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De la pudeur à la paranoïa (8).

avril 7, 2020

Il faut lire de 1 à 10+

La science nous a souvent révélé leur inexactitude. Par contre, certains éléments philosophiques sont éternels. Rien n’est plus important que la liberté et l’amour, par exemple.   La philosophie suffit-elle pour comprendre ces concepts? Comment peut-on parler de conscience personnelle, si on interprète et obéit aveuglément à des règles religieuses?

Il est vrai que les intuitions humaines peuvent affirmer des vérités qui existent hors du temps. Ainsi la science cosmique et les mathématiques ont guidé de nombreux peuples comme l’Égypte et la Grèce antique. Les symboles de certaines religions sont encore très actuels et permettent des réflexions profondes sur la nature humaine. C’est amusant de voir la ressemblance entre la pensée de la Grèce antique, quant à la formation de l’univers, la création des dieux et le Big Bang scientifique.

Certaines valeurs comme la charité, le respect de l’autre se retrouvent particulièrement dans les religions chrétiennes qui sont malheureusement prisonnières aussi de leur stupide conception de la sexualité. 

Par contre, l’Islam (et non la religion musulmane) conduit carrément à la violence parce qu’on attache de l’importance à la Sharia.  L’Islam est une religion de domination,  cette religion n’est pas basée sur le vouloir vivre ensemble de la religion musulmane.

Si on s’en tient au Coran, la religion musulmane prêche la charité et le respect des autres d’où une différence fondamentale entre être musulman et islamiste. La violence et les discriminations viennent des règles édictées après la mort de Mahomet, grâce à la Sharia.

Les passages sur l’aide à apporter aux orphelins, dans le Coran, peuvent particulièrement nous toucher ainsi que l’insistance que le Coran met à nous rappeler combien Dieu est miséricordieux. 

Les humains ne changent pas, mais les milieux incitent à méditer et concevoir des théories qui sont parfois des siècles en avance sur leur temps.

Par contre, la foi aveugle conduit à la paranoïa et l’hystérie collective. La foi aveugle est un manque absolu de jugement.   Elle représente même un danger de mort quand on pense à l’Inquisition ou encore aux règles de la Sharia. Il suffit de voir les destructions affreuses au Moyen-Orient. Notre monde subit les contrecoups de la lutte entre les chiites et les sunnites.

La foi doit sans cesse être remise en question en fonction de ce que la science nous apprend. Ne sommes-nous pas à la recherche de la vérité?

Quand les religions tuent et incitent à tuer pour maintenir leur pouvoir moral, elles sont à l’opposé de ce que l’on prétend que Dieu est, soit l’Amour.

Que Dieu existe ou pas, que l’on y croie ou pas, n’a rien à voir avec ce que prétendent les religions. La spiritualité est un autre niveau de réflexion.

Il y a une contradiction entre l’existence de Dieu et le fait que les religions essaient de nous forcer à vivre, comme il y a des millénaires, au nom de Dieu. 

C’est, à mon avis, une forme de refus de la réalité. La régression ne peut pas être un mécanisme de défense si elle est permanente.

Le fanatisme religieux est un premier signe de démence.

Les révoltes publiques lorsqu’il fut question de « l’image de Mahomet » ont été la cause de la mort de plusieurs hommes; ce qui prouve que la foi aveugle, issue souvent de l’ignorance, rend hystérique. Mahomet n’est pas Allah, donc il n’est pas dieu. Mahomet n’est qu’un prophète. Tout comme cette religion dit que Jésus est aussi un prophète et non Dieu. Tout n’est pas que vérité dès que les religions décident qu’il en est ainsi.

L’hystérie collective qui a accompagné les caricatures du prophète Mahomet est loin d’être un geste d’équilibre. L’attaque contre Charlie hebdo est une attaque à la démocratie et la libre expression. Elle est du même ordre que la condamnation de Claude Jutra ou la peine imposée à Raïf Badawi. La folie de la rectitude religieuse s’en prend même aux artistes. La musique de Michael Jackson ne devrait plus être entendue parce qu’il était pédophile. Qu’est-ce que ça change dans ses chansons, il ne prône pas la pédérastie dans sa musique. La folie de la rectitude politico-religieuse est incommensurable.

L’individu ne sait pas se faire une idée différente de celle de la foule.

Comment un Dieu immatériel peut-il nous dire comment agir avec notre sexe?

