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Préface de Petite anthologie des testes érotiques masculins de Jean Ferguson.

mars 9, 2020

Préface de Jean Simoneau

POUR EN FINIR AVEC LA PÉDÉRASTIE !


La pédérastie (amourajoie) est non seulement une orientation sexuelle, mais c’est aussi la plus belle, la plus pure, la plus fougueuse des passions… un hymne à la beauté de l’être humain, une recherche de la jeunesse éternelle et de la tendresse infinie.

La pédérastie est, à mon sens, l’acte d’amour, de tendresse le plus achevé que la nature a créé puisque c’est une extase devant l’être aimé, un mélange maternel – par son côté absolu – et paternel – par la responsabilité qu’elle engendre.

Pour le pédéraste (amourajeux), son serin, c’est tout. C’est l’acceptation sans limites de l’autre, la fascination, l’échange : la communication intégrale.

Quoiqu’en disent ceux qui dénigrent cette relation, le pouvoir dans la pédérastie n’appartient pas seulement à l’adulte, mais à l’adolescent qui apprend vite à se servir de ses charmes : le corps, le regard, la senteur des cheveux, le sourire, l’intonation de la voix,  de sa puissance de séduction pour diriger à son bénéfice la relation amoureuse de l’adulte afin que celui-ci soit prêt à tout lui donner autant sur le plan matériel qu’intellectuel. Dans une relation pédéraste (amourajeuse), l’enfant est roi.      

La sexualité s’exprime d’ailleurs le plus souvent qu’autrement à travers le jeu puisque l’adulte essaie de vivre au même niveau que son petit amant, la découverte du corps, du plaisir et de la tendresse. Tout est axé sur la jouissance du jeune : il y a plus de plaisir à donner qu’à recevoir. Voilà d’ailleurs pourquoi cette relation ne peut pas être « en soi » traumatisante.

L’atmosphère de morale communautaire actuelle qui condamne toute sexualité qui ne correspond pas à ses normes l’est bien davantage. Elle engendre la honte, le rejet de la nudité en faveur d’un respect de soi qui n’est en réalité qu’une honte de son corps, la haine des autres, le racisme. Cette supériorité de la morale de la classe dominante et son intégrisme est fictive et dangereuse.        

La vie ayant moins d’importance que cette pudeur maladive engendre une morale d’où découlent toutes les guerres et les purges religieuses comme l’Inquisition, les sorcières de Salem, etc. 

Évidemment, les pervers à travers une morale sénile rejettent le corps; ils voient l’enveloppe charnelle comme vile, pour ne pas dire impure… comme le péché, l’obstacle à l’élévation spirituelle. Les machos hétéros et les féministes homophobes radicales (féminounes) prétendent eux que la pédérastie est un geste qui nuit à l’enfant alors qu’au contraire, ne serait-ce que sur le plan de s’accepter et d’avoir confiance en soi, l’enfant qui vit librement et bien cette relation en sort grandi. C’est non seulement la découverte fabuleuse du plaisir d’avoir un corps, mais aussi celle de la tendresse, des émotions, parfois même de la passion. Une expérience de communication absolue à travers les caresses et la joie d’être l’un avec l’autre. L’AMOUR, sans compter tous les bénéfices matériels comme l’argent, les voyages, les cadeaux, etc.           

Très souvent, cette relation prend presque aussi la forme de la relation élève maître, puisque l’adulte essaie d’initier son amant à ses connaissances intellectuelles, à ses goûts culturels et cherche cet être aimé à lui procurer le bonheur et l’épanouissement de sa personnalité naissante. Comme autrefois, le pédéraste (amourajeux) sert de guide à l’apprenti. Elle lui permet de découvrir et exploiter ses talents. La pédérastie (amourajoie) n’est-elle pas le coeur même du chamanisme moderne?        

Sur le plan strictement physique, qui peut prétendre que se faire sucer et caresser procure de la douleur?

