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De la pudeur à la paranoïa (12).

avril 11, 2020

Il faut lire dans le sens de 1 à 10+

L’égalité homme femme demeure la plus grande révolution contemporaine. Elle doit être au centre de toute éducation sexuelle, car, elle se base sur le respect mutuel. Celle-ci doit nous apprendre le respect plus que la culpabilité. Elle doit faire comprendre que toute liberté est porteuse d’une responsabilité. Il est impossible que le sexe soit un plaisir sans un profond respect mutuel. Toute relation émotive, amoureuse, laisse une marque d’où l’importance de réaliser le poids émotif de nos relations.

On n’a pas le droit de forcer tout le monde à être scrupuleux, pas plus que de forcer quiconque à consentir à une relation sexuelle.

L’éducation, c’est apprendre à avoir un comportement autonome, une conscience personnelle.

L’essentiel est la non-violence et chercher à réaliser le maximum de ses capacités pour soi et les autres ainsi que le respect du bien-vivre ensemble[1].

J’ai,  comme individu,  le droit de croire dans la liberté sexuelle et de penser qu’un jeu sexuel n’a rien de criminel.   C’est ce que la Charte des droits appelle la liberté de conscience.

Ne sommes-nous pas libres? A-t-on le droit de penser autrement que la majorité?

L’important est que ceux qui participent à ces jeux soient bien conscients et d’accord d’y participer. Et, la conscience n’est pas une question d’âge, mais de développement intellectuel et moral.

On n’apprend pas d’un  coup comment se comporter, comme si la vérité devait nous être révélée et nous renverser comme cela est arrivé à Saint-Paul.

C’est la réflexion et l’expérience qui nous permet de nous créer une conscience personnelle. Il peut y avoir des échecs et des entorses.

On n’a pas à accepter d’être aussi scrupuleux que les féminounes qui vivent une véritable paranoïa et qui deviennent hystériques juste à entendre le mot pédophile. On peut être un peu plus nuancé. On peut même ne pas vouloir de sexe et être tout  aussi normal. La vie n’a pas qu’une couleur elle est un arc-en-ciel.

Le statut de la femme a toujours été déterminé par les religions ou les règles de castes. Deux empires où règne la haine de tout ce qui est féminin.

Pourtant, ce sont les féminounes qui aujourd’hui prêchent la morale sexuelle de culpabilité que nous ont imposée jadis les religions. On dirait que certaines femmes ont peur d’être libres. Elles transmettent aveuglément, hystériquement, les croyances religieuses de haine et de peur face à la sexualité.

Ainsi, la nudité devient une catastrophe comme une profonde cicatrice qui s’installe dès que l’on voit une personne nue. Et encore, être nu n’est même plus « être vraiment nu », il suffit de porter des vêtements qui ne recouvrent pas la majorité du corps, pour se prétendre nu. On parle de fouille à nu alors que celle-ci permet de garder bobettes et brassière.

Le nu devient « être un peu déshabillé ». Le vocabulaire utilisé dans les conversations est de plus en plus scrupuleux et monstrueux.

La chasteté n’a pas de limite, elle est de plus en plus perverse. 

Il faut avoir l’esprit tordu pour toujours voir du mal dans la sexualité.

Le scrupule, face à la nudité, est souvent une façon d’exprimer le rejet de son corps. Si on ne créait pas de normes quant à la beauté, la peur du regard de l’autre ne nous habiterait pas comme une obsession. Et, malheureusement, la peur du regard de l’autre est un phénomène particulièrement féminin, même si elle est souvent l’œuvre d’hommes à travers les modes.

Par contre, certains hommes prétendent ne pas être responsables dès qu’une fille montre un pouce de chair. Cette irresponsabilité masculine commence à être décriée avec raison.   Si tu ne veux ou ne peux pas voir de nus, tu n’as qu’à regarder ailleurs; car si tu ne peux pas voir de nus sans devenir fou, tu as un problème.   Mais tu as aussi un problème, si voir un nu te rend hystérique.

Quand tu fréquentes un club nudiste, personne n’est traumatisé en te voyant nu. On dirait qu’après un certain temps de gêne (probablement l’éducation), la nudité ne nous affecte plus. D’ailleurs, dans l’antiquité, les sports se pratiquaient absolument nus. Les gladiateurs s’en portaient bien et les spectateurs aussi.

