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De la pudeur à la paranoïa (10).

avril 9, 2020

Il faut lire dans le sens de 1 à 10+

Le plaisir sexuel n’est ni bon, ni mauvais, il existe essentiellement pour la survie des espèces.

Donc, voir du mal dans la création de Dieu, ça revient à l’insurrection du diable contre le créateur, un gros péché d’orgueil. Quand nos religieux le reconnaîtront-ils?

Les religieux qui prêchent le péché parce que l’on s’amuse avec notre organe génital sont complètement dans le champ.

D’abord, pour qu’il y ait péché, il faut vouloir faire du mal à soi ou à autrui, consciemment et méchamment, il faut manquer d’amour. C’est l’essence même du péché.

En quoi le geste de masturber ou sucer quelqu’un consiste-t-il en un geste qui engendre du déplaisir ou un manque d’amour? À moins de ne pas savoir comment faire, ces deux gestes apportent beaucoup de plaisir.   Pourquoi le plaisir serait-il plus néfaste à l’humain que la souffrance qui, selon les religieux, nous propulse au ciel? C’est complètement masochiste de penser que faire jeûne nous rapproche de Dieu.   Pourquoi faut-il souffrir pour s’approcher de Dieu? Dieu est-il un sadique ?

Dieu plus intelligent que les religieux a eu la merveilleuse idée de créer les rêves érotiques pour vider l’homme d’un trop-plein de sperme. 

Comment peut-on blesser et traumatiser l’autre en ayant un rapport sexuel en dehors des normes, sauf s’il y a violence ou domination? Ce n’est pas parce que des dirigeants religieux ordonnent de respecter une morale, qui est à contre sens de la nature humaine, que l’on doive prendre pour acquis qu’ils ont raison.

Je ne parlerai pas des femmes, car dans ce cas, les institutions ont inventé pour elles des rôles qui méritent d’être contestés.   Ce classement s’appuie sur une autre bêtise : l’inégalité entre l’homme et la femme. C’est encore une bêtise nourrie par les religions et, même par Dieu, puisqu’on lui fait dire que la femme doit être soumise à son homme.

C’est un autre débat. L’homme et la femme ne sont que des humains égaux quoique différents. Une des plus grandes différences est certainement l’aspect émotif. Les femmes sont plus centrées sur la beauté du corps que les hommes. Elles sont vite envahies par la culpabilité. C’est normal, car toute notre éducation cherche à leur faire peur ou avoir honte d’être des femmes.

Pourquoi  diable! Le sexe est-il aussi mal et aussi dénoncé dans presque toutes nos sociétés? Serait-ce que ce préjugé, qui prend des proportions d’hystérie collective,est le propre d’une conception qui s’appuie en partant sur des faits erronés? Comment peut-on espérer qu’une erreur se transforme en vérité?

C’est ainsi d’ailleurs que nos cours judiciaires prétendent que les jeunes subissent des dommages irréparables, des préjudices plus grands que la mort dès qu’ils ont une expérience sexuelle. Si la société se taisait, les jeunes ne se rappelleraient que le plaisir qu’ils ont vécu[1].

Un autre argument qui nous vient des religieux et qui nous prouve combien ils ont une idée fausse et dépassée du sexe : se masturber est un meurtre, supposément parce que les spermatozoïdes meurent dans l’éjaculation. Quelle connerie!

Si on ne se masturbait pas, notre corps risquerait d’être empoisonné. C’est tellement ça que la nature, plus intelligente que les religions, a décidé de produire des rêves cochons qui évacuent tout le sperme mort. Faute d’éjaculation provoquée par le plaisir manuel, notre corps introduit un tel plaisir dans les rêves que l’on éjacule. Un « wet dream » que l’on appelle ça.

Ce sont des rêves extrêmement agréables.

Les plaisirs sexuels sont, à mon  sens, une forme de mécanisme de défense contre le stress ou la souffrance intérieure. 

Évidemment, le juste milieu a bien meilleur goût. Comme toutes les relations sexuelles, sans violence, consenties, ce n’est pas dangereux et ça n’a aucun effet physique pernicieux.

