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Le Québec est mis à mort

janvier 21, 2020

Le Québec est mis à mort
Rêve Québec
Québec libre
bel enfant
Peace and Love
ton sang se pétrit dans la queue
des étoiles froides d’Amérique.

Le monde est tombé de son nid
les klaxons tuent l’esprit à petit feu
les armes sont automobiles et famines
le parvis des églises : misère du tiers-monde
viol collectif des consciences.

Création étalée de malheurs
la bouche des gamins est devenue vipère.

Même si tendre est la chair des amants
nourriture dévolue aux pouvoirs assassins
au pays des misères et des désespoirs
la pourriture s’installe entre deux peuples.

Les enfants n’ont plus de tête
leurs pieds s’enfoncent dans la boue
un par un ils deviennent fleurs fanées.

Je traîne la patte en criant un je t’aime éternel
personne n’entend mon coeur s’épuiser
dans les chimères à produire l’étincelle d’amour.

Les enfants de demain, je te dis
seront à nouveau des sourires dans les rues
les larmes auront séché le temps d’une paix.

L’espace sera à ma main
et j’aurai double poignet :
La liberté et l’amour.

Le Québec sera terre de liberté.

Mes lèvres sur vos corps
paradis pour anges de mes rêves.

Québec, terre de tolérance
terre d’amour
terre de liberté
tu naîtras
le jour où les corps auront retrouvé leurs âmes.

 
À droite toute!

 
Je vis dans un pays
le Canada fasciste, état policier
où les jeunes apprennent à faire l’amour
à coups de peur et de tabou
fruits de jalousie et de délation.

Dans un coin de pays
qui n’est pas encore né
qui ne se connaît pas encore
qui se cherche dans le miroir des illusions.

Je vis dans un pays
où la démocratie se meurt
dans la bouche de nos éditorialistes
pour laisser en paix nos pontifes
experts en Brinks, opérer leurs vols sociaux.

Un pays
où la délation est rempart d’une morale
de domination, d’inquisition
une morale qui n’a de souffle
que dans la chasse folle aux amourajeux
obscurité d’aveugles qui beuglent
qui étouffent toutes divergences.

Je vis dans un pays
étranger à ma langue, étranger à mes désirs
où les doigts se cassent s’ils font l’amour.
Un pays
qui me nie
qui me saigne
qui m’étrangle.

Je vis dans un pays
le pays des autres
le pays des pleutres
des faux curés, moralistes castrés
des féminounes martyres de leur homophobie
qui immolent sourires et caresses
à une pudeur plus atroce que le cancer
la morale sexuelle judéo-chrétienne.
Quelle supercherie! Quel viol des consciences!

Et, je rêve à toi, mon vrai pays
mon petit Québec libéré
pays où je pourrai, mon beau
te faire l’amour en liberté.

Un amour si fou, si lumineux
une passion fougueuse des yeux
des lèvres, du pénis, de tout mon corps
qui implose de la joie de toi.

Je rêve à toi, jeunesse éternelle
de cet espace-temps
où te caresser ne sera plus un crime.
Ce texte a été utilisé pour un poème-affiche du peintre vietnamien La Toan Vinh, à Troyes, en France, en 1994. Il a été dédié à la mémoire de Marc Lachance, le 24 juin 1999, pour souligner son suicide qu’il considère comme un assassinat. Marc était boys lover et avait créé de nombreux cirques en Éthiopie pour aider les plus pauvres à se nourrir et aller à l’école. Mais, notre morale débile condamne de tels amours.
J’ai besoin de toi
J’ai besoin de toi
comme de respirer.

Besoin de ta beauté
guide de ma liberté.

Besoin de ta nudité
pour arpenter la vie
apprécier les formes
admirer les profondeurs.

Tu es ma boussole galactique
mon espoir intersidéral.

J’ai besoin de toi
de toutes les couleurs
de toutes les langues.

J’ai besoin de toi
ô Québec éclaté!
Pour montrer au monde
la vérité amoureuse de notre peuple
sans le casse-tête de la vie répressive
d’une sexualité crucifiée.

J’ai besoin d’ivresse
pour chasser la violence.

J’ai besoin de voir
d’être ébloui
d’être excité
par ta beauté
d’être hanté par ta présence
de fantasmer ta nudité
de t’aimer à renverser la terre.
J’ai besoin de toi
comme pôle opposé à la mort
pour rêver de paradis.

Le Québec est un bel enfant
un adonis adolescent
interracial, interculturel
plate-forme de vérité, de démocratie
dans l’hypocrisie canado-américaine
où tout est argent et sans amour.

Le Québec est un sourire
dans l’enfer de 1984
de l’homogénéisation
communiste capitaliste rapace
de la mondialisation de l’exploitation.

Je suis déjà de toutes les itinérances
des grandes fresques de la tolérance
dimension fragile recherchée
entre la vie réelle et la mort.

Je marcherai sur ma mort
j’y danserai le quadrille
de notre beauté
la beauté de notre liberté.
Pendant que vous dormez
Pendant que vous dormez
braves citoyens du Québec
des chars d’assaut rouillent
dans nos forêts iroquoises
près des tours électriques
entre deux plants de marijuana.

Pendant que vous ronflez
pauvres petits Québécois
les surplus de guerre déménagent
passent de mains en mains jusqu’aux
anglophones de l’après référendum.
Guerre civile appréhendée oblige :
Si le Québec se réveille…
La GRC mène le bal
de la démocrassie
s’invente des terroristes.

Pendant que vous rêvez
de vos moutons québécois
les scénaristes fédérastes tracent
scénarisent, pratiquent
des plans vicieux pour l’occupation 3
de 1837 – 1970 – ?, merveilleux exemples
des profits assurés en spéculations immobilières
de maisons délestées de leurs fantômes
pour bons fédérastes convertis
aux bénéfices de la goujaterie.

Pendant que vous cauchemardez
à payer une indépendance
que vous n’avez pas eu le courage de faire
le fédéral se prépare à vous trancher la gorge.

Rêvez! Rêvez!
Car, si vous ne vous réveillez pas
bientôt vous rêverez en anglais…

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