La peur de la nudité est devenue une vraie folie. Cette cicatrice, ce malaise est simplement le fruit d’une éducation dans laquelle l’attrait du corps est en soi une perversion. Pourtant, la beauté, ça existe.

On nous apprend dès notre enfance à ne pas nous accepter en tant qu’être sexué.

La réalité sexuelle d’antan n’a pas changé, mais on a partiellement compris depuis que la répression d’une réalité humaine est inacceptable, surtout si elle touche votre identité, et par conséquent, votre réalité. On a ainsi accepté l’homosexualité et les transgenres. Bizarre que l’on continue de refuser de reconnaître que la pédérastie est une forme de nuance à l’intérieur de l’expression de son homosexualité.  À l’époque, les gais craignaient d’être confondus aux pédérastes parce que ça les empêchait d’obtenir un minimum de tolérance. Depuis, les gais peuvent s’affirmer selon leur vrai nature et personne ne peut leur enlever ce droit[2]. C’était compréhensible de ne pas le reconnaître avant que la science prouve que l’orientation sexuelle existe dès la naissance et se manifeste très jeune. Il est possible dès l’âge de cinq ans, grâce à la dilatation de la pupille des yeux,  d’établir quelle sera l’orientation sexuelle d’un individu.

Personne n’est responsable de son orientation sexuelle, on naît avec et on doit apprendre à vivre avec.

Dans les cours sur la sexualité, on devrait parler des limites de la sexualité dans la recherche d’un bonheur permanent; car, dans la sexualité, pour que le plaisir dure, il faut absolument de l’amour.   Le bonheur est impossible sans amour et il est impossible d’aimer les autres, si on ne s’aime pas soi-même.

L’amour est un sentiment personnel qui se développe selon sa nature. Étant l’expression du plus profond de sa réalité, l’amour ne peut pas exister dans une recette universelle. On peut cependant comme Aristote essayer de le définir.

La science s’est tue quant à la sexualité des enfants en gardant l’obscurantisme sur le développement de la sexualité humaine individuelle. On préfère dire que tous les individus sont pareils, c’est plus facile à gérer en attendant que ça dégénère.   Pourtant, rien n’est plus faux. (Voir La vie sexuelle des enfants? de Patrick Doucet, édition Liber). Même les pénis sont différents, selon l’âge et la coupe du prépuce à la circoncision.

Chaque individu a son propre rythme de développement et de découverte de sa sexualité.

Plusieurs femmes sont jalouses des hommes et n’acceptent pas que les plus beaux mâles soient gais, mais la guerre à l’homosexualité reposait surtout sur la protection des enfants. On croyait que les gais aiment les enfants. C’est vrai, mais ce n’est pas un amour génital.

Ainsi, pour combattre l’homosexualité, les féminounes ont inventé le terme pédophilie, sous prétexte de protéger les jeunes des mauvais adultes pervers. Elles ne font pas la nuance entre un enfant et un adolescent, entre un gars et une fille. Elles nient la différence qui existe dans la façon de vivre sa sexualité, selon le sexe, l’âge et l’orientation sexuelle. Pourtant, la Charte des droits garantit aux enfants le droit à leur intégrité physique et psychologue ; mais il semble que ces belles paroles ne soient que du vent.  Les adultes continues de décider pour les adolescents.

On a inventé le mot pédophile, parce qu’à l’époque où on a inventé les mots pédophiles et gais, on ne s’entendait pas sur les définitions par pure ignorance de la situation des autres. On croyait que la pédérastie touchait seulement les gars, ignorant que les lesbiennes peuvent aussi être, elles aussi, attirées par les petites filles.

Tu ne deviendras pas homosexuel parce que tu vis une expérience gaie dans ton enfance; même si c’était autrefois l’argument massue utilisé pour combattre l’homosexualité. Tu nais selon une orientation sexuelle et elle demeura jusqu’à ta mort, même si tu te permets d’autres expériences. Ton orientation sexuelle, c’est ta vibration.Chaque individu a sa propre vibration. C’est ton essence.

À cette époque, on ne croyait pas non plus qu’un pédéraste puisse devenir homosexuel, c’est-à-dire être attiré par les mâles de plus de 15 ans. Cette possibilité existe et est même vue comme une forme de guérison. Par contre, le système est de plus en plus fou, en combattant la différence entre deux personnes qui s’aiment, comme si l’amour avait un âge.