Tous les pédérastes (amourajeux) ne sont pas sodomites ou psychopathes. Plusieurs pédérastes, bien au contraire, se révoltent contre le sort réservé aux enfants dans nos sociétés bien-pensantes (pauvreté, exploitation sexuelle à travers le tourisme sexuel ou commercial, commerce d’adoption ou trafic d’organes (le cas Dutroux), le travail abrutissant des enfants, la destruction des cerveaux par la drogue, brigade de la mort au Brésil, les jeunes schizophrènes dans la rue (les enfants de Duplessis modernes), etc.

L’enfant n’est pas un fou, tout comme il n’est pas un être asexué comme l’a si bien démontré Freud.

Il sait aimer et il sent bien que cet amour n’exige de lui que sa présence, sa fraîcheur puisque cet amour est un hommage incessant et sans borne à sa seule personne, à sa beauté. Et, il le sait. C’est aussi, et c’est là toute sa force, une osmose temporaire de l’âme de l’être aimé et de l’amant. L’amant digne de ce nom saura être attentif à l’aimé, à ses moindres désirs, à ses moindres problèmes, à ses moindres besoins.       

L’aimé devient presque un dieu.  Il permet ainsi à l’amant (qui vit cette expérience avec responsabilité) de découvrir la joie de contempler l’AMOUR dans son essence même pour ne pas dire la joie de contempler Dieu…. Un avant-goût du ciel. La pédérastie (amourajoie)  est un partage, une initiation à la vie, aux rapports humains dans ce qu’ils ont de plus positif. L’acceptation intégrale de « soi » (corps et esprit) pour être en harmonie, c’est-à-dire en amour avec les autres.

Cependant, ces expériences sexuelles, génitales, sont généralement passagères chez le jeune. Elles lui permettent de mieux assumer son orientation sexuelle, sa réalité corporelle. Le jeune hétéro ne sera pas intéressé à ce genre de découverte, d’expérience. Il s’en éloignera de lui-même. Si personne ne s’en mêle, l’aventure que l’on prétend traumatisante sera très vite oubliée.        

Qu’on le veuille ou non, le rejet de la pédérastie, c’est le rejet hypocrite de l’homosexualité… la peur que le jeune ne devienne homosexuel, comme s’il n’était pas génétiquement sexuellement orienté dès sa naissance.


Ce livre de Jean Ferguson nous rappelle que la pédérastie existe depuis les débuts de l’humanité, qu’elle a même été la forme d’amour dominante de la culture de la Grèce ancienne et qu’elle a joué, à travers les siècles, le rôle du chamane, de passage à la vie d’enfant à celui d’homme.


Les femmes ont toujours craint la pédérastie parce qu’elle sous-entend un partage de leur pouvoir et de leur relation privilégiée avec les enfants. Elles ont aussi toujours craint que cette initiation prédispose le jeune à préférer l’homosexualité à l’hétérosexualité. Pourtant, rien n’est plus faux. Des études scientifiques américaines ont clairement démontré que déjà à cinq ans (à moins d’expériences violentes et traumatisantes), l’orientation sexuelle de l’individu est irréversible.


La pédérastie est une expression parmi tant d’autres de l’amour et plusieurs ont d’ailleurs, comme moi, expérimenté plus d’une forme de manifestations sexuelles (hétérosexualité, homosexualité, bisexualité, etc.). La pédérastie est simplement une forme d’expression différente de l’homosexualité, selon l’attrait. En plus d’être gaie, elle est intergénérationnelle. Cependant, le pédéraste n’est généralement pas intéressé à des rapports avec ceux qui ont le même âge ou plus de 18-20 ans.   Un jeune qui savoure une aventure avec un gars de son âge est simplement homosexuel. C’est pourquoi qu’en fixant l’âge de consentement à 14 ans au Québec, la pédérastie était noyée dans une acceptation plus large et n’avait plus lieu d’exister comme terme. C’est possible d’être attirés par des gens de tous les âges et de tous les sexes. Le jeune a souvent besoin d’un mâle plus âgé que lui dans son développement. Le pédéraste est alors un modèle en plus d’une relation amicale.

