol de son enfance.

Les jeunes ne pensent que très rarement au sexe alors dire qu’ils sont obsédés parce qu’ils ont connu une expérience sexuelle, c’est oublier que ce jugement est celui des adultes et non celui des jeunes.

Dans certains pays, la société accepte que le massage, même génital, des enfants soit une bonne chose. Pourquoi est-ce mal ailleurs, sinon que la vision des actes sexuels est culturelle et non le produit d’une loi dictée par Dieu lui-même?

Les actions génitales ne changent rien à l’amour et à la tendresse qui existe dans la pédérastie. L’aspect émotif de la relation peut aider à s’épanouir quel que soit l’âge. Cependant, cela n’est possible que s’il y a consentement absolu.

La honte et la culpabilité, naissant d’une relation qui implique une forme génitale, ne sont que le fruit de ce que les adultes pensent parce qu’ils se sont fait laver la cervelle par les religions et leur idée de péché. Il est normal d’être sexué. Il est normal de ressentir le goût et le besoin de partager cette réalité. Quel que soit l’âge, personne n’en ressort physiquement amoché, s’il n’y a pas de violence ou de domination. Aucun jeu sexuel, sauf la sodomie, ne peut être souffrant ou désagréable.

Dans une relation pédéraste, l’aspect émotif est mille fois plus important que de savoir s’il y a eu ou non passage à l’acte. La loi devrait protéger les jeunes et non assurer la surprotection des normes religieuses.

On oublie trop souvent l’aspect affectif de ces relations afin d’imposer une morale mur à mur. Cela crée souvent plus de tort que de bien chez le jeune. Celui-ci sort de l’expérience en pleine dépression nerveuse, car il est divisé entre ses émotions et le fracas que cause le système de répression en s’en mêlant. Les associations pour l’aider servent à le rendre insensible aux dommages que ces révélations peuvent apportées.

Ce n’est pas vrai que tout contact sexuel en bas âge cause un traumatisme.

Par contre, le lien affectif est évident dans ces rapports. Il ne faut pas tout condamner, car, pour certains,  cette forme de relation peut leur permettre de mieux se développer comme auparavant dans la Grèce antique. 

Faut-il bannir la pédophilie au cas où? C’est discutable. Puisque la pédophilie est innée, comment peut-on respecter un individu sans le condamner éternellement? Il y aura des pédophiles tant que la race humaine existera.

Par contre, éliminer toute forme de violence dans les actes sexuels, c’est une nécessité absolue, il n’y a aucun doute là-dessus.

Il faut s’assurer que le consentement soit clair et non une espèce de jeu de conscience pour justifier la future dénonciation qui se fera hors contexte émotif.


[1] – Une bonne éducation sexuelle doit aussi servir à prévenir la violence conjugale.

[2] – Tant qu’on fera une nuance entre les deux. Mais, dans la réalité, ce sont la même chose, sauf l’attrait quant à l’âge.

[3] Surveiller et punir, Michel Foucault, Gallimard, 1975

[4] — Dans les trois derniers mois, le Journal de Montréal a rapporté  deux cas où le tueur est passé à l’acte parce qu’il avait peur d’être dénoncé. Un mort, c’est déjà de trop.

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