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De la pudeur à la paranoïa (5).

avril 4, 2020

Pour suivre le texte dans l’ordre normal, il fait lire de 1 à 10+

Cet esprit d’inquisition est maintenu pour infantiliser la jeunesse autant que faire se peut.

Le chantage sexuel est devenu une industrie payante, grâce aux subventions de l’État[1]. D’où vient cette honte du sexe, si ce n’est pas de l’éducation sexuelle que l’on a eue ou surtout de son absence. Plus il y a des cas d’accusations, plus les subventions sont généreuses. Si les hommes peuvent prendre jusqu’à 40 ans pour prendre conscience qu’ils sont des victimes, c’est que pendant 39 ans, ils savaient qu’ils n’en étaient pas. La victimologie est une épidémie qui nourrit l’augmentation des subventions.

La première chose que la police fait en rencontrant un jeune est d’essayer de lui faire croire qu’il se sentira mieux s’il devient dénonciateur. Les spécialistes l’entourent ensuite pour forger son opinion et le manipuler pour le rendre coupable d’avoir osé un jour avoir une relation sexuelle ou connu le plaisir. Personne ne part avec le point de vue qu’il n’y a rien de mal dans un contact sexuel puisque notre éducation nous fait croire le contraire.

Cette situation est devenue possible du fait que l’Église catholique a décidé de compenser ses victimes plutôt que d’avouer que le sexe sans violence et domination n’est absolument rien de mal ou de dangereux. C’est plus facile de payer que de reconnaître qu’on a inventé une histoire. C’est difficile d’admettre que l’on ment depuis des siècles.

Le sexe est une réalité physique qui devrait être vu en dehors des jugements de bien ou de mal.  La seule chose importante dans une relation sexuelle est, faut-il le rappeler, le consentement et le respect de son partenaire. Idéalement, elle conduit à l’amour.

On tait la différence dans la fréquence des expériences sexuelles qui existe selon le sexe et l’orientation sexuelle. La majorité des gens choisissent de vivre leur sexualité en couple alors que les homosexuels vivent jusqu’à plus d’une centaine de relations sexuelles dans leur vie ou même dans une année pour certains. La différence est très simple : les relations sexuelles homosexuelles peuvent très bien se passer de pénétration et l’amitié ne se nourrit pas de jalousie.  Comme l’a si bien écrit l’auteure d’Outlander, « tu peux avoir honte de ce qui se passe, mais ça ne t’empêchera pas de t’apercevoir que le plaisir est au-delà des malaises moraux. »

Il aurait été plus approprié pour l’Église de payer des séances chez des psychologues ou autres spécialistes pour traiter la culpabilité ou la honte des victimes et, ainsi, leur démontrer leur valeur en tant qu’individu que de verser de fortes sommes d’argent aux parents éplorés, mais devenus riches. Qui ne rêve pas d’être victime pour amasser autant d’argent pour des gestes sexuels? L’essentiel est d’en arriver à s’accepter comme on est, cesser de se culpabiliser.

En fait, les religions s’embourbent dans les scandales sexuels parce qu’aujourd’hui on sait que le sexe est un plaisir et non mal. Ce qui est anti naturel ou exceptionnel, c’est la chasteté à vie.

Les religions ont lavé la cervelle de tout le monde en voulant les faire se sentir pécheurs, avec le péché originel.  Les religieux prêchaient une chose et faisaient son contraire.

Où commence et où finit la schizophrénie de St- Augustin, le père du péché originel?  Le péché originel est ce qui a défini le péché de la chair et sa transmission. Le péché originel est qu’une théorie basée sur la connaissance des humains de cette époque qui, disons-le,  était presqu’inexistante. On ne savait rien de l’anatomie humaine, encore moins de sa réalité psychologique. Le péché de la chair vient avec le péché originel, soit trois siècles après Jésus, avec St-Augustin.

L’Église catholique paye pour son hypocrisie et son impuissance à reconnaître qu’elle s’était trompée en propageant la peur du sexe et en prétendant que l’homme est supérieur à la femme. L’Islam est encore pire.

La chasteté absolue est le geste le plus contre nature qui existe[2].

Quand on se masturbait seul ou avec d’autres, il suffisait de s’en confesser, de réciter quelques dizaines de chapelets, pour obtenir l’absolution, sous condition de pas vouloir recommencer. Ainsi, on échappait à l’enfer en dénonçant son péché, bénéficiant du même coup du fait que la confession garantissait le secret.


Pour qu’il y ait crime, encore faut-il croire que le sexe soit perçu comme une mauvaise chose. Sinon, comment peut-on prétendre que la Charte des droits respecte l’existence du droit à une conscience personnelle?

Il y a une différence fondamentale entre un jeu sexuel consenti et celui qui est imposé. Et, dans ce dernier cas, quand il n’y a pas de consentement, l’âge et le sexe n’ont pas d’importance  car, c’est illégal.

L’homme, lui, sait que le sexe est un plaisir. Le regard négatif féminin sur la sexualité lui vient des religions pour qui, la femme est une tentation, un péché.

