Aller au contenu principal

De la pudeur à la paranoïa (9)

avril 8, 2020

Il faut lire du no 1 à 10+

L’affaire Jutra montre jusqu’à quel point l’obsession de ne pas être perçu comme l’ami d’un pédophile élimine la moindre compassion et engendre un mouvement d’indignation qui frise l’hystérie. Que dire de l’interdiction de la musique de Michaël Jackson? Aucune de ses chansons ne parlent de la pédophilie. Dans mon cas, on essaie de tuer la diffusion de mes écrits. Edilivre a rompu son contrat quant à la vente du Jeune espion, de Les amours de Platon en trois tomes. La folie scrupuleuse n’a pas de limite. Ceux qui crient pour la liberté d’expression et la liberté de conscience demeurent silencieux.

L’affaire de Mme Lise Payette (qui a perdu sa chronique dans le Devoir) démontre jusqu’à quel point la société est incapable d’échapper à la haine de ce qui est perçu comme pédophile, même la haine de ceux qui ne le sont pas, mais qui essaient de comprendre.

En essayant de propager négativement la conception que l’on se fait de la sexualité, on plonge dans tous les travers, où le sexe est perçu comme une perversion. Cette perception était celle des religions et elle est maintenant propagée aux jeunes, grâce aux adultes, surtout les féminounes. On ne semble pas voir qu’un enfant percevra la sexualité, selon son héritage culturel.

En fait, le jour où les femmes seront aussi fières de leur organe sexuel que les hommes de leur pénis, elles cesseront de se voir en victimes et on commencera à vivre la véritable égalité homme femme.

Alors, la sexualité sera un plaisir et non plus un crime. Il va de soi que la sexualité ne peut pas tolérer la moindre violence et doit reposer sur le respect de l’autre. 

Qui dit sexualité libre, dit plein consentement et respect de l’autre.

Comme la liberté est en soit une immense responsabilité, il est temps que l’on éduque les parents, en leur faisant comprendre que leur rôle principal est de créer des êtres autonomes. Être parent est un choix,  mais aussi une responsabilité. 

De qui peut-on espérer du respect, si nos parents ne nous en manifestent pas, préférant obéir à des règles religieuses abusives? Combien de jeunes ont été évincés de leur famille à cause de leur orientation sexuelle ?

À cause de notre éducation, le plaisir sexuel est vu comme une cochonnerie, une honte, une perversion, même si rien ne justifie une telle perception.

Qu’y a-t-il de malsain dans la sexualité? La frustration fait beaucoup plus de dommages que la liberté sexuelle qui, si elle n’est pas violente, se vit dans un profond respect mutuel. Avoir une relation sexuelle, c’est partager un plaisir. Souvent, la relation sexuelle est le début d’un nouvel amour.

La peur de la sexualité nait de ce que l’on appelle une vérité préconçue. Une vérité que personne n’ose remettre en question. Une vérité qui se propage de génération en génération. Une vérité que l’on croit « qui va de soi ».

La répression sexuelle est le fruit d’une éducation envahissante dès la tendre enfance. Cette éducation devient la règle de vie et malheur à celui ou à celle qui essaie de la transgresser. Les adultes veillent à ce que les jeunes maintiennent la peur de la sexualité qu’ils ont vécue.

Ainsi, on peut dire que les religions ont réussi à définir la sexualité, à partir de l’ignorance des religieux de la vie sexuelle humaine, et surtout de la peur du sexe chez les femmes.

On peut affirmer sans l’ombre d’un doute que nous vivons sous une dictature émotive religieuse.

L’explication religieuse de la vie sexuelle est souvent stupide. On a qu’à lire La chair interdite, de Diane Ducret, pour voir jusqu’à quel point la perception sexuelle des religions relève de l’ignorance crasse. 

Même aujourd’hui la connaissance scientifique ne fait pas le poids contre les préjugés religieux. Ces préjugés sont appuyés par le système judiciaire, car la répression sexuelle est un moyen pour garantir que tout le monde vivra dans le même moule. Il y a pourtant toute une différence entre le plaisir et la souffrance. Qui a déjà souffert en « jouant aux fesses », comme on disait dans mon enfance? Pourquoi on n’en tient pas compte dans les sentences? Il y a une grande différence entre un viol et des gestes pleins de tendresse, les caresses. Comment peut-on parler d’agression alors que l’amant tente par tous les moyens, tous les cadeaux, de séduire l’être aimé. Ce n’est pas surprenant qu’un homme prenne 40 ans pour dénoncer, car à l’époque, quand il a vécu l’expérience, il ne percevait que du plaisir. La culpabilité vient de la peur de son environnement. Ce sont les bruits de la société actuelle qui font naître une forme de culpabilité. Si tout le monde le dit, c’est que c’est vrai.