 La vraie question est de savoir si on aime ça ou si on n’aime pas ça.   Toute l’éducation sexuelle doit reposer sur cet élément. La liberté de choix et la beauté de l’amour.

Si on vit dans une société qui base les relations sexuelles sur le consentement, il est bien évident que l’on ne doit pas revenir sur les mœurs de la victime ou de l’accusé pour essayer de s’en sortir. C’est simple : a-t-on accepté ou a-t-on manifesté clairement que l’on consent ou que l’on ne consent pas? La réponse constitue le verdict. Le consentement doit être aussi clair que le refus. Il n’y a pas de noui, seulement oui ou non.

On m’a toujours reproché de ne pas tenir compte des femmes. La raison est très simple : je n’en suis pas une et je ne sais pas ce qu’elles ressentent. Je ne me vois pas les conseiller sur quelque chose que j’ignore complètement[2]. Mais, une chose est certaine, je n’ai rien contre la gent féminine, sauf, la jalousie et le besoin d’exclusivité.

Le christianisme et Marie-Madeleine.

La religion catholique devrait être la religion qui soit la plus permissive sur le plan sexuel, car Jésus a été le premier à défendre une prostituée.

En effet, quand Marie-Madeleine lui lava les pieds, il a répliqué que ses péchés étaient pardonnés parce qu’elle avait su aimer. Rien n’est plus clair. L’important, c’est d’aimer. Cela deviendra de plus en plus essentiel, au fur et à mesure que l’on découvrira le rapport réel entre la surpopulation et les changements climatique. La surpopulation doit être combattue, cette fois, autrement que par une guerre à cause du danger nucléaire. A la fin des années 1960, j’ai écrit un roman satirique qui se terminait par des cours de pédérastie en Indes, une solution que tous n’aimaient pas.

Les chrétiens sont les premiers à manifester leur besoin de juger ceux et celles qui ne vivent pas selon leurs scrupules.   Tout le monde accepte d’avoir peur des jeux sexuels, sans même se demander, si on a une raison valable de les interdire. Qui a déjà souffert d’avoir participé à ces jeux? On crie à la victime depuis que l’Église essaie d’acheter le silence à coup de millions. On apprend dans Sodoma, le livre d’Éric Martel, que les pires homophobes au Vatican sont souvent ceux qui « jouissent en cachette ». Le discours hypocrite de l’Église catholique est dénoncé. L’Église n’aura jamais la franchise d’admettre qu’entre gais, la liaison tient surtout au plaisir.

Si l’égalité homme femme est une nécessité, par pure justice humaine, il existe cependant une différence indéniable quant au plaisir ressenti par l’homme ou la femme dans les jeux sexuels. Non seulement la femme doit se laisser pénétrer, mais dans la position du missionnaire, elle doit endurer le poids de celui qui lui fait l’amour. Quelle que soit la position, son espace personnel ne lui appartient plus. 

Sans sodomie, le gars gai peut très bien faire la planche et jouir, si on lui fait une fellation ou qu’on le masturbe. Il n’a qu’à jouir en se laissant faire.

Encore aujourd’hui, plusieurs s’interrogent sur le rôle du clitoris. L’ignorance de la réalité féminine existe encore parce qu’il y a des sujets dont on n’a pas le droit de parler, sans compter que l’éducation reçue affirme que hors du mariage, tout est péché.

La honte et la culpabilité sont les fruits du scrupule que la société impose autour de la sexualité dès l’enfance.

N’est-ce pas un scrupule d’adulte? Une invention de la religion, due à la projection émotive des religieux[3] ? Assiste-t-on à la naissance d’une nouvelle dictature morale, celle des féminounes ? Les féminounes qui remplacent les curés.

Nous vivons de plus en plus une dictature religieuse, basée sur la répression sexuelle, comme à l’époque de l’inquisition. On essaie même d’implanter la disparition des individus ou de leur œuvre comme dans 1984[4].

Comment ne pas croire que tu agis mal quand tu entends toujours parler autour de toi du danger que représentent pour toi et les autres d’avoir des petits jeux qui te rendent fou de plaisir? Pourquoi ne présente-t-on pas la sexualité comme étant ce qu’il y a de plus beau dans la création?