La peur de l’initiation à la sexualité d’un ado par un adulte est strictement basée sur une peur irrationnelle. Certains jeunes chercheront des aventures avec leurs aînés, même si c’est très loin d’être la majorité des jeunes. On oublie que tous les jeunes naissent sexués et que certains chercheront des aventures qui tiennent à leur désir d’exploration. Les petits précoces, ça existe depuis toujours ; mais on en faisait simplement pas tout un plat.

Par contre, certains ne veulent rien savoir, ce qui est leur droit le plus strict. Ils refuseront tous les jeux sexuels d’où l’importance primordiale de faire du consentement le centre de toutes les relations sexuelles. Le consentement, c’est oui, pas peut-être. D’ailleurs, habituellement ceux qui dénoncent sont ceux que l’expérience n’a été que partielle et insatisfaisante. Plusieurs gars pourraient raconter que leur premier désir sexuel est survenu vers les 10 ans et qu’ils n’en ont jamais souffert, même s’ils avaient vécu cette expérience avec quelqu’un d’autre, plus âgé qu’eux.

Évidemment, ceux qui sont pour la répression citent les statistiques, disant que ce n’est que la tête de l’iceberg, car plusieurs n’osent pas dénoncer. Si personne ne parle, comment peut-on dire qu’un tel pourcentage des cas non révélés aurait eu une expérience sexuelle non consentie? Comment peut-on prétendre que ce n’est que la tête de l’iceberg? Qui nous prouve que ce n’est pas le contraire? On peut aussi se taire parce qu’on a bien aimé ce qui s’est passé ou qu’on respecte son droit à la vie privée.

Pour que le consentement soit complet, il est aussi essentiel de savoir que le langage non verbal est aussi important qu’un oui ou un non verbal franc.

Si pour une bonne quantité de femmes, la sexualité a été dès le début quelque chose de répugnant ou du moins sans plaisir, c’est aussi peut-être parce qu’on n’ose pas dire à un gars ce qui fait sexuellement plaisir à une femme.

Il est à noter qu’on ne fait que commencer à se poser cette question. C’est pourtant fondamental pour réaliser une union agréable pour le couple entier et non seulement pour le gars.

Le sexe devrait être abordé sans gêne et sans honte. C’est une réalité comme toutes les autres. Si ça nous rend inconfortables, c’est que quelque chose cloche dans notre éducation quant à la perception que l’on se fait des humains.

Dans l’enfance, la sexualité n’a pas du tout le même sens chez l’enfant que chez l’adulte.   Pour l’enfant, la culpabilisation, l’approche négative de la sexualité, n’existe pas encore. Elle est le fruit de notre éducation ou plutôt d’une mauvaise éducation.

Pour l’enfant, la sexualité n’est qu’une différence physique entre les êtres et cette différence est un élément de découverte de soi et de l’autre. Un objet de curiosité.

Le mal, la perversion n’existent pas encore dans l’imaginaire de l’enfant. Cette peur de la perversion viendra des adultes.   Les jeunes sont forcés d’y croire; car la société entière va dans ce sens et l’enfant n’a pas encore un sens critique assez développé pour différencier objectivement ce qui est dangereux, bien ou mal.

La peur de la pédophilie[3] est la transposition de la peur des féminounes envers l’homme. Une peur, surtout de la pénétration, qu’elles transposent sur les jeunes.

On confond souvent l’amour, qui exige une liberté absolue, avec la domination égoïste pour satisfaire ses propres désirs. C’est malheureusement une réalité mâle qui disparaîtra seulement quand l’égalité profonde homme femme existera.   L’autre dans un couple ne nous appartient pas exclusivement. « Mon corps n’appartient qu’à moi ». La jalousie est pire que l’agression sexuelle. Elle est responsable de la violence au foyer, tout comme peut l’être la consommation abusive de boissons ou de drogues.

Les féminounes ont nié complètement la différence entre la pédophilie et la pédérastie, niant du même coup l’histoire de la pédérastie à l’époque de la Grèce antique.

Vers les 1970, on disait que la pédérastie était propre aux hommes, que c’était exclusivement homosexuel.   On en niait l’existence chez les femmes, d’où l’on a voulu un terme (pédophilie) qui touche les deux sexes pour parler des rapports sexuels entre un adulte et un jeune. 