Dieu ne peut pas nous donner des règles de conduite dans notre rapport avec notre sexe, tout simplement parce que Dieu n’a pas de sexe.

Dieu (s’il existe) est simplement un summum d’énergies qui ne peut pas devenir temporel et matériel[1]. Être matériel est un prérequis essentiel pour avoir la capacité de nous dire comment il faut se comporter face au sexe[2]. Comment Dieu peut-il réfléchir sur le sexe quand la reproduction n’a aucune raison de lui effleurer l’esprit puisqu’il est éternel?  L’appareil génital est là pour assurer la survie de l’espèce.

Les religieux refusent de voir les contradictions à l’intérieur de leurs enseignements.

La projection de ceux qui les ont créées a servi à imaginer les règles religieuses qui sont, avouons-le, le fruit de l’ignorance, surtout quand il s’agit de la réalité sexuelle humaine. On a qu’à penser aux raisons motivant l’interdit pour les femmes en Arabie saoudite de conduire une auto pour comprendre comment les religions peuvent triturer la réalité pour justifier ce qui est injustifiable. Le voile est une forme de domination de la femme et non un moyen d’être pure.

On vient à peine de découvrir l’anatomie humaine. Les règles, qui ont été créées avant, reposent surtout sur l’ignorance et les préjugés. Ce sont pourtant encore ces mêmes règles qui régissent notre façon actuelle de voir la sexualité, malgré toutes les découvertes scientifiques. Il est à noter que le code criminel repose sur ces mêmes règles.

L’Église catholique croyait bien que la terre était plate et ceux qui osaient en douter en ont payé le prix. Nos grands colonisateurs croyaient aussi que les autochtones n’étaient pas des humains. Ils en ont tué sans hésitation.

Pourquoi les religions ont-elles pu véhiculer de telles stupidités qui ont coûté la vie à de trop nombreuses personnes? La naïveté sans borne crée la foi.

Comment peut-on continuer à protéger ces institutions qui conduisent aux ségrégations et aux meurtres? La Sharia ne dit-elle pas qu’il faut tuer les homosexuels et lapider la femme adultère? Les catholiques continuent de prétendre que l’homosexualité est une maladie mentale. Ils luttent contre le condom entraînant ainsi plus de mortalité.

C’est de la propagande haineuse qui devrait universellement être interdite;  mais le système le permet parce que c’est une religion très riche qui le proclame. Quelle incohérence!   Quelle aberration!

C’est une idiotie parfaite de croire que le sexe peut être une préoccupation divine. Tout au plus Dieu pourrait-il s’intéresser à la qualité de l’amour puisqu’il est amour, selon ce que l’on en dit. L’amour serait-il simplement une sorte d’énergie ?

Dieu ne peut pas nous conduire à la haine humaine pour des raisons d’ordre moral, ce serait le contraire absolu de ce qu’il est.

Les moralistes ont un regard qui condamne ceux qui ne pensent pas comme eux. C’est le contraire absolu de l’amour, de la liberté et, par conséquent, de ce que Dieu peut exiger de nous.   Leur conception est fausse dès le départ.

Le sexe n’est pas le problème; c’est la violence, la jalousie et la domination qui entourent les sentiments reliés au sexe. Ce qui est vu comme bien pour les uns, est parfois décrié chez les autres. Le meilleur exemple est bien la notion de cadeau et de séduction.[3]

Le sexe est un phénomène profondément lié à nos émotions, à notre amour.

Il faut donc que dans l’éducation sexuelle, on enseigne aussi comment se comporter émotivement, car aucune relation émotive sexuelle ne nous laisse indifférents. 

À date, sous prétexte d’avoir honte du sujet, on refuse d’informer les jeunes de l’importance de la sexualité dans le développement de leur émotivité, surtout en ce qui concerne le respect de l’autre.

On n’insistera jamais assez sur l’égalité entre tous les humains.

Pire, ce manque de respect pour la conscience personnelle est un élément de base capable de tuer la démocratie puisque cette dernière exige des hommes libres pour exister. Un système démocratique ne peut pas être un troupeau de moutons.

Les religions ont donné naissance au racisme et à la discrimination contre tous ceux qui n’étaient pas une copie conforme du troupeau. En ajoutant des règles comme le vêtement, l’abattage des animaux, on stigmatise les autres qui deviennent des ennemis s’ils ne respectent pas ces règles humaines, commerciales et non divines.