C’est quasiment un crime contre Dieu que de prétendre que sa création est vile? C’est complètement fou de se croire pécheur tout simplement parce qu’on a un corps sexué et que l’on en jouit.

Comment peux-tu être traumatisé par le plaisir? Comment prétendre que tu n’as pas aimé ces petits jeux, si tu retournes librement chez celui qui devrait être ton bourreau?

Tout cela est hypocrisie, car la société adulte ne cesse d’en remettre contre le plaisir sexuel. Si tu retournes chez ton bourreau librement, c’est que tu as aimé ça. Si tu deviens « stool », c’est que tu as profité du moment présent et que tu ne peux pas supporter que la société devienne plus scrupuleuse qu’à l’époque où les actes se sont déroulés.

Ou encore, c’est que t’as de l’argent à faire en dénonçant. On essaie de faire croire qu’en dénonçant tu seras plus heureux, mais on ne cesse pas de demander plus d’argent pour aider les victimes à faire leur boulot, car, ce serait très douloureux de dénoncer.

Les scrupules s’installent particulièrement chez les femmes. Quand tu dis que quelqu’un est nu parce qu’il se fait photographier en costume de bain, tu as de sérieux problèmes émotifs face au corps. Quand tu penses que faire l’amour salit, tu as encore plus de problèmes. C’est toi qui devrais être vu par un psychologue. Pourtant, on essaie d’imposer cette vision de la sexualité à tout le monde.

J’ai connu un homme pour qui la vie était l’enfer, simplement parce qu’il était un bâtard. Je me suis toujours demandé pourquoi le jugement sur la vie sexuelle des autres n’est pas un péché puisque le Christ lui-même disait : « tu ne jugeras pas ». N’est-ce pas ce que l’on appelait de la médisance (quand c’est vrai) et de la calomnie (quand c’est faux) ? Était-ce sa faute s’il est né bâtard ? Rendre la vie d’un individu invivable est un crime. C’est de la torture sans le reconnaître.

La liberté est essentielle pour s’aimer et aimer les autres.   Par contre, la liberté ne peut pas exister sans la responsabilité, d’où l’essentiel consentement.

On rejette le corps à cause de la mort.

Je n’arrive pas à comprendre la honte ou la haine du corps quoique j’aie ma petite théorie.

La connaissance est le fruit de l’expérience que l’on peut partager. Or, les hommes ont vite connu la mort. La mort, c’est le pourrissement du corps. Mais, qui n’a pas déjà vécu la venue d’une personne connue dans un rêve après qu’elle est décédée? Cela ne suffit-il pas à consacrer la valeur de l’esprit et de l’éternité? L’âme survit à la mort puisqu’elle nous rend visite dans nos rêves. Qui n’a pas déjà eu l’impression d’être accompagné par ce qui pourrait se comparer à un fantôme, une présence inexpliquée, physiquement ressentie?

Le corps est loin d’être sans valeur malgré la mort. Rien n’est plus beau et fascinant que la sexualité. Comment nos corps arrivent-ils à produire des spermatozoïdes ou des ovules qui contiennent génétiquement ce qui sera le nouvel être? La reproduction est un phénomène complexe et extraordinaire. Avec l’arrivée de la théorie des algorithmes, on peut penser que la vie est un algorithme qui s’établit entre les différentes forces et puissances qui constituent l’univers.

Nous sommes un être supra extraordinaire. Comment demeurer indifférent à la beauté humaine? C’est un blasphème que de trouver la nudité mal ou sale. Même les personnes qui ne sont pas belles, selon tous nos critères, sont encore belles. Personne n’existe sans que quelqu’un ne le trouve beau. La beauté est relative. On dirait qu’elle prend plus d’espace au fur et à mesure que l’on vieillit ou que l’on soit un homme ou une femme. Pourquoi les femmes sont-elles aussi exigeantes quant à leur beauté? La vie de couple âgé est-elle un moyen de tuer la solitude ? Il faut être deux, au moins, de nos jours pour boucler les budgets. La solitude est le pire ennemi de la santé mentale.