Malheureusement, la barbarie romaine l’a emporté au niveau des valeurs morales et depuis la pédérastie est décriée sous tous les toits, particulièrement par les machos qui s’imaginent que leur pouvoir de domination tient à la grosseur et la longueur de leur pénis comme chez les primates et les féministes radicales (les féminounes). Celles-ci souffrent d’homophobie quotidienne, viscérale et rêvent qu’un jour la terre n’appartiendra qu’aux femmes.

Ainsi, la pédérastie est-elle la cible de toutes les calomnies et d’une foule de mensonges quant à la façon de s’exercer et les résultats qu’elle engendre. Le sujet est tabou. Ne pouvant être officiellement décrié dans une société qui prétend respecter les droits de l’homme, le système s’est organisé pour que les vrais ou faux prédateurs sexuels subissent une raclée ou soient tués en prison (cela peut aussi se produire en leur rendant la vie si insupportable que le suicide soit la seule solution restante, un meurtre légal.). Ce que la police n’arrive pas à faire, elle le fait faire par la pègre à l’intérieur du silence des murs des prisons.

Cette chasse aux sorcières tient d’une première erreur, soit de confondre pédérastie et pédophilie.

Pourtant, il y a tout un monde entre les deux. La pédérastie est un amour purement homosexuel lesbien qui ne s’intéresse qu’aux préadolescents et aux adolescents alors que la pédophilie ne s’intéresse qu’aux enfants, surtout les petites filles, disons de 0 à 7 ans.         
Le pédéraste est sidéré par la beauté physique et mentale de l’adolescent (ou préadolescent) alors que le pédophile agit parce qu’il n’arrive pas à établir une liaison avec les adultes qui lui permet de trouver amour et sécurité. Cependant dans les deux cas, la curiosité sexuelle semble la même… voir le corps de l’autre. Briser le mystère…

Dans le cas de la pédérastie, le jeune est bien conscient de ce qui se passe. Il a déjà sa propre morale, à savoir s’il aime cela ou pas. Si dans sa tête, c’est le bien ou le mal.  Les pressions de la société contre l’amour du « trop jeune pour aimer » ressemblent plus à un lavage de cerveau qu’à l’exercice de sa liberté), s’il accepte ou pas. Dans le cas de la pédophilie, le ou la jeune est incapable, à cause de son âge, de sa vulnérabilité, de choisir. Il subit la situation sans pouvoir comprendre ou s’y opposer. C’est là toute une différence. Là, où les prétendus purs font preuve d’ignorance. Les pédérastes sont plutôt homosexuels et les pédophiles, hétérosexuels.         

Si les jeunes jouent à la victime comme le veut la société quand ils sont pris dans un scandale sexuel, c’est qu’ils sont socialement incapables de supporter le jugement des autres et d’affirmer leurs propres valeurs. Pour la société, la pédérastie est une tare parce qu’on croit à tort qu’elle conduit le jeune à devenir homosexuel. Au contraire, le jeune hétéro prétendra plus tard dans sa vie qu’il a été abusé, brisé par cet abus, parce qu’il n’aura pas assez mûri dans la connaissance sexuelle de sa propre personne pour accepter la responsabilité de ses propres choix et encore moins, la force de se servir de ses erreurs pour mieux se connaître et se renforcer.

Dans la majorité des cas de jeunes qui prétendent avoir subi un traumatisme rejaillissant bizarrement à l’âge adulte, souvent à la suite d’une visite d’un psy, on note que le jeune, après une première expérience qui devrait le mettre en garde s’il n’y consent pas est retourné chez la personne par qui il prétend avoir été assailli. Si on ne consent pas pourquoi retourne-t-on librement chez l’assaillant?

