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De la pudeur à la paranoïa (11).

avril 10, 2020

Le livre se lit de1 à 10+

Les pédophiles sont statistiquement des exceptions.   Maintenir la peur d’en rencontrer un à chaque coin de rue est une forme de surprotection qui nuit au développement individuel des enfants. La peur est une très mauvaise école.

Ainsi, la peur ou la haine de la sexualisation peut devenir la manière la plus efficace pour se sentir rejeté, condamné par tous ceux qui devraient nous aimer.

Ça commence mal une vie, si on pense que l’on est corrompu parce qu’on est intrigué par son corps et celui des autres. La comparaison de son corps à celui d’un autre est chez l’enfant un geste tout à fait normal.

Ainsi dès l’enfance, on nous oblige à vivre contre nature, en nous plongeant dans une morale sexuelle qui ne s’applique pas quand tu es enfant, simplement parce que tu ne peux pas procréer et que tu ne subis pas encore les hormones à la source de la sexualisation.  

Pour un enfant, la sexualité ne représente rien de bien ou de mal, elle peut être tout au plus un objet de curiosité. Elle peut aussi être un traumatisme, si l’enfant est obligé à participer à un geste qui le dégoûte.

Qu’on le veuille ou non, l’enfant est un être sexué dès la naissance. Son sexe déterminera sa perception de lui-même, son identité, autant que l’éducation.

On s’imaginait que l’homosexualité était anti naturelle parce qu’un homme ne préfère pas une femme. C’était une autre histoire de religion, d’ignorance de la nature humaine. Les gais qui se sont mariées pour échapper à leur nature, ont souvent été malheureux.

Les religions sont les pires ennemis de la science et de la recherche de la vérité. Elles nous forcent à vivre dans un moule sclérosé, basé sur le refus de sa réalité humaine. On ne peut pas être des anges quand on est des humains.

Si on veut être partie intégrante de la société, il faut respecter l’autorité, ainsi, les religions parviennent, l’histoire nous le prouve, à faire emprisonner, sinon tuer, ceux qui osent ne pas partager leur morale.

Le plus étonnant est qu’aujourd’hui, on fait tout un plat avec une histoire de masturbation. Il a pourtant été établi que la masturbation est un véritable mécanisme de défense, car elle permet de combattre très efficacement le stress et le mal intérieur. Plus encore, on vient de découvrir que c’est une arme préventive chez l’homme contre le cancer de la prostate.

Pourtant, le système judiciaire en fait encore tout un plat. On va jusqu’à prendre des plaintes pour des masturbations intergénérationnelles, même après 20, 40 ans. Cela sert à protéger qui ? On n’a pas besoin d’envoyer le plus âgé en prison parce qu’un individu décide de  parler de ses expériences sexuelles de jeunesse. La confession ne libère pas nécessairement, elle peut même créer une nouvelle gêne du fait que les autres savent, d’où le système se fend en quatre pour s’assurer que le nom de la victime supposée ne soit pas connu. Elles (ils) risqueraient de passer du statut de victime à celui de niaiseux.

Enfant, lorsque je me masturbais; selon l’Église, je commettais un péché mortel, donc, digne de damnation. Par contre, une fois confessé, avec le regret et le ferme propos de ne pas recommencer, ce péché n’entraînait comme punition que quelques dizaines de chapelets.

Au moins, la religion catholique du temps a su tempérer ses ardeurs, ce que ne font pas nos systèmes judiciaires ou la pensée unique.

La différence entre féministe et féminoune.

Les féministes dénoncèrent avec véhémence et avec raison l’inégalité homme femme. 

Elles affirmaient enfin : « Ton corps n’appartient qu’à toi ». Elles voulaient contrairement aux féminounes (féministes anti sexe) devenir maîtresses de leur corps ainsi que de leur vie. Les privilèges accordés aux mâles devaient dorénavant aussi leur appartenir. Ce avec quoi je suis parfaitement d’accord.

Contrairement aux féminounes, qui basent leur sexualité sur la victimisation, la sexualité chez les féministes, n’était pas rangée dans la case des peurs et des perversions, mais un élément essentiel dans l’appropriation de sa vie.

Les féministes voulaient que les femmes soient maîtresses de leur propre sexualité, donc, de leur corps et de leur vie.

Le féminisme d’alors était beaucoup plus large qu’une simple dénonciation des mœurs sexuelles des mâles, entraînant une peur infantilisée de la sexualité, bannissant jusqu’au langage de nature sexuelle entre adultes.

Les féministes ont pu mettre fin, dans la mesure du possible, à la violence conjugale, en apportant un support aux femmes qui en avaient assez d’endurer. C’est une immense victoire. La violence conjugale existe bien plus que la pédophilie, mais on n’en parle presque jamais.