Et plus nous évoluons, plus nous régressons, grâce aux féminounes,  vers les propos religieux quant au sexe. Celles-ci ont oublié la sagesse des féministes qui se résumait par : Ton corps t’appartient et à toi seul.

La sexualité est la base même non seulement de la vie privée, mais de la vie émotive.

Ta réalité sexuelle est le plus puissant outil d’identité personnelle.

Selon la Charte des droits de la personne, personne ne peut être condamné, isolé, détesté de sa naissance à la fin de ses jours à cause de son orientation sexuelle. Les mêmes spécialistes, qui prétendaient que l’homosexualité est une maladie mentale, prétendent maintenant que la pédérastie et la pédophilie sont une déviance.

C’est un moyen hypocrite pour dire comme on disait jadis en d’autres mots : les homosexuels vont pervertir notre jeunesse. Nos jeunes deviendront homosexuels à cause de certains d’entre eux. Je ne veux pas que mon fils devienne homosexuel, je dois donc le protéger contre les adultes qui pourraient l’amener à se découvrir homosexuel. On ne devient pas homosexuel ou pédophile, on l’est dès sa naissance ou on ne l’est pas.

Le premier élément pour être heureux est de s’accepter comme on est, ce qui n’empêche pas de vouloir s’améliorer.

Puisqu’on ne peut pas imaginer ses propres règles pour définir le bien et la beauté, la société le fait pour nous.

Face à la sexualité, nous sommes un troupeau servile aux règles morales religieuses. Pire, le système judiciaire applique la même peur du sexe que les religions. Pourtant, Pierre-Elliot Trudeau disait que l’État n’a pas d’affaire dans les chambres à coucher. Une vérité à laquelle on devrait réfléchir si on veut créer des êtres libres.

On voit la pédophilie comme une déviance parce que l’objet recherché est plus jeune que celui que le système accepte comme étant normale, mais il y a peu d’années on croyait que l’homosexualité était une maladie mentale. La haine populaire ne pouvait pas être plus grande. Tous les homosexuels étaient des pédophiles qui propageraient leur maladie comme les vampires. Une bonne pipe et tu passes du côté des morts vivants. Comment les gens peuvent-ils vivre dans une telle atmosphère de haine?

Les interprétations de Dieu

Les écrits de la Bible ou autres textes religieux sont soumis à la déformation des interprétations humaines.

Quand on lit le texte sur Sodome et Gomorrhe dans la Bible de Jérusalem, on se rend compte que la condamnation de l’homosexualité n’est pas claire dans les versets cités. Il s’agit plutôt d’interprétations humaines quant à savoir comment Dieu voyait ce qui se passait dans ces villes.

Il est possible de lire le texte tout autrement. Les gens de ces villes n’aimaient plus, d’où leur vie n’avait plus aucun sens. Ces passages ne portent pas sur le sexe, mais sur l’essentielle existence de l’amour entre humains. C’est bien différent. Juste voir ces citadins sans amour, nous assèche intérieurement d’où le changement en statue de sel.

Le symbolisme ambivalent et secret des textes religieux permet à ceux qui se prétendent plus instruits en religion de nous faire croire n’importe quoi, au nom de l’illumination divine dans leurs interprétations. Les papes ne se prétendent-ils pas infaillibles?

Pourtant, toutes les religions basées sur la Bible interprètent ce passage ambigu pour faire croire que Dieu est contre l’homosexualité. Dieu était-il assez dépourvu de vocabulaire pour ne pas pouvoir nommer ce qu’il dénonce ? L’Église s’est toujours prononcée contre l’homosexualité ; mais on voit aujourd’hui que ça ne donne pas de bien bons résultats à l’intérieur même de leurs institutions.

On condamne la pédérastie, à partir du passage dans les Évangiles qui dit qu’il est préférable d’être jeté à la mer plutôt que d’amener le scandale. Pourtant, en aucune place, il n’est question de sexe. Qu’est-ce que le scandale? De quel scandale parle-t-on ? Un scandale est-il nécessairement d’ordre sexuel ?

Un gars ne subit jamais de dommage physique dans un échange sexuel, au contraire, il jouit.  Jouir est le plaisir des plaisirs. Malheureusement, si tu es trop jeune, tu ne peux pas goûter au plaisir d’éjaculer, mais tu ne subiras pas non plus de dommage physique.  Tu banderas et tu débanderas et dans un cas comme dans l’autre, tu ne ressens que du plaisir, celui des chatouillements. Mieux tu ne peux pas dépenser du précieux sperme, source de tous les interdits, car tu n’en fabriques pas encore.

Les religieux projettent leur haine pour le sexe dans leur interprétation.   La parole est probablement floue pour permettre de mieux justifier leurs interprétations.

