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Radioactif 271

janvier 26, 2022

Radioactif 271

29 Novembre 2007

Le droit de parole.

Une des grandes théories contre lesquelles je dois me battre : un individu n’a pas le droit de parler ou de se commettre sur un sujet dans lequel il est directement concerné. 

Ainsi, si je parle en faveur de la liberté sexuelle des jeunes,  je suis un vieux cochon qui veut profiter de la situation.  Une façon de protéger «mon vice». Pourquoi ce ne serait pas une «qualité», du courage?  Parce qu’il y a des gestes à connotation sexuelle, tout est mauvais. C’est stupide. 

Tout le monde défend ses intérêts plus ou moins hypocritement.  Pourquoi fait-on la guerre ?  Pour le bien des gens qui la subisse?  Ou pour protéger les intérêts de ceux qui exploitent la planète au complet, sans même se soucier de répandre la mort. 

La mort est peut-être une forme de jouissance, mais on ne le saura jamais tant qu’on ne l’aura pas vécu. C’est une grande éjaculation d’énergies.

Les groupes humanitaires existeraient-ils si ses membres n’avaient pas la certitude de se réaliser en se donnant aux autres ?  Tout est toujours fonction de son petit nombril.  C’est normal. 

Certains philosophes prétendent que le «je» est la seule réalité qui existe vraiment et que tout ce qui nous entoure est une construction de notre esprit.  La gratuité de l’action, tout comme l’impartialité, sont des leurres. 

Parler ouvertement de ma pédérastie, dans les conditions actuelles, ne peut que m’exposer à un retour en prison parce qu’il faut bien justifier les sommes astronomiques que l’on investit dans la prétendue sécurité des jeunes sur internet, comme si l’ignorance grandit les individus. 

Par contre, il faut des policiers pour protéger les jeunes contre la violence . Les protéger ne signifie pas d’assurer leur indifférence,  leur insensibilité à la misère humaine.

29 Novembre 2007

Mes 16 ans.

À 16 ans, je suis tombé en amour avec un petit français qui était beaucoup plus jeune que moi.

Il avait un sourire, une façon de prononcer mon nom, des yeux qui brillaient d’une telle intelligence que ça me virait à l’envers. 

Pour le défendre, j’ai réappris à me servir de ma force. 

Ma pédérastie ne s’est réalisé avec lui que par son côté hautement amoureux. 

Sans en être conscient, ma petite libido se mit à bouillir, au point de s’évaporer en rires et en fascination.  Ce fut mon premier grand amour. 

Quand on me traita de tapette, je ne savais même pas ce que ça voulait dire. 

Même si je l’adorais,  je voulais être normal, donc, je me cherchais une blonde.  La première que j’embrassai sous une galerie me valut de me faire passer pour un cochon, puis on a ri de mon ignorance quand on sut ce qui s’était vraiment passé. 

J’étais assez niais pour croire que les fameux péchés d’impureté dont parlaient toujours les curés, c’était tout simplement un «french». Je n’avais pas encore fait le lien avec mes habitudes à me faire plaisir. 

Je me trouvais inhabile, sans talent, et j’avais une peur morbide de l’avenir. 

J’ai passé de longs moments, lors de mon anniversaire de 16 ans, à pleurer, écouter la chanson « I am a lonely boy» , me demandant ce que je venais faire dans ce monde.  Je n’ai jamais autant souffert de mon ignorance. 

Grâce à ma sœur aînée, j’ai pu échapper à ce mépris de moi, en apprenant à danser.  Les arts sont le salut par excellence. 

29 Novembre 2007

Sexe et boisson.   

Vers 12 ans, j’ai pu constater à l’œil et  la main « pleine » que mon cousin avait une énorme bite qui laissait s’écouler un liquide gras et nauséabond. 

Une telle expérience ne pouvait pas être vite oubliée, je l’ai multipliée à l’infini jusqu’à ce que je puisse cracher moi aussi. 

