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Journal de bord 2

mars 12, 2021

Journal de bord 2

Å  cette époque, les nationalistes étaient très religieux, membre de l’Union Nationale, renfermés sur eux-mêmes, obéissant au doigt et à l’œil à l’Église catholique et à Maurice Duplessis…le monde par excelle de la corruption qui nous lavait le cerveau avec le grand, l’extrême danger du communisme. 

Nous, les enfants, ce qui nous intéressaient c’était la misère des autres enfants, le plaisir de visionner des films, surtout quand il y avait les « Ti-Jean », de l’ONF, et les trucs de magie du Frère Madore , qui avait adopté le Bangladesh, comme terre de mission. Et, bien évidemment, les récits de M. Bergeron où Ti-Jean était toujours le héros, celui qui savait même « planter » le diable.

Comme disait Trudeau ou l’écrivait le Dr Jacques Ferron, des siècles de damnation, ça laisse une marque profonde dans l’histoire d’un peuple.  Tant pour les Canadiens que les Québécois  être toujours damnés focalise le mal à un seul mot : “sexe”, oubliant que la seule vraie question est : Qui est vraiment le diable : le sexe ou la violence, le pouvoir et l’argent ou l’amour ?

Les autorités nous volent légalement, vident nos institutions du sens de leur existence, et condamnent  la “pipe” faite à un petit gars, qui découvre enfin que le sens du mot “jeunesse = jouir” ?

Je suis un libre penseur, perdu dans une crise mondiale de conscience.

Les religions se font secrètement la guerre pour établir leur monopole.  Rien n’est aussi payant qu’une religion.  Ce n’est pas pour rien que les sectes existent.  Ce dieu n’est que pouvoir et argent.  Comme disait mon père : « ce dieu est possiblement  le diable déguisé en dieu…Le seul problème, je suis trop vieux pour changer de religion. »

Et, c’est ainsi qu’actuellement des milliards sont dépensés pour établir la nouvelle religion dominatrice sur le monde. C’est aussi ça, la mondialisation. 

Quand l’argent prend la relève de l’humanisme. Les hautes sphères ne rêvent plus d’un ciel après la mort, mais d’un pouvoir terrestre dans lequel tout le monde vivra à quatre pattes pour leur obéir au nom d’un dieu monstrueux à l’image de ces obsédés sexuels qui ont remplacé les besoins de leur quéquette par celui de leur portefeuille. 

La sexualité c’est la fibre optique par laquelle tu juges la valeur de ton existence.  Le capitalisme est- il autre chose que la projection et la sublimation de son refoulement sexuel ?  Il n’est pas étonnant que la droite ne puisse parler qu’au nom de la morale d’un dieu plutôt volcanique, car les leaders présentent le désir comme une tentation, le plaisir comme un péché et lapident tous ceux qui les entourent.  Seule leur morale malade est acceptée.  La morale du parfait castré, car elle rejette la réalité humaine, et par conséquent, le respect que l’on devrait avoir pour tous les individus, sans exception.

Chez les plus pauvres, le mot d’ordre est de sauver son propre petit nombril, qu’il n’y a rien à faire pour améliorer la société et la recherche éphémère du sens d’une vie de misère.

Chez les plus riches, gouvernement, justice, tribunaux sont devenus synonymes de  vols légaux.  Tout pour s’en mettre plein les poches.  C’est pourquoi, les institutions créées pour nous protéger et nous servir sont passées entre les mains d’une bande de profiteurs légaux.  C’est cet esprit des commandites, selon lequel les Québécois ne sont que des imbéciles et qu’il faut, comme le disait Stéphane Dion, les appauvrir assez pour qu’ils ne puissent plus rêver d’un pays à eux, comme eux. 

La supposée unité nationale qui a permis de voler systématiquement les Québécois, lors du dernier référendum, est basée sur le mépris de la population en général.  C’est comme la projection de la lutte entre deux grands hommes politiques : René Lévesque et Pierre – Elliot Trudeau. 

L’unité nationale, c’est un territoire.  Hors, la lutte concernant la souveraineté  touche le territoire. Avec l’indépendance du Québec, on devient  un pays souverain – mais qu’elle est la structure interne du Canada ?   Le Canada est-il une Confédération  ou une fédération ?

C’est toute une différence. 

Dans une Confédération, les pouvoirs viennent des provinces qui en détiennent la presque totalité, car le reste est remis par les provinces pour être assumé par un gouvernement central, formé par les provinces. 

Dans une Fédération, comme c’est le cas présentement, le gouvernement est centralisé.  Il tient non seulement les finances, mais il a tendance à tout noyer dans son pouvoir.  Comme me le disait l’ancien ministre libéral, M. Savoie, de Val-d’Or, le fédéralisme étouffe le Québec.   

Il suffit au Québec de demander un petit peu plus que ce que le ROC (Canada anglais) s’attend pour que ça déferle en ouragan.  Dans le fond, si les Québécois ont les couilles nécessaires pour voter leur indépendance, c’est le Canada qui décidera si oui non le Canada continuera d’exister avec le Québec.  Est-ce que la notion d’états associés pourrait être envisagée ?

C’est simple, on ne vit pas continuellement dans une maison en écrasant tous ses frères et sœurs, simplement parce qu’on a un petit sentiment de supériorité.  C’est pourtant ce que fait le fédéral. Il écrase les provinces.

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