On respecte ainsi l’égalité; mais on nie qu’il y a une différence de perception évidente de la sexualité, selon que l’on est un homme ou une femme. Il suffit de regarder la différence corporelle pour comprendre que la perception ne peut pas être la même. C’est exactement ce qui arrive aussi entre un homme hétérosexuel et un homosexuel. Chacun de son bord, on ne comprend pas ce que l’autre ressent.

C’est pour protéger les plus faibles de la masse que l’on a créé la Charte des droits. Aujourd’hui, par fanatisme, on voudrait faire oublier l’existence de cette loi. On oublie pourquoi elle existe.

On a fixé l’âge de consentement à 14 ans pour bien marquer le droit de la fille de vivre sa vie sexuelle. Cela lui permettait d’acheter ses contraceptifs, sans la signature des parents, et parfois même, malgré le non-consentement des parents qui voient toujours leurs enfants comme des bébés. Cette règle a été créée dans la Charte pour respecter l’égalité des jeunes et des adultes, le droit pour les enfants de se créer une conscience personnelle.

On oublia qu’il y a une grande différence physique dans le temps quant à la vitesse de développement sexuel d’un gars et d’une fille, d’où les problèmes pour arriver à un âge de consentement respectant les deux sexes. 

L’entrée au secondaire me semble, dès lors, plus pertinente, car, ça respecte la réalité de la vitesse de développement de tous les jeunes. C’est jeune, c’est évident ; mais au moins ça respecte les jeunes et leur réalité. Cela respecte leur droit de se créer une opinion. Aucun individu n’est pareil. Il faut cesser d’écraser le développement individuel parce qu’on a peur.

Ne plus être  l’objet de la répression n’est pas une invitation à vivre une expérience sexuelle. Ce n’est pas parque tu n’auras pas de sanction si tu participes à des relations sexuelles que ça veut dire qu’il faut que tu en aies. « Ton corps t’appartient. Tu aimes ou tu n’aimes pas ».

La naissance du mot pédophilie fut essentiellement la négation de la sexualité chez les enfants. La science prouve que c’est une approche qui ne correspond pas à la réalité des enfants.

Une réflexion objective sur la sexualité est encore un élément tout nouveau. On ne semble pas pouvoir la faire sans grimper dans les rideaux. Le Québec n’a pas appris que les jeunes ont aussi des droits. Ils ne sont pas la propriété des parents. Les parents doivent apprendre à respecter les individus qui forment leur famille.

Notre approche actuelle nie absolument le droit de l’enfant quant à sa curiosité sexuelle parce que d’entrée de jeu on croit que la sexualité est mal. Elle nie tout droit à des expériences sexuelles[4], car, il y a un monde entre une relation violente ou dominatrice et le partage d’un jeu ou d’un amour qui répond à la curiosité quant au corps de l’autre.

C’est pourquoi j’ai appelé ces rapports de l’amourajoie, et les participants, des amourajeux. L’amour n’a pas d’âge.   L’amour, quand on est jeune, est surtout un jeu. Mais, j’ai commencé à étudier pour devenir professeur et j’ai abandonné la lutte pour la liberté sexuelle. Un être extraordinaire changeait ma vie de petit « bum » en vie plus acceptable. Mon besoin de changer la société se modifiait. J’étais moins rebelle.

En fait, la peur sexuelle des féminounes est projetée sur les enfants. Elles les croient aussi vulnérables qu’elles se sentent vulnérables.

Pourtant, à moins qu’il y ait violence, les jeux sexuels ne peuvent être que plaisirs.   On y voit que du mal, à cause de notre éducation religieuse, qui fut reprise par la bourgeoisie.  

La bourgeoisie a fait de la pudeur, une marque sociale de sa classe. On est prude sous prétexte que l’on connait mieux que les autres, ce qui est souvent le contraire de la réalité.

La sexualité pour un mâle est pur plaisir alors que pour certaines femmes, souvent à cause de la pénétration, la sexualité est souffrance ou déplaisir.

Qu’on le veuille ou pas, juste l’aspect des organes sexuels suffit à créer une perception, un point de vue de la sexualité bien différent entre l’homme et la femme. Quoique cette différence existe, elle n’enlève rien à l’égalité fondamentale d’être un être humain.

On nie cet aspect et on refuse ainsi d’aborder ce sujet avec les préoccupations de tous : comment rendre la sexualité épanouissante pour tous[5]?

