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Radioactif 452

août 1, 2022

Radioactif 452

Texte de 2008, p. 818

Le sexe aujourd’hui.           

C’est bizarre de tant parler de sexe quand j’écris alors que dans ma vraie vie, le sexe occupe chez moi moins de cinq pour cent de mes pensées et de mes préoccupations. 

Quant à l’action collective, c’est le désert total.  La sécheresse absolue depuis des années.  Et, je ne m’en plains pas.    

Le sexe est redevenu un problème, un sujet qui demeurera tabou tant qu’il n’y aura pas moyen de démentir ce qu’on essaie de nous faire avaler : le péché comme dans les années 1950, sous le vocable d’hypersexualisation. 

C’est un phénomène exagéré, puisque toutes les statistiques démontrent un intérêt moindre de la sexualité chez les jeunes. La criminalité atteint seulement un pour cent en ce qui a trait aux causes de disparitions.          

D’ailleurs, la pornographie n’a pas grand intérêt pour les jeunes si tu connais déjà les sensations physiques de l’éveil de ton corps et de ta sexualité.  On ne retrouve aucun plaisir à jouer avec son petit «Joy stick», si on est occupé à autre chose.  Le plaisir est ce qu’on voit à l’écran, mais souvent les jeunes trouvent ces scènes plutôt dégueulasses.  

Ainsi, les sites pornographiques contribuent plus à écœurer les jeunes de l’ hyper sexualité qu’à les y plonger, car on ne peut s’empêcher de présenter des scènes d’enculage et de plus en plus de sadomasochisme, ce qui n’a rien de bien intéressant pour un jeune. C’est même écœurant à leur avis. Heureusement, il n’y a pas que ça. 

L’approche religieuse de la sexualité est le pire des mensonges.
  Même si, depuis quelques temps, je m’amuse à redécouvrir les vertus de la pornographie comme moyen de me défrustrer, elle n’arrive pas à attirer autant mon attention qu’auparavant.  On finit par s’en tanner.       

Les tabous sexuels sont un moyen d’introduire les religions par les portes de derrière.

La liberté est ce qu’il y a de plus essentiel dans la vie.  Je me demande même parfois si, pour avoir la paix, il ne serait pas mieux pour moi de recommencer à vivre en hypocrite, à la cachette.  De toute manière, la sexualité est vécue toute différemment, selon que tu es hétéro ou homo.         

C’est peut-être moins romantique chez les homos, mais c’est plus satisfaisant.   De toute façon, je n’ai pas la force et les moyens de combattre les stupidités des média et du système sous la dictature féminoune.  

Les médias essaient de modeler la conscience des Québécois avec des gueules sales qui se fichent de la vérité et de la valeur des individus et qui essaient de nous ramener aux années 1950.  Qu’est-ce que ça change dans ma vie? Rien, sinon que ça me l’empoisonne un peu plus à cause de la petite paranoïa normale puisque je n’accepte pas d’être comme tout le monde?    

Cette découverte me pose le problème de la sexualité bien différemment.  Ce désir de voir à nouveau des corps nus n’est plus une question de morale, mais de savoir pourquoi ce besoin de pornographie, qui est en réalité une pure perte de temps, revient hanté mes fantaisies de petit vieux? Le besoin d’être plus excité pour me masturber?                        

Cette obsession tient probablement à deux éléments : 1- la certitude de m’être fait mentir par la religion et les médecins qui se prétendaient des experts de la sexualité ; donc, un besoin de vérité   2-   par l’injustice sociale totale qui prévaut contre les pédérastes ( en les faisant percevoir comme des monstres assoiffés de sang)  puisqu’on ne peut plus s’attaquer aux homosexuels sans être perçu avec raison comme des arriérés mentaux. 

Dans ce dernier contexte, les féminounes ont remplacé les curés.   
             
Leur frustration est devenue de la haine.  Le mâle est à nouveau le mal, le danger, le prédateur, le cochon.  Elles sont prêtes à toutes les bassesses pour se venger des mâles.  Les féminounes, ce sont les scrupuleuses qui essaient de nous faire croire dans l’hypersexualisation pour nous ramener aux valeurs qui nous ont tant fait chier au temps de l’Église.      