Le prosélytisme n’est pas un élément religieux. Les rites ne sont pas des vérités fondamentales, mais des règles très humaines. On ne pouvait pas toucher le ciboire par respect pour Dieu. Croit-on vraiment que Dieu peut être sali ainsi lorsqu’on touche « son habitacle »? Il ne fallait pas manger depuis minuit pour aller communier par respect pour Dieu qui, se serait probablement noyé dans notre estomac. Il faut se laver les pieds en entrant dans la mosquée. Pense-t-on vraiment que ces règles religieuses importent à Dieu ?

Pourquoi certains individus ont-ils le besoin et le droit de forcer les autres à voir la sexualité comme eux?

Le scrupule est-il autre chose qu’une simple projection de la mésestime de soi, de son corps?

Avoir honte d’être sexué, c’est un déséquilibre en soi. C’est refuser la réalité humaine, au nom d’une invention religieuse qui ne tient pas la route.

Il faut être aveugle pour le voir autrement, car porter burka, tchador, etc., par pudeur, marque simplement la haine que l’on a de son corps ou de l’obéissance à son mari ou sa famille, ce qui devrait en soi nous amener à nous poser des questions. Pudeur ou déséquilibre émotif? Le Coran ne parle jamais d’une obligation de porter le voile, cette règle vient plutôt de l’Arabie Saoudite  et de l’Iran, soit l’Islam radical politique, et non, la religion musulmane.

Par contre, le voile islamique ne devrait pas nous déranger davantage que ce que portaient les sœurs. Ce peut être une parade de couleurs intéressante, mais ça demeura du prosélytisme tant qu’on s’en servira pour savoir combien il existe de fidèles.  Plus une religion compte d’adeptes, plus elle est importante.

La parole de Dieu ou son interprétation humaine ?

Pendant des décennies, les religions se sont servies de Sodome et Gomorrhe pour condamner l’homosexualité. Les psychiatres, eux, parlaient de l’homosexualité comme d’une maladie mentale.

Ce mépris de soi, exigé des homosexuels, fut accepté comme une grande vérité. Les religions et les psychiatres le disaient, que peut-on demander de plus?

Combien de jeunes se sont suicidés en découvrant leur nature, incapables de faire face au regard de l’autre[4]? À quel moment cesse-t-on d’être pédéraste pour devenir homosexuel? Comment passer de l’un à l’autre? Ce point est extrêmement important. C’est cette capacité de changement que l’on rend impossible en ne faisant pas la nuance entre la pédophilie et la pédérastie.

Il faut aussi cesser de créer une atmosphère paranoïaque pouvant instaurer un climat de peur tel que le prédateur tue sa victime pour l’empêcher d’être dénoncé. C’est encore une réalité puisqu’en quelques mois les journaux ont cité deux cas où cela s’est produit. La sécurité des jeunes n’est-elle pas plus importante que la chasteté? Pourquoi les spécialistes ne se demandent-ils pas pourquoi de telles choses arrivent et comment l’éviter?

La peur folle des pédophiles incite à la violence du prédateur pour sauver sa peau.

Je me rappelle, tout jeune, avoir mis des pois dans mes souliers et prier longuement les bras en croix pour combattre mon amour de la masturbation et mon attirance pour mes camarades. Voilà ce que donne la culpabilisation. Je suis persuadé que la peur des adultes joue un grand rôle quant à retarder ou carrément empêcher le passage de la pédérastie à l’homosexualité[5].

On croyait que, selon l’ordre des choses, tout individu existait en fonction du besoin de se reproduire d’où la vocation de père pour l’homme et de mère pour la femme. C’est un peu mince comme seul sens de la vie, surtout si un de tes enfants tourne mal. Pour expliquer une telle situation, il a fallu faire croire que l’on payait pour les péchés de nos ancêtres. 

Seule la vocation sacerdotale l’emportait dans le palmarès de la dignité. Je devais être le prêtre de la famille.

Dans la version judéo-chrétienne, le sexe sert uniquement à fabriquer des enfants. Pas question de sexe hors du mariage. La sexualité est un péché, si elle ne sert pas à la procréation. C’est la même philosophie qu’entretient le judiciaire qui voit le passage à l’acte comme étant en soi le mal. On refuse de reconnaître le plaisir que l’on ressent dans les gestes sexuels.  Ils sont mal, point à la ligne. On refuse de voir qu’une expérience sexuelle se vit différemment que l’on soit un homme ou une femme, un hétérosexuel ou un homosexuel. Tout se résume en religion à : Don’t touch !