Heureusement, la science nous prouve que l’homosexualité est une orientation sexuelle tout aussi normale que l’hétérosexualité. J’y ajoute la pédérastie, qui est, qu’on le veuille ou non, une forme d’expression de son homosexualité. T’es homosexuel si tu aimes un autre homme et tu es un mâle, un homme, que tu es onze ou quatre-vingts ans.

La pédérastie est aussi une forme d’attirance à l’autre, entre mâles[1]. Il y a juste la nuance de l’âge qui s’ajoute à la réalité.

Comment Dieu pourrait-il condamner ce qu’il a lui-même créé? Nous sommes homosexuels ou hétérosexuels dès notre naissance. La vraie différence entre l’homosexuel et le pédéraste est sur le plan émotif. Le pédéraste est attiré par l’authenticité et la richesse énergique du garçon au lieu de rechercher la puissance. La communication est plus profonde à cause de l’identification du jeune à son héros.

Un jour, on sera peut-être assez intelligent pour s’apercevoir qu’en réalité il n’y a aucune différence fondamentale (sauf celles que les hommes ont créées) entre un homme et une femme puisque nous sommes tous des humains[2].

L’orientation sexuelle ne se manifeste pas seulement à partir de seize ans, elle peut être détectée avant l’âge de cinq ans. À sept ans, elle est déjà figée et restera probablement la même jusqu’à la mort.

L’ignorance des mécanismes de développement de l’individu est la première raison pour laquelle les gens s’imaginent qu’une expérience sexuelle à bas âge est automatiquement traumatisante. On fait volontairement fi de la résilience du cerveau, surtout chez les jeunes. On parle de subir une régression, par exemple,  comme si cela était mauvais. La régression est un moyen pour rattraper ce qui nous a échappé dans un stade précédent.

Il existe des sociétés où les jeunes sont caressés à partir du berceau. On s’est rendu compte que cette situation expliquait l’absence de tendance suicidaire chez ces jeunes quand ils sont plus vieux. C’est tout à fait compréhensible puisque le plaisir est l’instinct de base de la vie. Les caresses sont l’arme parfaite contre le stress.

Que l’on protège les enfants contre les abus sexuels violents ou dominateurs, personne ne peut être contre. Qui ne rage pas quand un enfant est attaqué avec violence. Mais, s’il n’y a aucune souffrance physique, mais plutôt un plaisir, pourquoi en faire un plat? La plus grande protection pour un enfant c’est d’avoir des parents qui discutent avec lui et qui sont capables de le comprendre. Culpabiliser un enfant, c’est aussi le traumatiser.

Il faut faire une distinction quant à la gravité des gestes posés. Un geste sexuel n’est pas en soi quelque chose de mal, il le devient quand il est violent, sans consentement ou encore s’il produit des effets néfastes sur la personne qui le subit.  Donc, qui va contre sa conscience. Le consentement du jeune est ce qui devrait déterminer si un geste est ou non légal. Tu aimes ou tu n’aimes pas ? Voilà pourquoi les cours de sexualité sont d’une absolue nécessité.

C’est souvent un conflit entre la réalité physique humaine et les enseignements religieux sur le sexe que se construit un déséquilibre. La sexualité est vue comme étant mal parce que toutes les religions, donc ceux qui pratiquent autour de toi, pensent que c’est mal. Tu te dis que si tout le monde pense autrement, ce ne peut pas être toi qui a raison.

L’ignorance de la masse est la force des religions.

C’est incroyable que l’on défende les religions qui ont pourtant été la source d’à peu près toutes les guerres de l’histoire. On a tendance à vouloir faire revivre l’inquisition.

Tout le monde sait, même si on ne nomme pas l’homosexualité dans le Coran, que Mahomet n’était pas homosexuel.  Il avait plusieurs femmes et l’une d’elles n’avait que neuf ans quand elle a consumé l’amour avec lui. C’était normal à cette époque.  Quand on a accepté le droit d’avoir plusieurs femmes, les religieux d’alors ont révisé à la baisse le nombre permis par rapport à ce que Mahomet s’offrait.

Jésus ne disait-il pas : « Laissez venir à moi les petits enfants »? Il voulait insister, on s’entend, sur la beauté de la pureté des intentions des enfants, leur authenticité et leur spontanéité. Le mal n’existe pas tant que tu ne peux pas le concevoir.

Qui, au Québec, connait les Borgia? La papauté a souvent été raisons de scandales. La guerre entre chrétiens et musulmans n’a rien de différent d’avec la guerre entre catholiques et protestants, sauf peut-être le nombre de gens tués pour des questions de foi. 