Dans une foule de cas aussi, on retrouve cette culpabilisation chez des jeunes qui ont des difficultés avec leur consommation de drogue. Leur expérience sexuelle se confond à une certaine forme de prostitution.

Devenus adultes, ces jeunes refusent de reconnaître que malgré leur véritable orientation sexuelle, ils ont accepté des jeux homosexuels, ce qui les rend honteux d’eux-mêmes. Alors, plutôt que de faire porter à la drogue son effet négatif sur la sexualité (trop de drogue rend impuissant), ces jeunes prétendent que leur impuissance sexuelle tient à leurs expériences passées. Il est plus facile de blâmer les autres que d’avouer sa lâcheté à reconnaître ses propres défauts.

Leur véritable honte est orientée vers l’adulte qui leur a fourni l’occasion d’obtenir ce qu’il voulait- se prostituer – plutôt que contre eux-mêmes. Les véritables responsables n’ont pas su respecter leur nature profonde d’hétéros en échange de drogue ou d’un autre avantage. C’était pourtant bien leur droit et ça ne regardaient qu’eux.

De plus, la possibilité de dénoncer un acte jusqu’à 20 années derrière soi permet d’exercer un chantage contre ceux avec qui ils ont déjà eu une expérience.   Devenir victime pour obtenir des compensationsfinancières? Chantage à retardement? Pourquoi dans les cas de proxénétisme (ce qui est pire puisque sur une base collective) la prescription est-elle de deux ans? Les lois sont-elles faites pour défendre la mafia et écraser ceux qui n’empruntent pas les réseaux commerciaux?

En rendant la pédérastie, un geste strictement individuel illégal, ne force-t-on pas le pédéraste à avoir recours au service de la mafia? La prostitution organisée. C’est comme avec la marijuana, en la rendant illégale, on permet à la mafia de s’enrichir.

D’ailleurs, dans toutes les études sur la pédérastie, on ne demande jamais l’opinion des candidats qui ont connu une telle expérience dans leur jeunesse et qui ont aimé cela, qui en sont sortis grandis. Il y en a probablement plus que ceux qui ont des reproches à faire à ces expériences. Le plaisir ne crie pas sa joie sur les toits !

Malheureusement, on oublie les propos de Freud, A.S. Neil, W. Reich et Fourrier. On préfère maintenir le mensonge. On préfère la violence à l’amour. Tous ces hommes de sciences et écrivains ont établi sans nul doute le lien direct et automatique entre la frustration sexuelle et la violence. Ceux qui nous conduisent à la guerre pour leur propre intérêt sont les mêmes qui imposent cette morale sexuelle collective alors que rien n’est plus privé que la sexualité.    

Faire croire que la pédérastie est un crime contre l’humanité alors que ces mêmes agents de la pureté qui le proclament, pour l’argent, ont organisé guerres, génocides, viols, meurtres, c’est quand même un peu gros. La pédérastie ne doit pas être confondue avec l’exploitation commerciale que l’on en fait.           

La pédérastie, c’est l’amour-passion individuel qui peut être positif ou négatif, mais qui ne pourra jamais être collectif (le pédéraste est jaloux comme une femme) puisque cet amour lie deux personnes. En quoi le pédéraste peut-il être aussi condamnable que la CIA, Staline ou Hitler? Les caresses n’ont jamais blessé, ni tué. Au contraire, la fellation est sûrement le sommet des plaisirs.      

Pire, on ne fait aucune différence entre les gars et les filles. Alors que pour bien des filles, la découverte de la sexualité est peur, honte, danger, angoisse ; chez le garçon, cette découverte est un bienfait, la fierté de la révélation de sa virilité et des plaisirs qu’y rattachent : jouissance (même si le jeune n’éjacule pas encore) et tendresse. Chez la femme, à cause de la philosophie      « Macho » de notre société, une société qui refuse de lui reconnaître son égalité (ne serait-ce que du point de vue que la femme est un être humain au même titre qu’un homme), la sexualité porte encore plus de tabous, de responsabilités parce qu’elle est celle qui engendre. Aussi, la femme prend plus de temps à découvrir la jouissance de son corps, ayant à combattre l’image « macho » de la femme (objet) que la société vénère.   