L’inégalité salariale est un autre exemple flagrant de la discrimination envers les femmes.

J’ai toujours appuyé les féministes dans cette lutte et je ne comprends pas que l’égalité salariale ne soit pas déjà une réalité.   C’est absolument inacceptable qu’une femme gagne moins qu’un homme pour le même travail.

Heureusement, du moins, le gouvernement fédéral a institué une enquête nationale sur les meurtres commis envers les femmes autochtones. Les libéraux semblent vouloir mettre fin à ce scandale. C’est une mesure extraordinaire qui j’espère aura des résultats tout aussi extraordinaires. C’est incroyable que l’on assiste en silence aux meurtres des femmes autochtones, c’est quand même mauditement pire qu’un toucher, même qu’un viol.

Les féministes s’attaquaient aussi à l’aspect économique, au rang des femmes dans la société. L’égalité homme femme n’était pas qu’un moyen de brailler pour dénoncer le fait que ceux qui nous entourent ne soit pas aussi scrupuleux que nous. Le féminisme était la fierté d’être une femme. Cette possibilité n’existe que si on a l’amour de soi.

On est rendu fou à force de vouloir rejeter la sexualité. 

Regards, paroles, touchers, tout y passe. Le scrupule est devenu omniprésent parce que tout le monde s’intéresse à ce qui se passe dans les pantalons des voisins.  

À moins qu’il y ait violence, la sexualité des individus ne regarde, ni le gouvernement, ni le système judiciaire, ni les médias sociaux.

La sexualité libre est le principe fondamental du droit à la vie privée.   Qu’est-ce qui peut être plus privé que la vie sexuelle ?

On essaie tellement d’éliminer la séduction de la réalité féminine et son besoin de se confesser, que dès qu’une femme est regardée trop longtemps, on crie au harcèlement. Pourtant, elles passeront des heures à se maquiller pour être regardées. Une réflexion qui semble macho, mais qui est celle de bien des hommes, et qui correspond à une certaine réalité.

Le scrupule fondé sur la honte du corps devrait être vu comme une névrose obsessionnelle et soigné, grâce à la psychologie.

Les féminounes propagent, avec plus de succès, exactement le même credo que celui des religieux de mon enfance. Elles rétablissent une morale de scrupules, une propagande selon laquelle, la sexualité est rendue presque aussi dangereuse que le meurtre. Pourtant, personne ne peut prétendre que les jeux sexuels ne sont pas un plaisir, tant qu’on respecte son partenaire.

Le féminisme fut un mouvement d’émancipation important, essentiel, jusqu’à ce qu’il soit récupéré et devienne la voix des féminounes qui reprend le sermon des curés. Quel recul! 

Le « dénonce » des féminounes équivaut à la confession publique, d’où ce besoin de se présenter sans cesse comme une victime? Comment peut-on être victime, s’il n’y a pas de violence? Il faut croire alors que le sexe en soi est mauvais, ce qui est plus que très discutable. Est-ce que le #moi aussi est une création des Mormons d’Hollywood? Ce mouvement a cependant permis de se rendre compte de la fragilité du respect et du manque d’éducation des garçons quant à la façon d’agit avec les filles. S’il n’y a pas consentement, il faut dénoncer.

Le féminisme fut la plus grande et la plus nécessaire révolution moderne.

Par contre, personne n’a jamais osé prétendre que l’égalité doit aussi exister entre les adultes et les enfants, ce qui pourtant va de soi. La Charte des droits défend leur intégrité absolue. Comment peut-on alors défendre l’intégrité si on enlève une partie essentielle de la réalité : sa sexualité, et ce, même chez les jeunes. Notre sexualité est là dès notre naissance.

On est tous égaux parce qu’on est tous des humains, le sexe n’a rien à faire là-dedans, encore moins l’âge. C’est même une garantie de la Charte des droits, mais que l’on occulte.

On prétend protéger les enfants, en les éloignant de la sexualité, mais on oublie que pour les jeunes, à part une curiosité qui manifeste davantage de leur intelligence, la sexualité n’a aucune importance dans leur réalité quotidienne.

La raison est bien simple : leur corps n’est pas encore développé sur le plan de la reproduction. Les hormones ne changent pas encore leur perception,  leurs émotions, leurs besoins. Le pénis ne sert qu’à faire pipi jusqu’à un certain âge.

La raison pour laquelle je suis contre la pédophilie est le danger de créer une situation traumatisante. Bien des parents deviennent hystériques dès qu’ils apprennent que leur fils a été touché, surtout si ce geste est homosexuel. Cette réaction peut détruire le jeune parce que ne sachant quoi penser, il s’en croira responsable. Le jeune peut aussi être dégoûté par l’ampleur du pénis d’un adulte.

