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Radioactif 428

juillet 7, 2022

Radioactif 428

Texte de 2008, p. 750

Québec, société malade de sexe.

On vit vraiment dans une société malade.  Alors qu’il y a plus de 100,000 cas de violence faites aux aînés par année, voilà qu’on essaie de nous faire pleurer sur un attouchement sexuel qui aurait été fait sur une personne aînée. 

Il faut être complètement fou pour essayer de nous refiler que la gérontophilie est aussi pire que la pédophilie. Ce serait donc des touchers, si je comprends bien, une très grande préoccupation quand des millions de gens sont condamnés à mourir de faim dans le monde.  

On est vraiment tombé sur la tête avec tout ce qui touche la sexualité au Québec.  On a le cerveau complètement paralysé par les vieux enseignements religieux et les possibilités de chantage.   De grâce libérez-nous de ces imbéciles! 

J’ai hâte qu’un jeune, en autant qu’il ne soit pas violent, me fasse une pipe.  On n’a pas tous le même rapport avec la génitalité.  Je trouve que j’en manque.   « J’ai plus de 65 ans… vite ! vite !  Je suis tanné de devoir me contenter de me passer un poignet en regardant les photos excitantes sur internet. Il faut vivre à fond avant de mourir. » Devrais-je crier.

Être trop scrupuleux, c’est vraiment une maladie mentale.  

On manque de personnes pour s’occuper des jeunes parce qu’on a fait peur à tout le monde avec la pédophilie et voilà qu’on essaie d’en faire autant avec les aînés. 

Personne n’osera plus s’occuper de nous parce qu’on aura peur d’être poursuivi en justice.  Ma bande de malades, occupez-vous donc de votre propre cul !  Et laissez-nous jouir en paix.

Liberté de presse, mon cul !

Quand on écoute les informations ces temps-ci, on ne peut faire autrement que de se poser des questions sur ce qu’est la liberté d’information. 

Alors que dans le monde, des millions de gens risquent de mourir de faim, que les plus pauvres ici risquent de manger encore plus de misère à cause de la crise du pétrole, on nous parle du fils de Guy Lafleur; du belge qui est tombé en amour avec une petite fille de treize ans et un gars que sa patronne a amené à connaître les joies du sexe. 

En fait, nos médias ont continué de développer une paranoïa autour de tout ce qui est sexuel.  Ou les journaux manquent de matière ou les chefs de pupitre sont une bande d’irresponsables qui préfèrent exploiter le jaunisme que la vraie nouvelle. 

Le «père Pierre Péladeau» prétendait que les journaux devaient offrir le genre de nouvelles que le client veut.  Résultats : le Québec régresse au lieu d’évoluer. 

Au lieu d’avoir des curés qui font des crises de scrupules directs en chair, on a des journalistes qui se noient dans les bobettes des toilettes des palais de justice.  Qu’est-ce que ça me donne ces nouvelles?  En quoi cela ajoute-t-il quoique ce soit à ma sécurité ou mon bien-être?  Ma situation sociale? Qu’est-ce que ça m’apporte de savoir tous ces détails sordides?  Sommes-nous tous des voyeurs compulsifs? 

On se sert de ces nouvelles pour nous passer la religion et le fédéralisme à la Harper par la porte de derrière.  Pendant qu’on s’occupe du «derrière» des autres, on ne voit pas comment on se fait exploiter par les bandits légaux : multinationales, banques, bourses, etc.    
     
Pendant que certains policiers se masturbent le cerveau devant des films pornographiques juvéniles pour attraper un individu alors ce policier peut se passer un poignet en même temps, on ne retrouve pas les personnes disparues et on a même pas le cœur d’affecter ces «pervers du scrupule», ces abuseurs de morale, sur les vrais problèmes.  Pourquoi?  Parce que ça paye !        

C’est plus rentable de parler de l’érection d’un bandit dans les douches d’une prison que du vol de nos gouvernements, de l’exploitation des multinationales ou des solutions à trouver face aux problèmes créent par nos politiciens et le système devenu grande mafia : les hôpitaux, l’éducation, la relève.  En fait, on exploite la curiosité qui ne dérange pas, qui ne nous amène pas à se poser de vraies questions. 

On fait de grandes démonstrations pour sauver la liberté d’expression quand des journalistes sont mis à la porte, mais pas un mot pour dénoncer que nos informateurs se nourrissent presque seulement de ce qui se passe en cour parce que ça coûte moins cher que de se déplacer ou d’effectuer les recherches qui nous permettent de mieux comprendre ce monde de voleurs légalisés dans lequel nous vivons.   Il faut bien faire vivre les curés modernes : les avocats qui s’occupent des affaires sexuelles.  

Nous raconter ce qui se passe en cour parce que ça coupe les dépenses, ce n’est pas de l’information, c’est de l’exploitation, de l’aliénation. 

La vraie information cherche à nous expliquer et nous faire comprendre ce qui se passe dans la vie, la politique, en particulier.  La vraie information cherche aussi comment notre société peut évoluer pour le mieux.  La vraie information nous permet de suivre le chemin de notre argent versé en impôts.  La vraie information remet les événements et les préjugés en question. 

Aujourd’hui, on peut mettre certains journalistes, certains avocats et certains politiciens dans le même sac à ordure. 

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