La peur de la nudité révèle le peu de respect que bien des hommes et des femmes portent à leur corps. La libération de la femme ne saura se réaliser qu’avec la libération sexuelle de tous les individus. Elle n’existera que le jour où la femme cessera d’être le fruit « macho », d’être la tentation ou la vierge. C’est à l’homme de devoir contrôler ses pulsions sexuelles.         

Cette conception de la liberté sexuelle absolue ne pourra émerger que si l’on reconnaît que chaque individu, quel que soit son sexe, l’âge est libre et responsable. L’amour est un besoin aussi essentiel que l’air que l’on respire. La libération de la femme ne se réalisera que le jour où l’on comprendra que le péché de la chair, ça n’existe pas, sinon pour contrôler les individus.

Toutes nos religions et sectes font croire que la chair est le mal. Pourtant, l’acte sexuel étant un geste d’amour, il ne peut être que beau et bien.

Le péché qu’on lie à la sexualité tient plutôt au manque de responsabilité vis-à-vis l’enfant qui peut naître et de la société qui devra s’en charger. Le péché de la chair est de ne pas assumer ses responsabilités dans les relations sexuelles : s’occuper de sa famille, ce qui exige dévouement et fidélité pour créer un lieu d’apprentissage propice aux enfants plutôt que du plaisir rattaché à la sexualité.           

Ceux qui ont tracé les paramètres de notre morale sexuelle étaient souvent des malades mentaux puisqu’ils rejetaient la réalité corporelle et affichaient ainsi un attrait de la souffrance qui tient parfois de la démence. Ils ont su créer un dieu macho à leur image, leur projection, où la femme est la servante.

Mahomet affirmait que la femme est une partenaire égale de l’homme.   

Tant que la sexualité ne sera pas perçue pour ce qu’elle est, un plaisir, l’expression de l’amour, un moyen de développement personnel, la femme ne saura personnifier rien d’autre que la tentation, la chute, le péché. C’est une obsession des machos qui a créé le péché pour se défendre contre leurs propres pulsions, même si ces frustrations conduisent à la violence.

À mon sens, si j’ai bien lu les Évangiles et le Coran, le seul péché vient de Lucifer qui a refusé la grandeur de la LIBERTÉ que Dieu a offerte à l’homme en cadeau. Le vrai péché n’est pas celui de la chair, mais l’orgueil de rejeter, de penser que la liberté est une erreur faite par Dieu, lors de sa création. Si nos religions venaient de Dieu, elles engendreraient l’amour et la paix. Au contraire, elles font connaître la ségrégation, la violence, l’argent et la domination — le pouvoir —, tous les attributs du veau d’or, donc, du diable plutôt que Dieu. Ne doit-on pas juger un arbre à ses fruits pour le reconnaître?


Si Dieu est AMOUR alors pourquoi l’amour charnel ne serait-il pas sous toutes ses formes une manifestation de Dieu? Le péché ne serait pas la chair, mais le mensonge et l’hypocrisie de faire croire que le plaisir de la chair est un péché. Admettre que la création est à l’image de Dieu exige que l’on accepte la liberté et les limites humaines ainsi que la responsabilité que cela implique. D’ailleurs, dans le Coran, Lucifer dans son pari avec Dieu affirme qu’il se servira du mensonge pour confondre l’homme… n’est-ce pas ce qu’il a le mieux réussi en créant le péché de la chair et en donnant assez d’orgueil à ceux qui le serviraient de prétendre parler au nom de Dieu? Le seul péché, s’il en est un, est le manque d’amour.  Or, personne ne peut être plus en amour qu’un pédéraste et son mignon.