L’enfant de moins de dix ans entend ce que disent les adultes de la sexualité et il peut dès lors croire avoir commis une faute grave, s’il y a un contact sexuel. Il ne peut pas saisir le sens du fameux : «  j’ai été sali à jamais » puisqu’il ne peut pas encore saisir le double sens des mots. Cela ne viendra qu’au cours de l’adolescence ou le début de l’âge adulte.

Les fabulations enfantines quant au sexe existent aussi. Elles ont été documentées et on ne peut pas en nier l’existence. Le problème est qu’on ne fait pas la nuance entre être nu, être touché et un viol.

On semble oublier qu’il y a des gestes plus importants que d’autres, donc, plus susceptibles de traumatiser. 

La différence gars-fille est, à cet âge, plus culturelle qu’une réalité physique.   La sexualisation des enfants, c’est dans la tête des parents que ça se passe, encore plus que dans celles des enfants. 

On a qu’à regarder la publicité qui nous montre deux enfants hétérosexuels tomber en amour alors qu’à l’enfance, le jeune s’identifie d’abord aux gens de son propre sexe.

L’éducation sexuelle actuelle cherche davantage à maintenir un certain comportement sexuel plutôt que de laisser la nature se développer normalement. Et, le normal a toujours ses exceptions.

La peur d’avoir des enfants qui souffriront de leur orientation sexuelle existe parce que nos sociétés ne peuvent pas tolérer la « différence » et aussi parce que jadis une fille enceinte avant le mariage était condamnée à l’ostracisme ainsi que son enfant que l’on appelait alors un bâtard. Quelle charité!

Même si un enfant faisait l’amour, il n’aurait pas plus de chance que les gais d’avoir un bébé, car le garçon n’a pas de sperme avant environ 13 ans (chacun connait ce changement à des âges différents).  

Qu’un jeune ait une relation sexuelle sans violence ne se soldera jamais par des blessures physiques. Il ne perdra pas son organe génital, et rien ne changera dans son développement physique ou psychologique, futur à la suite d’un jeu sexuel.  Il aura simplement du plaisir, un plaisir qui est vu comme un péché par les adultes.

La culpabilité et la honte viennent du fait qu’un jeune n’est pas assez stupide pour ne pas saisir la haine qui s’exprime dans son entourage contre les relations sexuelles hors mariage et encore pire si elles sont gaies.  Ajouter la différence d’âge est un moyen supplémentaire, inventé pour combattre la liberté sexuelle. Quel imbécile, quel ignorant a eu cette idée?

Si les adultes apprennent qu’un jeune a eu des relations sexuelles, ils obnubilent la possibilité que le jeune ait accepté et commencent à devenir fous, hystériques, comme si le jeune avait été gravement blessé. Dans ce cas, il est évident que le jeune sera traumatisé.   Il se sentira coupable, surtout s’il voulait participer et qu’il y trouva du plaisir. Il se sentira amoindri et rejeté parce que cela s’est su. Le malaise n’existera pas à cause de ce qui se sera passé, mais plutôt parce que les adultes autour réagissent comme si c’était pire qu’un meurtre.

En propageant une peur irrationnelle et exagérée de la pédophilie et de la pédérastie, la société arrivera à rompre les liens humains inter générationnel. Comme à l’époque de Staline, il faudra dénoncer tous ceux qui semblent nous avoir flirté. Le jeune doit être gardé sous coupole pour l’empêcher d’être perverti par la présence d’un adulte  … possiblement dangereux. C’est une conception qui a même été vécue dans certaines écoles libres.

Ce n’est pas parce que tu es pédophile que tu sautes automatiquement au sexe de tous les enfants que tu rencontres.

Les neurologues vous diront que la pire chose qui puisse arriver à un enfant, c’est la surprotection.   La virginité jusqu’au mariage est dans notre société la plus noble vocation contre nature.

La peur de la pédophilie et de la pédérastie est indirectement une des racines de l’âgisme parce qu’on apprend aux jeunes à avoir peur des plus âgés. Cette peur fait que tout le monde est potentiellement un agresseur. Si ce n’est pas une vision paranoïaque de la vie, qu’est-ce que c’est? Cette peur est élargie jusqu’aux membres de sa famille. De quoi se mêle-t-on?

Il appartient à l’individu de décider ce qu’il veut vivre. Ce ne doit pas être un cadeau de toujours vivre, en ayant peur des mauvaises langues.

Que l’on soit plus ou moins vieux, les sentiments qui nous animent sont les mêmes. Voir une différence, dans ce que l’on ressent, selon l’âge, est absolument stupide et faux. Les sentiments existent quel que soit ton âge. L’âge ne devrait avoir rien à voir dans les rapports humains. L’expérience peut changer le point de vue, mais non, comment on ressent les choses.

