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De la pudeur à la paranoïa (4)

avril 4, 2020

Pour avoir un texte suivi, il faut aller dans l’ordre de à 10+

La pédophilie doit être interdite, mais cela ne doit pas faire des pédophiles des criminels à pourchasser à vie, car cet attrait pour les plus jeunes fait partie de leur nature et chaque individu a droit au respect. Si l’on ne veut pas que son fils soit une victime, il faut, comme parent, l’informer, en respectant la vérité, de son droit absolu de consentir ou refuser tout geste porté par un autre sur son corps.

Quant aux  pédophiles, au lieu de les mépriser, il faut trouver moyen de les comprendre, tout en assurant une pleine sécurité pour les enfants. Si les pédophiles pouvaient s’avouer pédophiles sans crainte, ce serait une plus grande protection pour les enfants, car sa situation serait connue et ainsi la dissimulation serait plus difficile. 

L’ostracisme peut conduire non seulement au passage à l’acte, mais au besoin de tuer pour garder le secret. Un seul meurtre est un meurtre de trop. Il est préférable de perdre sa chasteté que de perdre la vie, le contraire de ce que les religions nous apprennent. Il faut aussi comprendre que le cerveau est capable, dans de bonnes conditions, de faire oublier toutes les situations désagréables. Le rôle de la justice doit être d’abord et avant tout de s’assurer que le jeune pourra vivre sans séquelle et surtout de reprendre confiance en lui. Penser que l’on est victime implique nécessairement que l’on est inférieur, que l’on s’en sente responsable ou pas.

On devrait sanctionner raisonnablement le fait de ne pas avoir respecté la volonté majoritaire exprimée à travers des lois claires et non abusives,  au lieu de créer des chasses aux sorcières dignes de l’inquisition. Le pédophile aime le jeune, il faut donc le responsabiliser au lieu de l’ostraciser. Il faut surtout apprendre à faire confiance à nos jeunes en âge de décider, selon leur conscience.

Ce n’est pas parce que tu es pédophile que tu n’as pas droit de vivre, même de vivre heureux. Tu n’es pas libre, ce n’est pas ton choix de naître pédophile ou pas. C’est ce respect que te garantit la Charte des droits de la personne.

La pédérastie est tout à fait différente de la pédophilie, car le jeune est en âge de pouvoir choisir, même si tous les parents pensent que son enfant est toujours plus jeune et moins responsable qu’il ne l’est. Le jeune doit apprendre à consentir ou refuser selon ses propres goûts, ses propres valeurs.

La liberté est un chemin qui se trace au fil des expériences. Un jeune qui est hétérosexuel ne deviendra jamais un homosexuel et encore moins un pédéraste. La peur des parents est injustifiée, car l’éducation c’est apprendre à choisir. Tu aimes ou tu n’aimes pas.

Un pédéraste ne saute pas automatiquement sur tous les gars qu’il voit. Cette peur parentale est maladive. Elle implique la non-confiance, non seulement envers le pédéraste, mais aussi envers son enfant, car on le croit infiniment vulnérable. C’est peu connaître les jeunes que de croire qu’ils ne sont pas capables de se défendre. 

La pédophilie est probablement, comme la pédérastie, la majeure partie du temps se passe à contempler la beauté, la désirer et rarement à pouvoir satisfaire ses désirs. La frustration est bien plus souvent au rendez-vous que le passage à l’acte; mais il faut dire que la simple présence de l’autre, de ce celui qui est convoité, est en soi un voyage au paradis.

La meilleure protection des jeunes serait que les pédérastes et pédophiles puissent s’identifier comme tel, sans avoir à subir durant toute leur vie, cet état de haine qu’ont les autres à leur égard. Ainsi, les jeunes pourraient prévenir quelqu’un de responsable s’il y avait dérapage. À remarquer que le jeune peut aussi décider qu’une telle expérience ferait son affaire. La vie pédéraste ressemble comme deux gouttes d’eau à un roman d’amour.

Le sexe est un élément parmi des millions d’autres éléments qui définissent ce que tu es. 

Quand tu nais pédéraste, tu n’as pas le choix et du dois apprendre à vivre avec. Tu peux être un beau salaud, mais tu peux aussi te servir de cet élément pour t’améliorer. L’essentiel dans toutes les relations sexuelles est l’amour et  le respect de l’autre.

Malheureusement, notre société, en les condamnant automatiquement, les ostracise ou les force à devoir vivre dans une hypocrisie permanente, la même que celle qu’ont jadis dénoncée les homosexuels.

Si tu en parles, tu es rejeté, sinon crucifié, et si tu ne le fais pas, tu passes pour un hypocrite qui a besoin de se cacher pour sauter sur sa proie quand la situation devient propice. Un homme fait des cadeaux à sa dulcinée, c’est magnifique, de la tendresse, de l’amour ; mais un pédéraste amène son bien-aimé en voyage, c’est l’horreur. Quelle hypocrisie ! Deux poids, deux mesures. Qu’on aime cela ou pas, la pédérastie est d’abord et avant tout une histoire d’amour.