Il y a là aussi le résultat d’une éducation malsaine où la femme est à la fois démonisée ou sacralisée, d’où son besoin excessif de pudeur. Si elle a le malheur d’être sexuellement libre, tout au long de sa vie, on essaiera de la rendre coupable.

Les Grecs aimaient les petits gars à cause de la beauté infinie du corps. Pourquoi aujourd’hui tant de gens souffrent de ne pas avoir l’apparence désirée? Cette crise d’adolescence semble se transporter dans la vie des gens de tous les âges. 

La honte de son corps est la courroie de transmission des scrupules.

La honte de son corps est la prémisse essentielle à l’existence de scrupules de nature sexuelle. On se sert de la mode pour la propager. C’est aussi une voie directe à la paranoïa, si elle n’est pas contenue.

Plus le Québec devient féminoune, plus il devient paranoïaque, face à la sexualité. Pourtant, les vraies féministes prônaient le contraire.

Les mouvements féministes d’aujourd’hui sont plus intéressés à crier au harcèlement sexuel qu’à promouvoir une fierté réelle d’être égale à l’homme et par conséquent, maitre de choisir son partenaire, sa carrière et ses amours.

Il faut cependant avouer que la honte d’enseigner la sexualité, et ce qui peut la rendre agréable, permet aux hommes de continuer de ne pas voir dans leur comportement, un moyen de séparer la sexualité et le respect des femmes en vue d’un vrai vouloir-vivre ensemble. La femme doit toujours dompter ses charmes. Si elle ne le fait pas, elle sera perçue comme la voie de la séduction menant à la dépravation, à la prostitution. 

Le comportement de plusieurs mâles envers les femmes prouve la nécessité urgente d’une éducation au respect. Et, on respecte que ce que l’on connait.

Comment obtenir le respect quand, dans un aucun moment dans ta vie, on t’apprend à respecter l’autre ? Quand discute-t-on avec un garçon pour lui apprendre à respecter les filles, que le consentement a priorité sur ses envies?

L’expérience de la sexualité ne peut pas, à cause de l’absence d’éducation, être la même pour un gars que pour une fille.

Qu’on le veuille ou non, la sexualité se vivra autrement selon le sexe, tant et aussi longtemps que l’égalité homme femme ne sera pas réalité.

La fille doit faire face à tous les inconvénients d’une relation sexuelle, soit s’occuper de l’enfant non désiré et faire face aux langues sales qui sont là pour la juger et la condamner.

Le gars, lui, ça ne paraît pas, donc, il n’a pas à affronter les médisances et calomnies qu’entraîne une grossesse hors mariage. Avec l’ADN, le gars devrait être forcé à respecter ses responsabilités paternelles.

La distinction homme femme ne devrait même pas exister, car quel que soit notre sexe, on n’est strictement rien d’autre qu’un être humain. Le corps a simplement su s’ajuster aux besoins de reproduction.

Les personnes scrupuleuses sont-elles capables de trouver un aspect positif à la sexualité? J’en doute.

Les médias ne cessent de nous fendre les oreilles avec les crimes sexuels. Ainsi, la répression sexuelle est vue comme un bien alors qu’il s’agit pourtant de la pire attaque contre le droit à la vie privée et à l’existence d’une morale individuelle[5].

C’est même ignorer le droit à l’intégrité physique des jeunes, intégrité qui comprend évidemment la sexualité. Seule la personne concernée devrait avoir le droit de porter plainte en son nom. Les jeunes doivent être libres de vivre leur sexualité comme ils le veulent, mais en ayant appris avant, la responsabilité qui en découle.

On a même créé un vocabulaire de l’horreur pour dénoncer toutes formes de gestes sexuels, allant même jusqu’à criminaliser les désirs. On dirait que l’on envisage de rendre criminel le simple fait d’être pédophile ou pédéraste, comme si on était responsable d’être ce que l’on est, depuis sa naissance.

