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Journal de bord 8

mars 28, 2021

Journal intime 8

25 août 2019

Quand j’étais jeune, j’étais obsédé par l’immortalité. Je ne sais où j’étais allé chercher ça, mais c’était la base de toute ma démarche artistique d’écrivain.

J’avais le sentiment de donner l’immortalité à ceux que je nommais dans mes écrits. C’était, selon ce que je ressentais, la plus grande preuve d’amour que je pouvais donner.

Mais, dans un monde aussi développé, comment faire sa marque? Je ne voyais rien d’autre qu’en inventant quelque chose qui aiderait l’humanité à mieux vivre. Évidemment, je n’ai jamais rien trouvé de tel et je suis demeuré un inconnu.

Cette nouvelle façon de me percevoir, un point inutile dans un univers fantastiquement grand, loin de m’écraser relative tout.

Comment se croire intelligent quand on lit la vie de Léonard de Vinci? Qu’est-ce que ça me donne que de voir dans l’univers la reproduction en gros de ce qui se passe dans la vie humaine

Les galaxies naissent grâce aux trous noirs qui bouffent les supernovas, qui ne sont que des nuages de matières qui deviendront dans cette grande valse de nouvelles étoiles dans la pouponnière créée par le trou noir qui finit par tout bouffer et qui après avoir été une singularité s’anéantit pour devenir un ver cosmique. Un vide absolu. C’est une merveille.

Petite particule, j’essaie de m’imaginer les brames et les cordes qui s’enfilent pour modeler notre monde, grâce aux forces qui régissent nos 11 dimensions.  Une leçon d’humilité, car on ne sait même pas à quoi ressemblent les dimensions qui dépassent la troisième.

L’univers est infini et éternel recommencement. Il change de forme et d’état selon la vibration qui engendre l’alignement de ce qui le compose. C’est un magnificat qui s’y dégage.

Dieu, c’est simplement cette réalité que l’on absorbe, en nous promenant de vies en morts pour toujours. L’éternelle transmutation.

27 août 2019

Notre rôle.

Quand on écoute les conférences sur notre univers, on ne peut seulement que se sentir affreusement petit et inutile dans une telle valse des forces du cosmos.

Incroyable que la magnifique voie lactée soit simplement qu’une partie de la galaxie dans laquelle nous habitons. Que dire quand on se rend compte que  nous sommes la somme de milliards de milliards de particules.  Quand j’étais jeune,  je croyais qu’un  individu est un petit nuage ou  plus précisément  un champ de forces électromagnétiques. 

Je passais un  temps fou à regarder les Pléiades par la fenêtre, essayant de communiquer avec ses habitants, par télépathie.

J’essayais de comprendre ce qu’est la mort, cette perte subite de toutes les énergies qui nous habitent.  Aujourd’hui, la mort m’apparaît comme un changement de vibration, passant de particule à onde.

Je me demande encore si une onde peut être aspirée par une force qui voyage à travers un espace presqu’infini, une force qui nous vient d’un autre monde et qui nous y conduit comme si on était bouffé par un aspirateur. Je pensais que selon la légèreté de l’âme on était aspiré pour devenir une nouvelle étoile ou pour en nourrir une qui existe déjà comme le croyaient les Grecs anciens.

C’est fou toutes ces sensations alors que je n’avais encore rien lu.

 Aujourd’hui, j’ai cet étrange sentiment d’être une sensation, une pensée, une accumulation de perceptions, voyageant dans un élément qui nous permet de tout ressentir et que l’on appelle un cerveau. Je ressens physiquement cette fluidité de l’être.

Je ne suis pas assez connaissant et intelligent pour savoir s’il y a vraiment eu une collision entre notre galaxie et une galaxie naine, il y a 10 milliards d’années, ce qui expliquerait la venue de la vie dans notre monde. 

Est-ce que la matière noire est ce qui s’échappe des trous noirs à leur mort, avant de devenir des vers? Le Big bang est-il survenu parce qu’un autre monde est entré en collision avec le nôtre, ratatiné à l’époque en singularité?  Un petit changement de température, d’énergies intérieures et bang tout éclate, se refroidit et crée ce que nous sommes.

Je crois que notre rôle individuel est d’amasser des expériences que l’on nomme “vie” pour une mémoire qui s’universalise dans le passage que constitue les trous noirs dans le but qu’un jour il n’existe plus que ces expériences  devenues unique, que nos petits cerveaux arriveront à décrypter dans une singularité qui donnera naissance à un autre monde encore plus beau que celui qui nous émerveille déjà. Tout existera comme maintenant, mais sans matière, transformé en énergie pure que nos religions appelaient des anges.

Quand tu es assez fou pour que ces idées t’envahissent vraiment, tu peux sincèrement te demander si elles ne sont pas le signe d’une maladie mentale encore pire que d’être obsédé par les pénis et la beauté humaine.

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