La religion doit-elle apporter la mort? Pourquoi Dieu s’en serait-il mêlé, comme s’il avait des préférences entre l’un ou l’autre clan? Ceux qui croyaient en Dieu croyaient que celui-ci leur apportait une force militaire invincible.

Le plaisir est un péché. Il faut faire des sacrifices pour aller au ciel au plus vite. N’est-ce pas une manière masochiste de voir le salut? 

L’Église catholique quant à elle, préfère payer.

En agissant ainsi, l’Église a engendré une véritable mafia de la dénonciation. Qui n’essaieraient pas de dénoncer quand il est possible de gagner 50,000 $ pour une fellation faite et jouie une trentaine d’années plus tôt? Qui ne serait pas prêt à faire croire que cette fellation a bouleversé sa vie? Pourquoi quelqu’un qui refuse les jeux sexuels retourne-t-il chez son agresseur? Une victime ne peut jamais mentir ou se mentir? Il est très possible, après bien des années, d’oublier qu’au moment où les choses se passaient, tout n’était que plaisir. Le scandale est le fruit des scrupules qui remontent dans la société comme une vague.[3]

Quand on regarde ce qui se passe sur la terre, on constate que les religions sont, avec le pétrole et le pouvoir, les principales causes des guerres. 

Les discriminations humaines viennent surtout des règles morales religieuses sur la sexualité. On est donc en droit de se demander pourquoi nos sociétés civiles protègent tant ces institutions, les religions, qui ont si souvent baigné dans le sang.

À remarquer qu’au Canada, le gouvernement transfère les règles religieuses sexuelles sur le plan juridique, à cause probablement du fait que les gens quittent les pratiques religieuses et ne peuvent plus ainsi se faire laver le cerveau comme avant. 

Auparavant, c’était l’obligation de croire. On l’a remplacé par « la loi, c’est la loi ». Mais quand il s’agit de respecter les droits à la vie privée, on les oublie vite. C’est plus facile de chasser les individus, pédophiles et pédérastes, morts de peur, que de faire régner la loi sur le crime organisé. Les écoles religieuses existent encore au Québec, même si la loi le défend.

Même la Cour Suprême oublie que de ne pas avoir internet est un handicap intellectuel, car dorénavant, même les journaux sont publiés seulement sur internet. Il serait peut-être temps que l’on se rende compte que l’on ne vit plus comme au Moyen-âge.

Pourquoi la police ne peut-elle pas s’en tenir à installer des filtres, empêchant la possibilité de venir en communication avec des jeunes ou les sites pornographiques, pour les personnes reconnues coupables d’infractions sexuelles sur internet? Pourquoi ne puis-je pas aller voir ce qui est sur Google, si ce n’est pas illégal?

D’autre part, maintenir des règles puritaines ça fait l’affaire des avocats qui font fortune avec les crimes sexuels. On ne tient même pas compte qu’il y ait violence ou désir commun. Il serait peut-être temps qu’on humanise nos lois.

Pour que les subventions à la sécurité puissent augmenter, encore faut-il que les dangers augmentent. Les statistiques servent à démonter le besoin d’intervenir et celui d’augmenter les subventions pour améliorer la surveillance. Comment peut-on justifier que des policiers regardent toujours ce qui se passe sur le net, si on ne fait pas croire que la jeunesse est en danger?   Maintenant, on ajoute la sécurité nationale.

On ne veut pas protéger les enfants, on veut interdire le sexe en dehors de ce que pense et vit la majorité.

Dieu n’est pas un être sexué.

Si Dieu est un être infini, éternel, il ne peut pas se demander ce qu’il fera de sa quéquette. Il serait plus qu’étrange qu’il prenne le temps de venir dire aux humains de ne pas se masturber alors qu’il a lui-même créé (s’il l’a fait) le plaisir autour du sexe et des zones érogènes animales, juste pour s’assurer que cette bête ait l’instinct de se reproduire. 

C’est la logique, même si on croit dans le créationnisme.   Si on est plus scientifique, on accepte davantage que le principe fondamental chez l’homme est le plaisir, comme le démontrait si bien Freud.

Si on croit dans la théorie de Darwin, ce qui est plus plausible que le créationnisme, l’évolution a fait ce choix. 


[1] – Une lesbienne est aussi une homosexuelle et l’amour des jeunes filles est aussi de la pédérastie féminine, ce que l’on niait jadis parce que l’on croyait cela impossible.

[2] – On a découvert que certaines femmes peuvent souffrir d’endométriose, ce qui explique leur rejet de la sexualité ; Journal de Montréal, 12 janvier 2017, p.54, par Julie Pelletier.

[3] – On était sexuellement plus libéré dans les années 1970 qu’en 2018 où le puritanisme est redevenu à la mode.

No comments yet

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueueurs aiment cette page :