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De la pudeur à la paranoïa ou la lutte pour la liberté sexuelle.

mars 31, 2020

Ce livre a été publié aux Éditions du Temps, au Québec, par Jean Simoneau.

On peut lire pour sa présentation:

Jean Simoneau (1943-     ), Journaliste, romancier, essayiste, nouvelliste, pédagogue et poète, Jean Simoneau est né à Magog, au Québec.  Il a travaillé comme journaliste et enseignant au secondaire. Il détient un baccalauréat en enseignement des lettres, une maîtrise en langue française et un certificat en scénarisation.

Simoneau est aussi un polémiste. Il préconise le droit à la liberté sexuelle chez les ados et le droit absolu à une conscience personnelle. Selon lui, les relations sexuelles exigent la non-violence et le consentement de tous les partenaires. Le sexe est un plaisir et non un crime. La meilleure prévention est un cours d’éducation sexuelle moderne obligatoire pour tous.

SI VOUS NE POUVEZ VOUS CONTÔLER, NE LISEZ PAS CE LIVRE.

J’ai toujours affirmé être amourajeux (pédéraste). Le but de cet aveu était, quand j’étais journaliste, d’empêcher que des personnes que je défendais par mes écrits soient mises en danger. Plus fondamentalement, j’ai décidé de sortir du placard pour protéger les jeunes. Ça peut sembler invraisemblable qu’un amourajeux puisse s’intéresser au sort de ceux qui l’éblouissaient, mais c’était la vérité toute pure. De nombreux meurtres (il y en a eu au moins cinq au cours des deux dernières années), ont pour motif que l’agresseur a peur du lynchage populaire. Pour faire prendre conscience de ce problème, il n’y avait qu’un moyen: prendre la parole au risque d’en manger une bonne. Cela m’a permis de constater comment nos âmes pures et chastes mentent pour faire valoir leur point de vue. Tout doit être exprimé en fonction de leur façon de voir. La vérité dans leur bouche n’a aucune importance. On dramatise tous les contacts sexuels, on nous fait croire que le palsir peut être un crime.

De la pudeur à la paranoïa est une réflexion sur des décennies de vie et la capacité de dire sans honte qu’à mon avis, les meilleures mesures pour éviter la violence dans la sexualité est la mise sur pied de bons cours sexuels basés sur la science et non sur les délires religieux.

On se souviendra qu’au moment où l’on a reconnu que d’être homosexuel n’était ni un crime, ni une maladie mentale les suicides adolescents ont fondu.

Continuera-t-on à accepter ces morts juste pour prétendre que l’on a raison.

Quand j’étais étudiant, j’ai travaillé dans des clubs de danseuses nues. À la venue des inspecteurs de la moralité, j’ai appris que la morale sociale actuelle est une forme de mafia légale. C’étaient les seuls clients à qui on servait gratuitement de la boisson.

Quant à moi, je l’avoue: je suis un peu ou peut-être beaucoup déséquilibré sur le plan sexuel, mais c’est un problème personnel. Je n’aborde pas le sujet en fonction de mes sentiments, mais à la lumière de ce que j’ai lu et ce que j’ai vécu. Ce que je trouve le plus dégueulasse c’est la censure.

Je suis sûrement un maudit cochon comme on disait quand j’étais jeune; mais les salauds sont ceux qui refusent de réfléchir sur ce que j’écris et qui devrait comprendre qu’ils mettent certains jeunes en plus grand danger que d’apprendre à jouir.

Évidemment le livre sera publié à l’envers car dans un blob le dernier texte devient le premier. Ainsi, pour se retrouver j’indiquerai à quel nombre de publications correspond le texte publié.

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