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De la pudeur à la paranoïa (3).

avril 3, 2020

On doit lire dans le sens de page 1 à 20 pour tout comprendre.

Les religions servent à obtenir plus facilement l’obéissance de la masse envers le système qui les exploite.   Marx parlait de ciment social pour qualifier les religions.   Plus les gens sont désobéissants, plus la religion sera intolérante.   La religion sert à définir le troupeau auquel tu appartiens.

Dès l’enfance, on essaie d’inculquer la peur du sexe et le sens du péché. L’étranger devient le pire des dangers. Pourtant, personne ne peut prétendre avoir été blessé par une fellation, une masturbation ou des caresses. La vraie blessure vient davantage de la réaction sociale que l’on craint, particulièrement, celle de nos parents, quand on est encore jeune.

On a même culpabilisé, chez les catholiques, le simple fait de penser au sexe, ce qui est en soi, une violence faite à la réalité humaine.

Tous les gestes sexuels sont des crimes dans notre société, s’ils ne répondent pas aux normes. Ces dernières s’appuient souvent sur l’ignorance de la nature humaine et sont propagées par les religions.

C’est pourquoi toutes les religions nient l’existence d’une sexualité enfantine.   Il faut ancrer le sens de la culpabilisation dès l’enfance pour être efficace. Il faut exagérer, parfois jusqu’à la folie, à l’hystérie, la gravité des relations sexuelles qui ne correspondent pas aux normes. Il faut entretenir une forme d’ostracisme chez tous ceux qui ne croient pas dans la véracité des interdits sexuels, même s’il n’y a pas de violence. Qui ne se souvient pas du fameux : t’auras des boutons si tu te masturbes, de nos bons curés québécois ?

Une relation sexuelle inappropriée durant la jeunesse, selon nos standards, blesse davantage l’égo des adultes que le corps et l’esprit de la prétendue victime. Ne faudrait-il pas souffrir, au moins un petit peu, pour pouvoir se dire victime?

La sexualité doit être socialement une forme de crime, si on veut culpabiliser les jeunes et prétendre que l’on peut être victimes de jeux sexuels sans violence. La dénonciation ou si l’on veut l’éclatement d’une culpabilité ressemble aux nouvelles littéraires d’Edgar Poe. Elle naît avec ce que l’on entend, avec la peur d’être découvert. 

Les dénonciations servent à grossir les statistiques pour permettre de meilleures subventions aux policiers ou aux mouvements qui reçoivent des millions de dollars pour permettre « aux victimes de se croire encore plus victimes et de passer au statut public de héros[1] ». C’est le même processus que dans la radicalisation islamique : devoir te racheter, mais en dénonçant. Le but est toujours de tuer la liberté.

Les religions s’emploient, elles, à nous dire qu’il faut dompter la chair. Une folie contre nature que l’on a érigée en dogme.

Quand Dieu a-t-il exigé que nous devenions tous des saints ou des prophètes?   Ce sont des modèles, et non pas des copies copiées-collées à réaliser par les individus.

Quand on utilise l’approche scientifique de la sexualité, celle-ci cesse d’être un objet de honte et de crainte.   Elle devient un phénomène extraordinaire qui a permis la reproduction des espèces, grâce au plaisir, qui y est rattaché.

Pourquoi le plaisir sexuel est-il un crime? Y a-t-il que les féminounes[2] qui voient un danger dans les relations sexuelles? Leur haine du sexe, qui revient souvent à une haine du mâle, n’est-elle pas un déséquilibre en soi? 

A-t-on inventé la sexologie pour maintenir une image maladive du sexe et entretenir une morale de répression sexuelle ou pour nous libérer des tabous? La sexologie n’est-elle pas une certaine forme d’appropriation culturelle. Pour devenir psychanalyste, il fallait d’abord avoir survécu à ses propres fantômes. Pourquoi en est-il autrement avec la sexualité ? Le but de la sexologie devrait être de permettre à l’individu de se débarrasser de ses culpabilités et apprendre à s’accepter comme on est.

Qui peut davantage connaître le sexe que la personne qui se livre aux plaisirs sexuels? Quelle religion considère le sexe en soi comme étant bon, comme un geste d’amour et de responsabilité, en dehors de la procréation? Aucune.

N’est-ce pas la meilleure preuve que la condamnation du sexe n’est pas justifiée, mais que toutes les religions tentent d’imposer leur morale individuelle? Bizarre que l’on n’ait pas un tel consensus quand il est question de dénoncer les inégalités sociales et la violence. 

Les religions devraient exister pour nous apprendre à aimer, à rechercher le Bien ; mais elles discriminent tous ceux qui n’obéissent pas à leur conception de la pureté que l’on confond avec la chasteté.

Les drogues sont bien plus dangereuses que le sexe, mais on en parle beaucoup moins. Y a-t-il un espace social ou une entente secrète qui privilégie le crime organisé? 

Aimer le sexe, c’est te condamner à être considéré comme un dépravé. Y penser trop jeune, c’est être un dégénéré, un cochon. Refuser de voir ainsi les plaisirs sexuels fait de toi le pire des criminels, un danger public.

Pourtant, personne n’échappe à la nature et, par conséquent, au réveil sexuel. Les expériences sexuelles ne peuvent pas tolérer la violence d’où le consentement est d’une nécessité absolue.

La science a établi que la sexualité existe dès la naissance. Des études ont prouvé qu’il est possible de connaître l’orientation sexuelle d’un individu dès l’âge de cinq ans.   Pourquoi faut-il nier l’existence de la vie sexuelle des enfants ?