L’histoire de la sexualité, de Michel Foucault, nous rappelle cette période de grande noirceur qui nous enveloppe encore aujourd’hui. Pour sa part, Wilhem Reich nous explique à quoi sert la répression sexuelle des jeunes. Il nous apprend que la sexualité peut être indirectement liée à l’économie. Plus tu te sens sali par la sexualité, meilleur tu dois paraître socialement pour te revaloriser à tes propres yeux. C’est d’ailleurs une des raisons d’exister de la radicalisation.

Tout ce que l’on nous enseignait enfant nous menait à la honte et au mépris de tout ce qui est sexuel. Ce n’est pas étonnant qu’il soit quasi impossible de remettre en question la morale entourant la sexualité. Pas étonnant que certains adultes aient encore une vue biaisée de la sexualité.

La honte de la sexualité nous est imposée par nos parents dès la plus tendre enfance. Quand j’étais jeune, on avait la visite de pères prédicateurs qui venaient nous rappeler que le sexe est péché, si on n’obéit pas aux normes de l’Église. L’église prenait presque en feu tant les flammes de l’enfer nous dévoraient.

C’est loin d’être un geste de liberté et une recherche d’autonomie individuelle. On apprend à travers les « ne touche pas » à voir notre corps comme une source de mal. On est tellement hypnotisé par cet enseignement que la violence nous apparait plus normale que la nudité. Pourquoi un jeune est-il traumatisé par la vue d’un corps nu et insensible quand il joue à tuer?

On banalise la violence et diabolise la sexualité.

L’idéal ne serait-il pas un peu plus d’équilibre? Qu’est-ce qui est le plus réellement dangereux, la violence ou le sexe? Les drogues ou le sexe ? Une commotion cérébrale ou le sexe?

La répression sexuelle nous apprend à sacrifier une part de soi sans rechigner. Avoir une assez forte libido conduit presque nécessairement à la désobéissance aux règles établies. Ce qui peut marquer le début de la culpabilité intérieure, d’une mésestime de soi profonde, car le jeune n’a pas les moyens de contredire ce qu’on lui enseigne.

Les autres, parfois nos parents les premiers, nous condamnent dès qu’on ose manifester un quelconque intérêt pour la sexualité spécialement si elle est hors norme. Or, personne n’est dépourvu de pulsions sexuelles.

Pire, si tu te découvres pédophile ou pédéraste, ce dont tu n’es absolument pas responsable, tu es condamné jusque dans la mort à être ostracisé. Tu devras vivre en hypocrite, ce qui est le principal danger réel pour les autres. 

Pour la protection psychologique des enfants, il est tout à fait normal de condamner les rapports sexuels en déca d’un certain âge. On doit distinguer la pédophilie de la pédérastie, par respect pour la vérité et l’intégrité du jeune, ce qui n’est pas le cas maintenant.

La pédophilie existe que dans les cas où il y a des gestes de nature strictement sexuels avec des jeunes de moins de 10 ans. 

Il y a aussi une différence entre un attouchement, une caresse et la pénétration, par exemple.   Le problème, c’est qu’on ne fait aucune nuance entre la gravité des gestes, dès qu’on parle d’un cas dit de sévices sexuels.

Il faut chercher à comprendre la pédophilie afin que la protection des enfants soit maximum.

Par contre, la peur exagérée de la pédophilie peut aussi traumatiser l’enfant qui se met à voir des dangers partout, même là où il n’y en a pas. Ces jeunes peuvent très bien se mettre à fabuler et prendre leurs délires pour des réalités. Ce qui s’est avéré vrai à la suite de plusieurs procès, mais il est alors trop tard, on ne peut plus refaire la réputation de l’accusé qui en est victime.

Les jeunes entendent aussi ce qui se dit à la télévision. Que l’on parle sans cesse du père qui a tué ses enfants, comme dans l’affaire Turcotte, aurait pu créer des peurs affreuses aux enfants qui sont plus instables ou vulnérables, envers leur père[6]. Heureusement, il semble que ce ne soit pas arrivé.