On a réussi à déformer tous les gestes des pédophiles ou pédérastes de manière à ce que quoi qu’ils fassent, même si on a totalement l’équivalent dans la vie des hétérosexuels, ils seront blâmés. Même la tendresse devient un crime.  C’est à croire que tout le monde sait mieux que le pédéraste quelle est l’intention qui l’anime, comme au temps de l’inquisition.

Nos procès sont identiques à ce qui se passait durant l’inquisition parce que l’on croit qu’au départ l’accusé est un mécréant qui ne veut pas admettre qu’il l’est.  Tout ce qu’il dit est donc mensonge et narcissisme.

Juste le fait d’être pédéraste fait de toi le pire des menteurs, le pire des manipulateurs, le plus abject des individus.

Un procès ne sert qu’à te condamner et à nourrir l’opinion publique. Ça prend un miracle pour être déclaré non coupable dans une cause sexuelle. La victime a toujours raison. Elle l’aura de plus en plus puisqu’on vient de verser des millions pour préparer les victimes à témoigner.

Ça rappelle les périodes des tortures durant l’inquisition. L’accusé devait répondre exactement ce à quoi s’attendaient les inquisiteurs, sinon ils étaient torturés jusqu’à ce que la réponse soit identique à celle attendue par les bourreaux. Si on n’y parvenait pas, on les brûlait.

Rien ne justifie la paranoïa qui existe maintenant face au plaisir du sexe. Le sexe n’est plus l’élément qui déterminera ta classe sociale.

Les féminounes se servent de la peur de la pédophilie pour répandre leur haine du sexe parce qu’elles identifient leur protection maternelle à leur propre protection contre les hommes qu’elles perçoivent tous comme des violeurs, ou du moins, des salauds.

Elles oublient que la surprotection engendre le pire ennemi de l’autonomie individuelle et, par conséquent, de la démocratie.

Selon plusieurs neurologues, la surprotection empêche le développement de l’individu. Le premier but de l’éducation d’un individu est de devenir autonome, en se créant une conscience personnelle. Devenir un être libre[1].

L’absence d’éducation sexuelle rend les femmes et les jeunes plus vulnérables et leur soi-disant solidarité contribue à multiplier leur peur. Durant leurs activités entre filles, elles se racontent bien des légendes urbaines pour se faire croire qu’elles ont raison.

Cependant, si des pédophiles parlent entre eux de leur amour,  c’est un crime. Il y a une différence entre un désir et un acte. Un souper de fille est exactement la même chose qu’un souper de pédérastes. On raconte ses amours et on chiale contre une foule de sujets.

Les féminounes sont le contraire des féministes qui, elles, sont progressistes et se battent réellement pour l’égalité homme femme.


Les féminounes sont prises dans les enseignements religieux quant à la sexualité alors que les féministes sont progressistes et réclament une égalité entre les hommes et les femmes, même dans les relations sexuelles. La femme veut choisir son homme et ne plus être seulement choisie.

L’extrême droite se tient exactement à la même place que l’extrême gauche quand il est question de sexualité.

Quelle différence évidente y a-t-il entre être un homme ou une femme, sinon les appareils génitaux ? Cette différence ne confère en rien la supériorité d’un sexe sur l’autre. Il est aussi possible d’obtenir la jouissance féminine par la masturbation et la fellation. La pénétration n’est pas absolument essentielle pour découvrir le plaisir. On a tellement peur d’en parler que l’on apprend cette réalité à travers ses expériences, ce qui est une preuve que la pudibonderie est un moyen de nos garder ignorant. L’autre différence, à part le jeu des hormones, est l’éducation : pourquoi la société fait-elle en sorte qu’un gars se sente supérieur à une fille?

Les féministes réclament le droit de choisir leur partenaire sexuel, les féminounes condamnent à l’excès tout ce qui est sexuel, voire même le langage.

Pour les féminounes, le sexe est un viol en soi, le réveil sexuel est un appel au mal. Être féminounes, c’est condamner la femme à être qu’une partie de ce qu’elle est.

Les féministes ont parfaitement raison de vouloir échapper au rôle dans lequel on les a confinées. Rien ne justifie de prétendre que l’homme est supérieur à la femme. La réalité est que l’homme et la femme ne sont rien d’autre que des humains, tous les deux, des animaux.

Les féministes ont parfaitement raison d’exiger qu’un homme et une femme aient le même salaire, pourtant, tous nos gars qui se disent féministes ne font rien pour permettre cette égalité fondamentale. On préfère parler de parité dans un conseil d’administration ou un parti politique. C’est un élément qui sert davantage à bien te présenter à la galerie médiatique, mais la femme continue d’être moins bien payée que l’homme.

Pour les personnes évoluées, la sexualité est strictement un fait biologique, vu à travers les yeux de la science alors que pour les féminounes tout est manque de respect envers la femme, qui se doit de vivre le plus vertueusement possible, comme l’exigent les religions qui ont formé leur regard victimaire sur la sexualité.