Personne ne choisit son orientation sexuelle, c’est-à-dire ce qui nous attire.   Souvent l’attraction entre nous repose sur des symboles que l’on n’est même pas capable identifier.

Freud a d’ailleurs été souvent ridiculisé parce qu’il ramenait tout au sexe. On niait ainsi la grande part d’inconscient qui existe dans notre orientation sexuelle.

Pourquoi être attiré par tel ou tel individu, pourquoi un homme plutôt qu’une femme, pourquoi préférer une petite queue à une grosse ? Qu’est-ce qui dicte notre attirance vers l’autre? Une question d’atomes crochus, mais qu’est-ce qui dictent les règles de cette attirance naturelle?

Est-il normal d’essayer de changer la nature profonde d’un individu pour répondre à des normes religieuses ou judiciaires? La religion chrétienne ne parle-t-elle pas de l’obligation de contrôler la nature, surtout sur le plan sexuel?

Est-ce que les valeurs de tolérance face aux péchés sexuels sont seulement le lot d’un certain christianisme qui croit dans la charité? Qu’est-ce qui est le plus important la chasteté ou l’amour ?

Il fut un temps où le scrupule sexuel n’existait pas. La répression sexuelle est même une réalité assez nouvelle, qui a vu le jour avec le 19e siècle, à l’époque de la reine Victoria.

Essaie-t-on maintenant d’implanter une morale sexuelle plus sévère partout sur terre? Essaie-t-on de contrôler la sexualité des adultes avec les règles sur la pornographie?

Aujourd’hui, les scrupuleux (ses)  proclament leur aversion pour la liberté sexuelle, sous prétexte de protéger les enfants.   Ils statuent du haut de leur vie d’adulte que les enfants souffrent des expériences sexuelles qu’ils peuvent avoir, sans même chercher à comprendre ce que représente réellement pour eux une aventure sexuelle. 

On ne fait aucune nuance entre une relation qui est l’aboutissement de l’amour entre deux êtres. On oublie que ce peut être un plaisir, un jeu ou une expérience forcée et violente.

C’est un des éléments que j’ai toujours dénoncés à travers ma vie et mes écrits. On amplifie par millions les retombées négatives des jeux sexuels dans la vie des enfants. On exagère. Et, parfois, on nie la réalité et la vérité. 

On voit les jeunes comme une bande d’innocents, incapables de réfléchir et de se faire leur propre idée.   Si on avait des statistiques sur ceux qui ont aimé ça, on aurait peut-être des surprises.

Pour les scrupuleux, le désir sexuel est en soi un vice. Selon eux, il est plus condamnable quand il y a, en plus, une différence d’âge. On s’imagine que plus on est vieux, plus on est responsable.   Donc, qu’il appartient au plus vieux de dire non, mais il faut pour ça, que le vieux pense qu’il y a quelque chose de mal, de reprochable, pour devoir dire non. 

Est-on obligés de croire, tous, que le sexe est mal?

N’a-t-on pas le droit d’avoir une manière différente de voir la chose?   L’arrivée de la pilule n’a-t-elle pas tout changé, surtout pour la liberté chez les femmes, puisque tu peux faire l’amour sans enfanter?

La seule vraie question est : qu’est-ce qu’il y a de mal dans une relation sexuelle avec une jeune personne plutôt qu’un adulte? Qu’est-ce que l’âge vient faire dans le débat?

S’il n’y  a pas de différence de perception entre adultes, pourquoi y en aurait-il quand il s’agit de personnes d’âges différents? La violence? La domination?   Est-ce que fasciner quelqu’un, c’est le dominer?

Quel plaisir a déjà créé un traumatisme? Est-ce mal que le jeune reçoive un cadeau? Un cadeau, ça fait plaisir. D’ailleurs, des cadeaux, quand ils sont en amour, les adultes en font à grande échelle? N’est-ce pas voir là du mal, alors qu’il n’y en a pas? N’est-ce pas croire que le jeune est trop niaiseux pour pouvoir résister. Ce qui compte, c’est l’intention. 

Évidemment, on dira que les cadeaux, c’est pour les influencer. Habituellement, on donne un cadeau pour être gentil, pour faire plaisir. En fait, on trouve ça mal parce que ce sentiment est lié à l’âge et surtout au sexe. C’est mal parce que les religions prétendent que ce l’est.