Il faut comprendre que tous les pédophiles ne sont pas des psychopathes et sont même loin de l’être; car, leur sentiment, qu’on aime cela ou pas n’en demeure pas moins un amour pour les enfants. Tous les pédophiles ou pédérastes, que j’ai rencontrés dans ma vie, ne pouvaient pas endurer l’idée que l’on fasse mal aux enfants.

Mis à part, les cas de psychopathes ou le commerce de la chair (organes, esclaves sexuels), les contacts sexuels sans violence sont sans effet négatif réel sur les enfants. Aucune blessure physique n’est due à des attouchements. Ce n’est pas le cas en ce qui concerne les jeux violents comme le hockey et le football où trônent les commotions cérébrales. Ainsi, on peut dire sans se tromper que la pédophilie est moins dangereuse pour les jeunes que certains sports ou la drogue qui peut déclencher une psychose.

Quant au facteur moral, la culpabilité est le fruit de l’éducation et du comportement des parents face à la sexualité. La fameuse intimité n’est pas naturelle, c’est un acquis à travers l’éducation ou la perception des autres. Il faut avoir vécu une expérience éducative du type Summerhill pour le comprendre.

Par contre, il est normal pour la protection des enfants qu’on accepte en société une règle affirmant qu’aucune relation sexuelle ne doit exister avec un enfant de moins de 10 ans. 

Même si rien ne justifie son existence, sauf la peur, une telle règle est facilement compréhensible et exprime le point de vue de la très grande majorité des gens. Il ne reste qu’à ne pas exagérer dans l’application de cette règle. Un attouchement risque d’être moins traumatisant pour un jeune que de voir ses parents devenir à moitié fous parce que cela est arrivé.

Cette règle peut exister sans que l’on condamne à perpétuité les individus nés pédophiles. On ne doit pas enlever toute dignité à un humain qui, sans le décider, de par sa nature, est attiré vers les enfants. La Charte des droits exige le respect de tous les êtres humains. Avant de devenir hystériques, les parents doivent savoir faire une différence entre un attouchement et une pénétration. Si les parents parlent avec leurs petits, il y a de grandes chances que ceux-ci ne seront jamais traumatisés et que ceux-ci soient portés à avertir les parents s’il arrive quelque chose d’inhabituel.

On doit cesser de faire peur aux jeunes avec la sexualité. Cependant, pour leur protection, ils doivent savoir pourquoi ils doivent être prudents, sans que ça devienne une hantise.

Les médias doivent cesser de faire étalage de chaque cas, comme si c’était tellement grave, que ça mérite une dénonciation planétaire. On doit cesser d’agir en paranoïaques.   Sauf la sodomie, les jeux sexuels entre mâles, garçons et adultes, n’ont rien de douloureux. Ils ne sont rien d’autres que purs plaisirs, si tu es gai. Si ton éducation te présente le sexe comme le mal, alors pour ta propre conscience, il est préférable que tu t’abstiennes. Il n’y a rien de pire, de plus destructeur que la culpabilité. Le choix est clair : tu aimes ou tu n’aimes pas.


[1] – Il faut cependant noter que le cas d’agressions sexuelles avec violence existent vraiment et doivent être dénoncés pour la protection de  l’enfant. Dans ce cas, les traumatismes existent sans l’ombre d’un doute.

[2] – Les spécialistes du sexe, les sexologues,  sont-elles (ils) une forme d’appropriation culturelle puisqu’elles (ils)  ne savent pas  ce que les personnes impliquées ressentent, sinon à travers les livres. Plusieurs gais ne vivent pas leur sexualité dans la fidélité.

[3] – À mon avis, l’obsession religieuse radicale est une forme de maladie mentale, une sorte de schizophrénie.

[4] – On combat la musique de Michaël Jackson, comme les curés combattaient la musique rock, source du péché.

[5] – On s’entend, que je parle ici, de relations sexuelles sans violence ou domination

[6] – Quand j’étais jeune, je croyais avoir été adopté. Il faut voir le portrait de mon père pour savoir jusqu’à quel point c’est insensé; mais la fabulation est le propre de certains jeunes. La fabulation est juste un mélange de perceptions, un  mécanisme pour se défendre de ce qui nous hante.

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