La virginité conduit-elle vraiment à la sainteté? Pourquoi la femme doit-elle nécessairement choisir entre être une vierge Marie ou une Marie-Madeleine, aux yeux des autres?   Pourquoi la sexualité de la femme est-elle ainsi séquestrée dans des croisades qui nient leur droit d’avoir leur propre sexualité?   Pourquoi refuse-t-on de voir la différence entre la perception de la sexualité chez l’homme et celle de la femme? Il est évident  que la pénétration modifie la perception que l’on se crée des plaisirs sexuels. Le rapport sexe-corps ne peut pas être le même pour une femme que pour un homme, à cause de l’intimité produite par la pénétration.  Si l’homme ne peut que jouir, la femme peut souffrir ou sentir un désagrément, lors de la pénétration. Pourquoi la sexualité ne serait-elle pas autant un plaisir pour la femme que pour l’homme?

Si une femme a des relations avec un étranger, elle sera immédiatement traitée de putain alors qu’un homme sera perçu plutôt comme un client qui a besoin de se soulager.  

D’ailleurs, la prostitution devrait être légale, sur un plan individuel, si elle est acceptée par celle ou celui qui en a fait son travail. S’il n’y a rien de mal dans la sexualité, on devrait se contenter de proscrire le proxénétisme et de protéger les prostituées.

La femme sexuellement libre sera salie dès qu’on portera un jugement sur elle. L’ostracisme social, le même qui touche à la pédophilie s’abattra sur elle et même sur ses enfants. La femme et les enfants n’ont pas droit à la liberté sexuelle, à la liberté de choisir si une expérience leur est agréable ou non. Dans ce contexte, l’expérience est automatiquement mauvaise. Toute personne qui s’y livre doit être culpabilisée, dénoncée, méprisée, ostracisée. 

C’est un tour de force religieux que d’avoir réussi à étendre un tel degré de culpabilisation et de haine envers la sexualité vécue hors mariage ou hors norme.

Le rejet de la sexualité est carrément opposé au regard scientifique.

Notre morale sexuelle tient au lavage de cerveau, réalisé dans notre enfance.  

Elle est maintenant implantée par les féminounes qui remplacent les prêtres dans la diffusion des règles morales. On sait tous que Hollywood est de plus en plus entre les mains de sectes mormones. La lutte morale est un moyen hypocrite ayant pour fonction de culpabiliser l’individu d’où la masturbation peut être vue comme un péché, l’homosexualité comme quelque chose de contre nature.

Voilà pourquoi tant de gens ont une vision hystérique de la sexualité. Les plus scrupuleux emploient un vocabulaire de l’abomination pour faire croire dans des délits, même si les participants n’ont eu que du plaisir tout au long de leur jeu ou de leur démonstration d’amour. 

Ce n’est pas pour rien que l’on a développé la paranoïa du pédophile, refusant de faire la nuance entre un pédophile, un psychopathe et un pédéraste.

On se fiche du droit des adolescents à  développer une conscience personnelle et on continue ainsi à imposer une morale dictée par les adultes, surtout les féminounes,  ce qui mine la  confiance des jeunes en eux. On impose la conscience « pécheur et victime » en opposition à être un humain sexué, libre de ses émotions et de ses expériences sexuelles.

Cette paranoïa permet d’exercer le chantage et d’obtenir de faramineuses compensations pour des plaisirs que l’on a goûtés, parfois 40 ans plus tôt[2]. Quand le système doit retourner à des décennies passées pour obtenir un sujet de mise en accusation, il faut croire que la police n’ait pas tellement de travail sérieux à faire.


Après tant d’années, il n’est plus question de protéger le jeune, mais d’imposer une morale qui ne tient qu’à savoir si le pédéraste est passé à l’acte à un certain moment de sa vie. C’est encore pire qu’être alcoolique puisqu’il ne peut pas y avoir de rechute. Qu’est-ce qu’un tel agissement donne ? Pourquoi maintenir une morale qui repose sur une perception antique de la sexualité ?

Aujourd’hui, tout le monde sait que la masturbation est un excellent moyen de combattre le stress.

On répète sans cesse : « personne n’est au-dessus de la loi », et pourtant, la loi n’est pas respectée quand on enseigne la religion dans des écoles. Nos écoles doivent être laïques selon la loi. Les Hells ou autres groupes criminalisés se promènent avec leur chandail, se moquant ainsi de la loi interdisant l’appartenance à un groupe criminalisé. C’est plus facile de s’en prendre à des individus qu’à la pègre.

On retourne dans le passé de la vie sexuelle des individus pour maintenir la peur et la haine du sexe.  L’épée de Damoclès si tu t’écartes du droit chemin.


[1] -« Un enfant surprotégé n’apprend pas à surmonter les inévitables blessures de la vie. » Boris Cyrulnik, neuropsychiatre, dans Le bonheur, ça s’apprend. »

[2] – Plusieurs ont cependant subi de véritables traumatismes. Il suffit de penser aux enfants de Duplessis ou de St-Vincent ainsi qu’aux pensionnats autochtones.

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