Le traumatisme du jeune vient plutôt du fait que les adultes lui disent sans cesse que le sexe est quelque chose de mal, de sale, de pornographique? Cette morale a été responsable du suicide de nombreux jeunes auparavant. Pourquoi la maintenir dans ce cas? 

Le jeune ne s’assèchera pas, ne sera pas privé de sperme plus tard,  ne sera en aucun moment blessé, en jouant aux fesses

À moins d’être sadomasochiste, les relations sexuelles sont plutôt agréables et souvent l’expression de l’amour.   La cerise sur le sundae.

Jésus n’a-t-il pas été le premier à prendre la défense de Marie-Madeleine? Il lui a tout pardonné parce qu’elle a su aimer.

On agit aujourd’hui comme si les individus étaient maîtres de leur libido. On va même jusqu’à se servir de médicaments pour agir sur les libidos trop prononcées, des recherches comme le faisaient les SS. 

Ces rapports peuvent être positifs, autant pour le jeune que pour le vieux;  tout dépendamment de comment ces relations sont vécues à savoir si on ressent de la liberté et du plaisir ou de la domination et de la violence.

Sans violence et sans domination, le sexe pour un garçon est un plaisir, particulièrement à partir de l’adolescence,[6] à cause des changements corporels.

Aujourd’hui, c’est très in pour un jeune dans la vingtaine de rechercher son petit vieux. Les jeunes se cherchent un modèle ou individu qui saura les aimer. Comment peut-on croire que ce désir de tendresse naît seulement quand on est adulte? Ceux qui ont le courage de raconter leur histoire sexuelle conviennent souvent que chez eux le désir réel de la sexualité est apparu entre dix ans et seize ans[7]. Mais, personne n’est tenté de le crier sur les toits.

Le besoin de confession (de dénoncer) est le lot de ceux qui se sentent coupables et honteux. Ils doivent donc avoir une perception très négative de la sexualité pour réagir ainsi. Ce n’est pas pour rien qu’il faut préparer les victimes, il faut leur faire croire qu’ils se sentiront mieux et plus purs quand ils auront effectué leur dénonciation. Ils doivent croire que tous les déboires qui surviennent dans leur vie sont dus à une expérience sexuelle dans l’enfance. Il y a bien plus de chances que leur vie ait été changée à cause de la drogue, la boisson ou un mauvais ami.

Pour protéger les victimes, il faudrait plutôt s’assurer, grâce à des services de psychanalyse et de psychologie, que la victime cesse de se voir comme si elle avait été salie, éliminer tout ce qui crée de la culpabilité et réanimer la fierté personnelle.  

Elle doit aussi comprendre qu’il n’y a aucun mal d’avoir consenti et d’avoir aimé son expérience.

Le vrai problème de nos jours est de ne pas rechercher la vérité, mais d’essayer uniquement de justifier sa position. L’autorité pour l’autorité. La loi, c’est la loi.


[1] -Ne fais à autrui, que ce  que tu voudrais qu’il te soit fait.

[2] -C’est un peu faux puisque Poutine a restreint les droits des gens homosexuels.  Bizarre que le monde soit dirigé par des gens presque fous et imbus de pouvoir.

[3] – Il est évident que tout pédophile qui se sert de violence ou de domination est dangereux.

[4] – Il semble, selon les changements apportés par les conservateurs, que l’on veut même établir une interdiction à partir de la différence d’âge entre les jeunes. Il ne faudrait pas s’aimer, si on a plus que deux années de différence. Comme si ça marchait de même dans la vraie vie. Quel idiot à amener ce changement légal?

[5] La sexualité occupe une place passagère dans nos cerveaux. Dans le monde à venir, la sexualité sera probablement la moindre de nos préoccupations, car la survie sera loin d’être assurée, à cause des changements climatiques et la pollution (qui joue un rôle prédominant dans la capacité d’avoir des enfants).

[6]– Certaines femmes – une sur 10- souffrent d’endométriose ou autres maladies qui rendent pénibles les rapports sexuels. (Journal de Montréal, 7 janvier 2017, page 54

[7]– J’ai rencontré avec ma mère, un postier avec qui j’aimais me retrouver en compagnie alors que j’avais environ 10 ans. Il me demanda  pourquoi j’aimais tant être avec lui. Était-ce à cause de son chien ? Je n’ai pas répondu, car j’étais gêné d’avouer devant ma mère et l’épouse de mon ami que je souhaitais qu’il me prenne le pénis pour savoir ce que ça faisait.

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