On fait d’une réalité banale, un danger, un crime dont l’exagération peut être vue comme de la démence. On confond vite un attouchement avec un viol, ce qui est complètement du délire, de la paranoïa.

Tu devrais être affligé d’avoir connu le plaisir sexuel, te sentir le dernier des vauriens, si tu n’as pas agi selon les règles fixées, soit t’en priver.   Peu importe si ces relations étaient consenties et fort agréables.   Peu importe si ces relations étaient de type amoureux. Qu’est-ce que l’âge, en dehors de la pédophilie, change dans une relation sexuelle? L’amour n’a pas d’âge, le plaisir non plus!

Tout avocat ou psychologue qui voit favorablement les relations sexuelles de type pédéraste est banni de son ordre.

La réalité et la vérité n’ont pas lieu d’exister en matière sexuelle. La répression est un commerce beaucoup trop payant, surtout pour le système judiciaire.

En quoi la répression sexuelle est-elle si payante ?

Le mal de l’âme est souvent une illusion née de l’éducation que l’on appelle la culpabilité. On cesse de croire dans son jugement pour s’abandonner à celui des religions. La culpabilité conduit à l’aliénation, soit le plaisir d’être esclave d’une morale. Le système judiciaire actuel renforce et encourage les valeurs de répression. On bannit le plaisir sexuel alors que le seul vrai problème dans la sexualité est la violence ou la domination.

La sexualité est le fondement même de la vie privée.

Dès ton enfance, on t’apprend qu’il ne faut pas se montrer nu et quelques années plus tard, qu’il y a des endroits qu’il ne faut pas toucher, sinon t’es un pervers, un sale, un obsédé. On te fait croire que tu pourrais en être traumatisé, mais tu ne ressens que du plaisir quand ça arrive.

La répression sexuelle repose sur le mensonge voulant que les jeux sexuels consentis soient autre chose que du plaisir. La pudeur est une forme de haute hypocrisie.

Rien ne justifie un tel rejet de la sexualité. Même que, si l’on croit en Dieu, propager l’idée de péché de la chair est une manière de mépriser la création de Dieu. C’est comme si Dieu s’était trompé en sexualisant le corps et en accompagnant les gestes sexuels de plaisir.

Cette façon de voir des péchés partout est déjà inscrite dans l’ADN des adultes québécois qui se font un devoir de transmettre cette peur jusqu’à la paranoïa. Cette peur vient de la religion enseignée dans les années 1940-1960 au Québec. Cette peur est une façon d’affirmer que l’individu est nul parce que dès la naissance il est un pécheur. Ce trait psychologique est perceptible  jusque dans la manière même des adultes de voir l’avenir du Québec. On est trop faible. On est né pour un petit pain.

Pourtant, rien, sauf s’il y a violence ou domination, ne justifie une telle façon de voir la sexualité. Qu’on le veuille ou non, les zones érogènes nous procurent du plaisir. Il faut avoir l’esprit borné pour accepter les enseignements, qui nous viennent de toutes les religions, sans s’interroger. Il faut même avoir l’esprit tordu pour voir les gestes sexuels consentis comme un crime ou un péché. Rien ne justifie l’interdit sexuel. Malheureusement, on juge encore les jeux sexuels à partir d’une grille émotionnelle et non selon la réalité et la raison.

On s’imagine tous que ces interdits sont normaux. Pourtant, rien ne justifie cette pudeur hypocrite qui ressemble beaucoup plus à un rejet de son corps.

Il s’agit donc d’une règle « préjugée », c’est-à-dire que personne n’ose remettre en question parce que l’on croit qu’elle va de soi. Essayer de voir les choses autrement, c’est te condamner à l’ostracisme.

Notre façon de voir la sexualité est née de l’ignorance et du pouvoir des religions.

Vouloir la liberté sexuelle, ce n’est donc pas un geste anarchiste, mais le fruit d’une longue réflexion sur l’état émotif de l’humanité.

C’est remettre en question, voire même rejeter, ce que les religions nous imposent de haine contre notre propre corps. C’est combattre la violence et la domination individuelle apportées par une morale collective d’un autre âge, fruit de l’ignorance.

Sans violence ou domination, jamais les autres ne devraient avoir le droit de mettre le nez dans notre vie sexuelle.

La vie privée devrait être un droit constitutionnel.

Dans le libre consentement, les gestes sexuels expriment strictement l’amour et le plaisir. Voir du mal dans les gestes sexuels, c’est rejeter la nature humaine.   C’est mépriser la beauté de la création que nous sommes, au nom d’une morale décadente et archaïque.

Qu’il y ait une forme d’éthique de comportement face à la sexualité, personne ne s’y oppose, bien au contraire. C’est ce que j’ai essayé de créer toute ma vie et qui donne le présent livre. 

Il est impossible de rêver de liberté sexuelle absolue, ne serait-ce qu’à cause des maladies vénériennes, d’où la nécessité tout aussi absolue d’avoir des cours sur la sexualité et sur la responsabilité qui découle de ce plaisir.

Les gestes sexuels ne doivent jamais être violents. L’important, c’est l’amour.

Même si la peur du sexe n’est pas justifiée, il est concevable que l’on accepte socialement un âge minimum pour les relations sexuelles afin de protéger les plus jeunes. Pas parce que c’est mal, mais parce que les deux partenaires ou plus doivent être lucidement consentants. Il faut absolument éviter de traumatiser un enfant.


[1] – Toute personne qui subit de la violence ou est forcée à subir des gestes non consentis est vraiment une victime. Toute une nuance. Le sexe en soi n’est pas violent, au contraire.

[2] – Féminounes : femmes obsédées par la haine de la sexualité.

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