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Radioactif 473

août 22, 2022

Radioactif 473

Texte de 2008, p. 879

Référendum de 1995 : un vol fédéraste.


Ceux qui croient que les indépendantistes ont perdu le référendum de 1995 ne réfléchissent pas longtemps.            

Le référendum de 1995 a été volé par les fédérastes qui n’ont pas su respecter les lois en vigueur
: la manifestation du « je t’aime aujourd’hui pour avoir ton vote » est une dépense illégale et le fédéral a engagé des juges du Nouveau-Brunswick pour assermenter près de 50,000 nouveaux immigrants pour voter NON. Ce fut comme par hasard la majorité du NON.    
 
Le fédéral crée les lois dont il a besoin pour dominer les provinces.  La loi de la clarté en est un exemple.  Par contre, il faut reconnaître qu’avec cette loi, la Cour Suprême forcerait les fédérastes à négocier, si les Québécois avaient un jour l’intelligence de voter en bloc pour la souveraineté comme l’ont fait les Anglophones du Québec pour le Non.             

Bien évidemment, il ne faudrait pas que les fédérastes mettent la barre si haute qu’elle ne puisse jamais être atteignable.  C’est peut-être leur jeu de le faire, mais ça prouve leur mauvaise foi.  Pire, c’est un manque évident de démocratie, la loi du plus fort, de la centralisation. 
 
Les résultats furent de 0.05 pour cent de majorité pour le NON.   Mais, cette majorité a été obtenue frauduleusement. 

Ainsi, des juges du Nouveau Brunswick ont été amenés en renfort au Québec pour assermenter de nouveaux arrivants à la condition qu’ils votent non.  Les indépendantistes étaient trop frileux pour créer une loi qui, au minimum, aurait dû exiger que l’on vive depuis cinq ans ou 10 ans au pays pour avoir droit de vote sur l’avenir du Québec. Ce n’est pas du racisme, c’est une condition normale, sachant que ces immigrants peuvent vite décider d’aller vivre en Ontario ou ailleurs ou leur ethnie est plus concentrée.   
 
Ces assermentations de dernière minute ont été d’environ 50,000 soit à peu près la même chose que la majorité obtenu par le NON.  Ce n’était pas la première fois que le Québec fait savoir au Canada qu’il n’est pas content de la place qu’il occupe et des droits, des pouvoirs qui lui reviennent au sein du Canada.   

Avec le référendum de Charlottetown, ce fut encore plus clair car le Québec s’est très majoritairement prononcé contre cette proposition de New deal Canadien.
   S’il a perdu le référendum de 1980, le mouvement indépendantiste a gagné celui de Charlottetown et si le fédéral ne nous avait pas volés, nous aurions aussi remporté celui de 1995. 

Ainsi, à chaque référendum, le Québec fait un tout petit pas vers sa souveraineté.            

Évidemment, les journaux ont aussitôt essayé de faire passer Jacques Parizeau pour un raciste parce qu’il a osé dire la vérité. 

Au Québec, il faut avoir honte d’avoir une identité.  Ce qui est intéressant, c’est de voir comment le système se sert de la concentration de la presse pour modeler la façon de penser des Québécois.  On crée l’unanimité avec presqu’aucune nuance à travers les chroniqueurs et la population suit aveuglément ce que disent ces bonzes de la chronique. 

On dirait que les Québécois sont incapables de réfléchir seuls donc on multiplie les chroniqueurs (qui ne semblent pas connaître l’histoire) pour orienter la pensée de la population. 

À part le Jour et Québec-Presse, les indépendantistes n’ont jamais eu les finances pour créer un journal ou une station de télévision indépendantiste.  Le Devoir est à l’image du PQ.  Il est progressiste, élitiste et s’excuse à chaque fois qu’il montre son nationalisme.

On devrait savoir que la liberté de presse n’est qu’une illusion.  L’importance accordée aux nouvelles n’est pas fixée par les journalistes, mais par l’équipe patronale, l’équipe du pupitre.  Les dirigeants sont fédérastes que ce soient les anciens Power Corporation de Paul Desmarais (les libéraux) ou les Conservateurs-adéquistes du Journal de Montréal et TVA.     

Je m’étais longuement demandé pourquoi le père Péladeau s’était retrouvé président d’une commission fédérale.  On disait que pour lui il n’y avait qu’un baromètre : il était du côté de ceux qui semblaient avoir la majorité, donc, le bord le plus rentable.   

Aujourd’hui, c’est plus clair ; même si le Journal de Montréal fait semblant d’être neutre en ayant toutes sortes de chroniqueurs.  Ce serait un grand journal s’il abandonnait son rôle de faire peur aux gens en exploitant le voyeurisme judiciaire. 

Je me rappellerai toujours que la pègre m’a invité à devenir journaliste dans ce journal pour pouvoir passer de temps en temps ses informations en prison.  Aujourd’hui, c’est presque l’organe officiel de l’ADQ et des Conservateurs.  L’organe du virage à droite.      

Ceux qui étaient partisans de négocier avec seulement des anglophones canadiens seront bien servis. 

Les Conservateurs de Monsieur le curé Harper seront probablement majoritaires puisque les Québécois diviseront encore une fois leurs votes. Qu’on le veuille ou non, pour arrêter Harper, il faut une vague bloquiste sans précédent au Québec et une même vague NDP dans le Canada anglais puisque Stéphane Dion ne perce pas le mur (quoiqu’il a été très bon à Tout le monde en parle).  Il faut aussi ajouter que M. Dion est le seul à avoir l’honnêteté de dire que notre culture serait en péril parce que M. Harper veut instaurer la censure.        

La censure est un moyen de contrôler le discours.  S’il avait des chances de prendre le pouvoir, une chose est certaine, il serait mieux que Bush-Harper, même si je ne partage pas, mais pas du tout, son nationalisme canadien, lui, le fils d’un fédéraliste fatigué. 

Qu’est-ce que le Québec a gagné depuis ce temps ?  Rien de nouveau.     

Le seul moyen pour le Québec de survivre culturellement et économiquement c’est de voter en bloc contre les Conservateurs et l’ADQ, leur pendant.  Voter pour celui qui a le plus de chance de l’emporter dans son comté tant qu’il n’est pas pour Harper et que ce choix ne divise pas le vote pour faire passer un Conservateur.
    
Peut-être que les gens de la région de Québec sont comme les Américains, impuissants, ils s’en remettent à Dieu.  Mais je suis loin d’être certain que Dieu assoie ses luttes sur une chicane de clocher dépassée depuis longtemps. 

Montréal, c’est le Québec, et Québec, c’est aussi le Québec,   Chaque ville a son rôle.  Comme chaque village, chaque ferme.  L’important c’est le Québec dans son ensemble.  Les chicanes de clocher ce sont des chicanes de gens qui n’ont pas su évoluer.

           

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