La pédérastie dans la Grèce antique rangeait la sexualité du côté des plaisirs. Personne, hors cette civilisation, ne liait l’amour à la beauté et à l’extase qu’elle provoque, et ce, bien au-delà de l’apparence physique.

L’attrait sexuel était perçu dans la Grèce antique comme le mariage des âmes, des ondes, des vertus, grâce à l’attrait de la beauté physique et celui de l’âme de l’être aimé.

Le rite voulait que l’aîné veuille développer chez l’amant ses principales qualités. Durant la période de séduction, l’amant donnait des cadeaux et l’aimé devait se refuser à lui, un certain temps, pour marquer sa tempérance.


D’autre part, dans la vie sexuelle du couple hétérosexuel, les moments pour baiser et enfanter étaient sévèrement réglementés par la religion. On en était encore à croire que le sperme était une partie du cerveau de l’homme d’où fallait-il le semer avec parcimonie, d’autant plus que la lignée, la descendance, avait alors une importance capitale, en fonction de la qualité du donneur de sperme. On croyait toujours que la sexualité était profondément liée avec la température du corps. Quelqu’un qui faisait l’amour en dehors des rites prescrits pouvait souffrir d’une crise d’épilepsie, voir même en mourir.

Les femmes d’alors existaient en trois catégories : les esclaves, les courtisanes (l’équivalent aujourd’hui de la maîtresse) et l’épouse. Seule l’épouse pouvait enfanter pour préserver la lignée. D’ailleurs, la régente des fermes était l’épouse, car elle avait été choisie très jeune pour veiller sur les biens de l’époux. Pour mieux apprendre, la fille se mariait très tôt alors que l’époux devait attendre d’avoir plus de 27 ans. 

Selon Michel Foucault, le couple est né avec le besoin de briser la solitude quand on vieillissait.

Ainsi dans notre monde, plusieurs n’ont jamais connu le plaisir et ont fait l’amour à la noirceur, à travers un petit trou, bien habillé.

On avait honte de son corps et on continue d’en avoir honte, en faisant de la nudité, un crime.

C’est bizarre qu’un enfant soit traumatisé par la vue d’un sexe sur internet alors qu’il peut tuer à volonté dans ses jeux super violents, sans ne jamais être traumatisé. La violence marque moins le cerveau que le plaisir?

Selon notre morale actuelle, le plaisir serait plus douloureux et dangereux que la violence, une idiotie que protège encore notre espace judiciaire quand il parle de crime alors que deux personnes s’aiment, font l’amour, mais n’ont pas l’âge requis.  

La position judiciaire face aux pédophiles en est une d’ostracisme. La peine commence au moment où tu es soupçonné d’être pédophile jusqu’après ta mort. Être accusé de pédophilie au Québec, ça équivaut à recevoir une balle dans la tête[6].


[1] – Les chrétiens, eux,  croient que Jésus est l’incarnation de Dieu.

[2] – C’est un élément que j’ai tenté de faire ressortir dans mes poèmes où Jésus était en amour avec Marie-Madeleine et son petit  son cousin, Saint-Jean.

[3] – Depuis la Grèce Antique, les cadeaux font partie de la période de séduction. Il en est donc, chez les pédérastes comme chez les hétérosexuels,  normal d’essayer de plaire, et non comme le prétendent les prétendus spécialistes, un rituel pour gagner la confiance du jeune. On n’attire personne avec du vinaigre.

[4] Voir : Un garçon de 9 ans met fin à ses jours, Journal de Montréal, 28 août 2018.

[5] – Jeune, je ne croyais pas qu’il était possible de passer de la pédérastie à l’homosexualité. Une erreur. En réalité, l’orientation sexuelle du pédéraste et de l’homosexuel est la même : l’homosexualité. L’âge a été ajouté, mais elle n’a rien à voir avec  l’orientation sexuelle.

[6] – Mon ami Marc L. était pédéraste. Il ramassait des enfants de la rue en Éthiopie pour vivre gratuitement dans ses cirques, à condition d’aller à l’école. Mieux vaut crever de faim que d’être chaste?  Il s’est suicidé quand il a été dénoncé d’avoir eu des rapports avec des jeunes de son cirque. La chasteté est-elle plus importante que la vie? Les cirques qu’il avait fondés pour aider les jeunes ont-ils survécu?

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