Quand on parle de pédophilie et pédérastie, on mélange tout. On agit comme si les sentiments et l’amour n’existent pas. La génitalité habite une très faible proportion dans les relations qui existent entre humains de n’importe quel âge.

Celles qui ont inventé le terme pédophilie n’ont pas eu d’ailleurs l’honnêteté intellectuelle nécessaire pour accepter la nuance fondamentale d’âge entre les enfants et les adolescents, entre la pédophilie et la pédérastie. Ainsi, on est revenu carrément aux enseignements religieux qui condamnent tout ce qui touche au sexe en dehors du mariage.

Il suffit de naviguer sur les sites de rencontre un peu sexualisés pour se rendre compte jusqu’à quel point la peur de la pédophilie a embrigadé les jeunes contre les aînés.

Dès que certains jeunes voient un aîné sur les réseaux sociaux, ils crient immédiatement à la perversion, à la pédophilie. Certains, même s’ils n’ont pas l’âge d’être acceptés sur des réseaux sociaux, demandent aux aînés ce qu’ils font là. L’internet semble à leur point de vue exister seulement pour les jeunes.

Plusieurs jeunes passent des heures à essayer de voir le pénis de leur vie ou les seins les plus volumineux qui soient. C’est comme notre obsession de voir les Playboy quand on était jeune. Un résultat de l’interdit. Une curiosité bien normale.

Seuls les adultes y voient du mal.   Ils inventent la peur d’être « cruisé » sur les sites de rencontres, oubliant que les jeunes savent mieux que quiconque comment mettre fin à une conversation, sans oublier que la majorité des sites ont une touche pour dénoncer tout ce qui peut ne pas convenir.   La distance permet aussi souvent d’éliminer toute possibilité de rencontre, ajoutant une sécurité supplémentaire.

Il n’y a que les adultes qui s’énervent quant au danger de voir des nus sur internet. Accepter ou refuser de se déshabiller devant un étranger fait partie de l’éducation que doivent donner les parents. « T’aimes ou tu n’aimes pas » devrait être enseigné très jeune. Plutôt que de devenir hystérique quand un parent découvre son enfant nu devant l’œil de la caméra, il devrait en profiter pour avoir une bonne discussion de fond avec son enfant, tout en respectant qu’il lui appartient de créer sa propre morale.

La peur que les jeunes s’intéressent à la sexualité, qu’ils soient curieux, provient strictement de l’interdit de toute manifestation sexuelle dans l’enfance et l’adolescence. C’est dans l’ADN religieux des Québécois.

On nie ainsi une réalité : tous les jeunes ont une sexualité qui se réveillera à l’adolescence.

La différence d’âge entre les gars et les filles, quant à cette transformation, justifie que l’âge de consentement soit remplacé par l’entrée au secondaire, mais on doit absolument, dans ce cas, organiser auparavant des cours sur la sexualité à la fin du primaire pour leur permettre d’éviter les dangers réels.

Il est aussi essentiel qu’ils comprennent le fonctionnement de leur corps plutôt que de les inciter à se mépriser quand ils reçoivent les premiers appels de la nature ou les  premières marques d’intérêt à leur égard. Le silence sur la sexualité a été la pire bêtise de nos parents. C’était ainsi parce que c’était de la perversité que de parler, voir même penser, au sexe.

Il faut cesser d’exagérer les dommages quant aux jeux sexuels et comprendre que sans violence le jeune ne subit aucun dommage physique[1]. Quant à la culpabilité et la honte morale, elles sont le résultat de notre éducation, de notre voisinage.

Rien n’est aussi important quand tu es jeune que d’apprendre à t’accepter comme tu es. Insister sur la pudeur produit l’effet contraire, en créant une honte de son corps.

La peur de voir des nus sur le web est le même interdit religieux contre nature que l’on a tous essayé de contourner quand on était jeune avec Playboy. On dirait qu’en vieillissant, on essaie de nier ce qui nous touchait quand on était jeune.

Quand une mère dit qu’elle a remplacé sa fille au clavier, c’est qu’elle fait la chasse aux prédateurs. Qui lui a confié cette mission? On ne paye pas assez nos policiers pour empêcher que les adultes commencent à jouer aux détracteurs? Qu’est-ce que ce serait si on avait un registre public des prédateurs?

Les pédophiles ou pédérastes ont autant le droit de vivre heureux que n’importe qui, même si on ne partage pas leurs goûts, même si on condamne leurs attirances.

Le vrai problème sexuel est que l’on n’enseigne pas à respecter la sexualité ainsi que la vie émotive qui en découle.


[1] – C’est différent pour une fille, car la possibilité de procréer existe alors que  le garçon commence habituellement à éjaculer qu’à 13-14 ans.

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