Les services judiciaires ont aussi besoin de causes pour nourrir tous les avocats parasites qui continuent d’entretenir la démence et poussent les scrupuleux à prétendre qu’ils ont raison.  Ainsi, on invente de nouveaux crimes avec la venue d’internet

Ces gens entretiennent la même haine du corps qui a justifié jusqu’à date la morale de notre civilisation, celle-là même qui a rejeté l’ère de la Grèce Antique parce qu’elle acceptait la pédérastie.   Plutôt que de reconnaître la réalité, mieux vaut la nier.  Plutôt que de vivre sa sexualité, l’argent remplace le pénis.  On dirait que les gens aiment mentir et se faire mentir.  Que leur jalousie n’a pas de limite. 
 
Quand j’étais jeune, je n’étais pas mort de remords puisque je sentais que la sexualité était perçue comme quelque chose de mal, d’infernal, de satanique ; mais parce que je croyais trop dans la bonté de Dieu. J’aurais jamais pu dire pourquoi.  Et pour moi, pour que quelque chose soit mal, il faut pouvoir le justifier, l’expliquer.   Je ne suis pas un «singe», même si on m’appelait Chita, pour croire tout ce que le système prétend.  Je réfléchis. 

J’étais comme tous les petits gars de mon âge bien plus occupé à jouer au cowboy qu’à jouer au docteur, même si j’adorais déjà ce jeu.  Comme Freud, le dit si bien j’étais très curieux et je vivais comme tous les jeunes une vie d’explorations, le sexe y compris.  Je voulais comprendre.           
 
Puis, comme tous les gars, vers 10-11 ans, après une période de désintérêt absolu pour le sexe, une période de latence, j’ai commencé à me demander pourquoi le zizi me chatouillait ainsi que le bas du ventre quand je jouais avec ce petit caporal. Je m’intéressais aux effets des caresses.  Et les caresses faisaient passer le petit caporal à un petit capitaine.   

Je ne pouvais pas demander aux adultes pourquoi tous ces garde-à-vous, car dès que tu abordais un sujet qui montait en haut des genoux et ne dépassait pas le nombril, il était impossible d’en parler sans créer une réaction de fous. C’était une telle explosion de rage que t’avais l’impression que tu venais de faire sauter la bombe atomique ou reléguer le diable au rang de simple amateur à côté de ta capacité de faire le mal.         

Le sexe occupait une place débile.  Toute la place. C’était le mal suprême.  Il occupait la même place qu’il occupe présentement chez les féminounes et dans nos religions.  Une obsession qui se projette sur toutes les nounes de l’humanité. On dirait qu’il n’y a que ça qui préoccupe les adultes.       

Comme je l’ai déjà dit quand j’ai fait le lien entre le péché d’impureté et le sexe, j’étais déjà un expert.  Je savais deviner quand un autre gars aimerait ça : je devenais par ses regards, ses mous, ses sourires, sa façon de se tenir.  Je savais comprendre les sourires et les clins d’œil ; je connaissais déjà les différences de rythme dans la respiration quand je touchais un autre. J’avais développé une écoute parfaite de la réaction de sa peau, en d’autre terme, je connaissais mon péché aussi bien, même bien mieux que mon catéchisme.   

Parfois, je me mettais à douter de ce qu’on nous apprenait.  Ça me semblait complètement ridicule. Pourquoi avoir un sexe si on ne peut pas en jouir?   En secret, je cherchais à contempler les visages des petits gars et parfois je me demandais comment ils étaient bâtis.  Leur visage était le summum de la beauté.  Les voir nus, c’était le rêve de les connaître sans secret, de percer le mur du langage et de la différence.   J’aurais déculotté tous les petits gars du monde juste pour connaître l’humanité et percer ce mystère, ce besoin de contempler la beauté de l’autre.           
 
Pourquoi le sexe nous amène-t-il à une vénération absolue de son partenaire?  J’étais devant un petit gars comme devant un paysage : ébloui, ravi, grelottant de contentement.  Bien évidemment, il n’en était pas ainsi pour tous ceux que je rencontrais.  J’aurais voulu savoir pourquoi tel type de garçon m’attirait plus que tel autre.   J’aurais voulu comprendre pourquoi je réagis ainsi dans la vie.  En compagnie d’un petit compagnon où mes souhaits se réalisaient, c’était l’euphorie totale.  Un plaisir que je me souvenais et remémorais durant des mois comme la plus belle des chances.  Jamais je ne serai aussi heureux qu’à l’époque de ces grandes tentatives.  

Mais, on nous apprenait que le sexe est le mal d’entre tous les maux, le pire des crimes, comme les féminounes le font encore aujourd’hui plutôt que de suivre la voie progressiste des féministes qui nous répétait que l’on est le seul maître de son corps et de son esprit.           

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