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Radioactif 374

mai 15, 2022

Radioactif 375

Texte de 2008

Mœurs sexuels.    

On m’a fait connaître une émission de télévision du 27 mars dernier (2008) qui est extraordinaire : il faut aller à http://lcn.canoe.ca/ dans la rubrique Denis Lévesque : Peuple aux mœurs particulières, c’est super.

Sexe et petit catéchisme.

Et, nous revoilà revenus à l’époque du petit catéchisme !  Depuis quelques temps à la télévision, nos obsédées de la morale sexuelle féminoune et religieusefont des annonces publicitaires pour supposément nous apprendre nos droits en matière sexuelle. 

À prime abord, c’est intéressant, mais quand on s’y arrête, on se rend compte que ce sont encore des publicités de paranoïaques. 

Au lieu de débuter en soulignant que tout le monde a le droit de dire oui ou non à des relations sexuelles, de parler des responsabilités reliées à nos choix, on ne nous présente que la situation d »agression, en vue bien évidemment de nous inviter à dénoncer les autres. On ne fait aucune nuance quant à la gravité des gestes.   

Une forme de campagne publicitaire puritaine, américanisée, qui insiste que sur le droit de dire non et qui, sans le dire ouvertement, t’amène à rejeter la sexualité. 

Les femmes qui ont peur du mâle, cet être qui est automatiquement un gros cochon, crient encore au viol.  Une perception assez arriérée, si on ne fait pas la nuance de gravité entre un attouchement et une pénétration.

Au lieu d’inviter les gouvernements à revoir leurs lois « dans le sens unique du soyez contre, soyez chastes », on devrait penser à des façons de pouvoir vivre la liberté sexuelle, sans danger, sans bitchage, et en protégeant autant ceux qui sont pour que ceux qui sont contre.

On cherche à développer inconsciemment chez nous le rejet de la liberté sexuelle puisqu’en aucun moment on ne laisse entrevoir que le sexe peut être beau, peut être un plaisir.  

Le sexe est directement branché sur le plaisir.  Rien ne nous amène à se demander s’il peut exister une autre approche qui nous permet d’être en faveur de la liberté sexuelle, sans être des bandits ou un couple monogame.  

L’amour est-il possible sans correspondre à des normes bien établies par une bande de bourgeois(es)?   Un attouchement, c’est un meurtre, disait notre chantre de la dénonciation. Et on paye pour apprendre aux jeunes à être des «stools». Dénoncer est et sera toujours un geste écœurant.  Belle société en vue! 

On essaie à travers ces publicités de nous inculquer la peur, comme si toutes les relations sexuelles étaient seulement des agressions.  

Même si on ne peut qu’applaudir très fort du fait de dénoncer toute forme de violence en sexualité, il est inacceptable qu’on présente qu’un côté du problème.  On n’essaie pas, dans ces annonces de nous protéger.  On nous force à partager leur morale qui, en partant, conçoit la sexualité en dehors du mariage comme une attaque, un viol.  Même les gais doivent se marier pour mettre fin aux langues sales.

La raison en est fort simple : pour avoir de bonnes subventions (police et fondations), il faut beaucoup de cas d’agressions et s’il en manque dans les statistiques pour justifier l’emploi d’autant d’argent, il faut essayer d’en provoquer.   Voilà un excellent exemple de manipulation de masse. On appelle ça un viol des consciences

On éduque pour accroître son propre pouvoir et non l’autonomie des jeunes.  Pour qu’il y ait des mouvements de support, des fondations de toutes sortes et qu’elles fassent de l’argent, il faut bien qu’il y ait assez des «victimes», des cas, pour justifier les millions dépensés de nos impôts par nos gouvernements.  Mais, cette préoccupation des mouvements féminounes est la même que celle de la pègre et de la police… les finances sont partagées à un niveau supérieur. Il faut des clients.

Il n’y a pas qu’une façon de percevoir la sexualité.  C’est un droit fondamental, individuel et relevant fondamentalement de la vie privée. 

Tout individu est le seul et unique maître de son corps et de son esprit. Si c’est la base de notre philosophie de vie, si on accepte qu’un être humain est plus important qu’un $$$, que la violence est pire que la sexualité, on essaiera de créer des règles qui soient acceptables pour tous. 

En fait, ce que je reproche à ces publicités, c’est de ne pas démontrer que le oui est aussi un droit fondamental.   Une dénonciation, sans chercher de solutions, à part encore une fois plus de répression, c’est appeler au fascisme, une suite logique de leurs propos. 

Il ne faut pas être un génie pour comprendre qu’il y a autant de façons d’aborder la sexualité qu’il y a des religions et de civilisations. 

Il n’y a pas qu’une seule civilisation qui a raison.  Elles ont toutes leur part de bon et de mauvais.  Mais nous, les Occidentaux, avec nos religions, on s’imagine tellement être la pureté absolue qu’on n’arrive pas à voir qu’une autre perception de la vie puisse être aussi bonne pour l’humain.

Il ne faut pas être un génie pour comprendre que nos civilisations sont le fruit de nos expériences sociales antérieures et donc qu’elles ne peuvent être que différentes, selon leurs racines, c’est-à-dire les lois naturelles qui ont assuré leur survie.  

La sexualité, c’est la chose la plus naturelle qui existe et comme les peuplades d’Océanie qui entendent parler de notre morale à travers la Bible, on est en lieu de se demander quelle folie a poussé Adam et Ève à avoir honte d’être nus en sortant du paradis terrestre. 

On sait que la Bible se sert abondamment de symbolisme, est-ce que dans ce cas le mot « nu » est vraiment une référence aux vêtements plutôt qu’une manière d’exprimer leur étonnement de découvrir jusqu’à quel point ils sont ignorants par rapport à leur Dieu?  Ne venait-il pas de découvrir qu’ils sont mortels en dehors de la protection divine? 

On peut faire croire n’importe quoi quand on interprète un passé qui n’avait même pas recours à l’écriture. 

Aussi, nos religions juives, musulmanes et chrétiennes ont les mêmes racines avec une manipulation différente mais semblable, des textes.  Ce n’est pas par hasard que toutes les religions sont misogynes et rejettent, comme les curés, la beauté de la sexualité. 

Et si les peuplades d’Océanie avaient raison quant à leurs structures sociales. Elles ne sont pas, elles, aux prises avec le problème du suicide et de la violence. Pas besoin des pilules des psychiatres pour aimer la vie dans ces mondes dit primitifs.   

Et, si c’était nous, les primitifs avec tous nos interdits débiles.   A-t-on vraiment évolué ?

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