Toutes les religions sont des moyens bourgeois pour exploiter le peuple et le contrôler. Elles sont donc le contraire de ce que DIEU attend de l’homme. L’homme est incapable de vivre sans aimer et être aimé, la folie paranoïaque de notre morale bourgeoise essaie de nous empêcher de créer une conscience collective dans laquelle la violence, la haine, la division, voilà plutôt le vrai sens du mal. L’absence d’amour. La guerre pour assurer une bonne économie.

En ce sens, les féministes ont raison : l’individu est le seul responsable de son corps, de sa sexualité. Ni l’État, ni les Églises n’ont le droit de soumettre une morale individuelle aux normes d’une morale collective. La liberté doit être respectée, si les gestes sexuels sont consentis par ceux qui les donnent ou les reçoivent. Les phantasmes sont encore plus personnels.         

La liberté sexuelle comme individu et la vie privée sont fondamentales dans une véritable Charte des droits et libertés qui ne sont pas détournés pour défendre l’exploitation des individus par les institutions ou un système judiciaire dans lequel la police se confond avec la pègre. De nos jours, la pègre a tellement infiltré le système judiciaire que l’on ne peut plus parler de justice, mais de règlements de compte sociaux. C’est pourquoi la Charte des droits et libertés ne défend plus les individus, comme elle le devrait, mais les organismes criminels. Il faut être riche, très riche pour obtenir justice.

Et, si l’amour et la vie sont nos dons les plus précieux, aucune forme de sexualité vécue dans l’amour et la responsabilité n’est mauvaise.

J’ai beaucoup de respect pour des êtres comme Marc Lachance qui ont sur rendre positif cet amour des garçons et qui s’est suicidé plutôt que d’y renoncer … un courage que je n’ai pas. Marc savait que l’on ne choisit pas et que l’on n’échappe pas à son orientation sexuelle – elle finit toujours par nous rattraper et il aimait les jeunes garçons. Il a donc décidé de vivre sa passion de manière positive. Marc Lachance fut d’abord un enseignant afin de faire profiter aux jeunes son amour pour eux. Puisqu’il aimait jongler, il essaya de communiquer ce talent à ses jeunes protégés dans une école privée de Montréal. Puis, fatigué de la pression pernicieuse et paranoïaque que les pédérastes doivent vivre au Québec, il décida de ses rendre enseigner en Éthiopie. Sur place, il enseigna et créa un premier cirque bien particulier : il réunissait des jeunes de la rue et leur offrait éducation, gîte, nourriture, en échange de leur prestation dans le spectacle.

Cet amour du cirque se propagea tellement que cela devint une véritable institution nationale. Marc Lachance était considéré à l’ambassade du Canada comme le plus grand ambassadeur du Canada en Éthiopie. Évidemment, il avait ses amants. Victime de chantage par lettres anonymes, Marc, pour protéger la réputation du cirque, s’exila en Amérique du Sud. Puisque ce chantage se poursuivait, Marc décida de se pendre, laissant sur Internet un message dans lequel il disait que son suicide devait être interprété comme un meurtre.

Évidemment, à Radio-Canada, on essaya de faire croire que Marc était relié au tourisme sexuel international. Je n’en crois pas un mot et je sais que la police peut souvent fausser la vérité pou avoir la tête de celui qu’on accuse. Mais, je trouve étrange que dans cette même période de chasse aux pédérastes, qu’on appelle pédophiles pour ne pas perdre la sympathie des auditeurs. Y aurait-il maintenant une escouade de la pureté pour éliminer tous les pédérastes? Des espèces de malades qui ont décidé de purifier la terre?

Jean Simoneau

(Ce texte est assez vieux. Il y a même des points de vue pour lesquels je serais aujourd’hui plus ou moins d’accord. Mon point de vue est celui de me non expérience de vie et de lectures.)

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