J’essayais de nouvelles postures avec un petit ami quand ça m’est arrivé. Un moment délicieux et intriguant. J’avais l’impression d’être envahi par une faiblesse nouvelle et surtout très agréable

Le deuxième événement d’importance fut certainement la rencontre avec le Vieux Curé qui coïncidait avec une période négative dans laquelle je ne me sentais pas aimé au point de vouloir me suicider. 

Le Vieux Curé a su maintenir ma curiosité et développer mes futurs goûts d’aventure.  Il ne s’est jamais rien passé avec lui, mais  j’aurais bien aimé qu’il partage mes désirs.   Heureusement, nous avions des petits amis communs de mon âge qui servaient à cette fin. 

Par ailleurs, j’ai fait la connaissance de mon pire ennemi : la boisson. 

Quand je bois,  je suis généralement baveux et insignifiant. La boisson, c’est un suicide déguisé basé sur le mépris de soi

Vers 14-15 ans, j’ai compris que me masturber, c’était péché.  Je ne comprenais pas pourquoi et de quoi Dieu se mêlait, mais ça me tuait parce que je voulais devenir un saint et c’était un obstacle insurmontable. 

Je me croyais atteint d’une maladie chronique irréversible.  Une maladie par laquelle j’étais dévoré de l’intérieur.   Tout en la maudissant,  je l’adorais.  Et, notre société puritaine m’empêchait de découvrir la vérité avec sa maudite censure.    

29 Novembre 2007

De 11 à 16 ans.      

Comme tous les petits gars normaux du monde de 11 ans à 16 ans fut le moment sublime de mes grandes découvertes. 

Nous n’étions pas particulièrement scrupuleux à la maison, mais la société avait une attitude carrément débile pour tout ce qui touche la sexualité. 

Je n’ai jamais su, ni vérifié, mais je suis certain que mon père n’était pas le genre d’imbécile à devoir faire l’amour à travers un trou de son pyjama. 

À la maison, ce n’était tout simplement pas une préoccupation.  Personne ne semblait s’y intéresser.  D’autre part, en dehors de chez-moi, c’était la folie pure. 

C’est cette hypocrisie que je combattrai jusqu’à ma mort s’il le faut

Les jeunes ne méritent pas qu’on leur laisse en héritage la stupidité d’une société scrupuleuse

La vérité a ses droits.

29 Novembre 2007

La déconstruction.          

Mes partages d’une sexualité un peu trop débordante, toujours avec mes petits copains, en décidèrent autrement.  Personne ne fut jamais forcé à prendre part à nos ébats qui nous procuraient un très grand plaisir et garantissait notre amitié.

La prison vint tout déséquilibrer, me détruire. 

Le retour à l’école fut une sage décision.  Il a fallu des dizaines d’années, de belles expériences, de l’humour et surtout tomber en amour avec un petit Daniel pour me reconstruire. 

En plus, quand je suis retourné au journal, la politique venait de m’écœurer pour encore un bon bout de temps puisque les libéraux venaient de rejeter le plus grand politicien du Québec : René Lévesque. 

Mes écrits avaient quand même plu à quelques-uns.  La révolte s’était aussi installée au fur et à mesure que je m’instruisais chez les Jésuites. 

J’ai publié mon premier livre de poésie Hymne à l’amour, le vice, la révolte. 

J’étais persuadé qu’on m’avait menti tout au long de ma vie en me faisant croire que ma sexualité marginale faisait de moi un beau salaud.  Il n’y avait jamais de violence, que de l’amour. 

L’amour, c’était mon nouveau credo.  Je ne vivais plus que pour l’amour.  L’amour vole au-dessus de nos classifications : hétéro, gai, etc… On peut aimer plusieurs à la fois dans des formes de vibrations différentes et exclusives à cette personne.

Je n’acceptais pas la jalousie et encore moins l’exclusivité. 

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