Les religions maintiennent ainsi les femmes dans un état d’infériorité. Et, les féminounes les aident à maintenir cet état d’infériorité qui accompagne automatiquement celui de pécheur, de victime. L’ignorance dans laquelle on maintient les jeunes filles sur la réalité sexuelle des femmes est responsable de la honte dont plusieurs femmes sont prisonnières. La morale conventionnelle est incapable de comprendre les nuances de l’individualité, elle pense que la vie sexuelle est la même pour tous.

Cela nous permet de comprendre pourquoi le sexe est un mal pour les femmes alors qu’il est un plaisir pour les hommes. La peur du regard de l’autre les empêche de dominer leur appréhension et de décider de leur vie sexuelle. Le droit féminin à sa sexualité fut un des merveilleux combats menés par les féministes. Il ne faudrait pas minimiser aussi la réalité physique différente, selon que l’on est un homme et une femme, qui amène souvent la femme à vivre le sexe dans une position d’inconfort.

Les religions ont identifié les relations sexuelles féminines en dehors du mariage comme de la prostitution. Une telle relation crée une peur absolue du regard de l’autre.  Une femme ne peut pas être enceinte sans que son alentour s’en aperçoive. Nos religions toutes chrétiennes ont créé un tel rejet de ces femmes qu’elles n’ont pas souvent un autre choix que de se faire avorter ou vivre une vie de misère. Ceux qui sont contre l’avortement se prétendent l’égal de Dieu quand à décider si une femme à droit à l’avortement. Si ces mêmes âmes exaltées  étaient plus charitables, elles aideraient l’autre en difficulté.  Dans la pratique d’une religion assumée, la charité devrait primer sur les péchés. Si les religions prônaient autant la tolérance que le peur de la sexualité, il y aurait plus de tolérance et de solidarité entre les humains.

L’éducation actuelle maintient un degré de culpabilité disproportionné, car on condamne même le désir sexuel. Pourtant, ce n’est qu’un effet hormonal[3]. Le nier est de l’ignorance.

Qui ne se rappelle pas de la confession comme moyen de nous faire sentir un peu plus pécheur?  Le confesseur n’avait-il pas accès à des informations privilégiées quand un garçon lui racontait ses dernières masturbations ?

Les femmes sont-elles prisonnières d’une morale paternaliste abusive du fait qu’elles sont porteuses de la vie, et donc, de la descendance mâle ? La supériorité du mâle qui s’incarne dans sa descendance a toujours donné le droit à l’homme de dominer la femme. C’est un précepte religieux et on n’a pas le courage de le contredire. 

La libération de la sexualité tient donc essentiellement au futur regard féminin sur la sexualité. Les femmes doivent cesser de se sentir coupables, salies, quand elles décident de vivre une relation sexuelle, hors les normes inventées par les religions. La femme a une absolue égalité avec l’homme.

Actuellement, au contraire, elles préfèrent se couvrir (burka, niqab, tchador, burkini) et avoir honte de leur corps comme le veulent les religions. En aucun endroit, le Coran ne dicte aux femmes qu’elles doivent porter ces vêtements. Cette règle a été inventée après la mort de Mahomet parce qu’on devait vivre comme le prophète et celui-ci interdisait à ses épouses de se promener sans être voilées. Mahomet était jaloux. Il avait plusieurs femmes dont la plus jeune a été pénétrée vers neuf ans. Aujourd’hui, il serait décrié comme étant un pédophile.

C’est bizarre que l’on confonde ainsi domination et libération.   On en est rendu à une pure aliénation, car on voit la domination morale religieuse comme normale et positive.


[1] – Des hommes prennent 40 ans avant de dénoncer, Journal de Montréal, 26 juillet 2018, p. 7. La douleur est tellement absente, le plaisir si vif que la victime doit attendre qu’il y ait une vague de dénonciation 40 ans plus tard,  pour se rendre compte qu’aujourd’hui, on est redevenu scrupuleux. L’État paie aussi des millions en subventions pour préparer les victimes à dire la vérité (?)

[2] – Le livre Sodoma, de Frédéric Martel,  nous indique à quel degré d’hypocrisie la chasteté conduit l’humain. Il ne faudrait pas croire que l’homosexualité conduit à la pédophilie, c’est au contraire, son interdiction qui ouvre cette voie.

[3] – L’amour augmente-t-il le plaisir, Julie Pelletier, Journal de Montréal, 23 juin 2019, page 34

One Comment leave one →
  1. avril 11, 2020 7:08  

    Sensitive paranoia of Krestschmer is a form of depressive paranoia. The paranoia is phenomenologicaly determined by four points: the suridentification of the role’s identity in a way that with each role invested, all the existence is engaged. Secondly, the vertical spatiality is overdetermined (the too high, the presomption); from this height the fall will necessarly come and will take the theme of shame. As delusion on relation with community space, it’s also an experience of overdetermination of this intersubjective space, which raise for the person the problem of inclusion and the omen of exclusion. At last, paranoia is a pathology of intercorpority in which the ontological autonomy (the separation self-alter) is not garanteed, producing a kind of uneasiness in all contacts with others. This uneasiness is the matter of a self clinical observation (the case Edgar Charles). We propose a phenomenological comprehension of this case. 2007 Societe francaise de psychologie. Publicado por Elsevier Masson SAS. Todos los derechos reservados.

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