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Ça va faire !

mars 8, 2020

Ça va faire!

Ça fera tabarnak
de devoir se taire
ou se gargariser de mots vides.

Afin de se baigner dans la lumière des saints
un vrai petit sprint sur les auréoles
de la vertu vers la sécheresse
de l’imaginaire aseptisé.

L’indécence a ses beautés
quand on saute la clôture.

J’ai besoin de désobéir
pour sentir que je vis encore
que je suis un petit bum
de la révolution
qui a appris à dire fuck you
à faire le doigt à la chasteté.

On est toujours meilleurs
quand on se sert de l’anglais.
English is the way to get money
to be an « as-usual ».

Il fait toujours plus clair en nous
quand on sort du placard
afin d’être soi-même la liberté.

Un idéal que même les anges
ne peuvent pas se payer.
Ils ont des ailes et tournent en rond
car la décence les oblige à flotter sur place.

Je préfère me noyer dans mon vin
vivre une vie de marginal
avec ses rires et délires
perpétuelle bipolarité
entre mon nombril et les bruits de ma rue.

Mieux vaut être Alzheimer
que de voir et sentir son peuple
se dissoudre dans l’Amérique English
une fin culturelle tragique
une noyade à petit feu
ou une castration identitaire?

La censure est une forme d’oubli
pour me forcer à taire
les incursions dans ma vie
dans les confessionnaux
ces toilettes crasseuses
devenues publiques
à travers les informations nationales.

Un chemin tordu
entre le ferme ta gueule ou dénonce
à grands coups de poing
dans la gueule
de la vie privée des autres.

Dénoncer
petit coup d’œil en bas de la ceinture
question de ne plus se sentir victime
de l’indifférence qui nous dévore
quand on n’a pas le courage d’assumer
que pour certains le plaisir est un péché.

Je mange mon orange
je suis vert
vers l’au-delà facultatif
de l’obéissance ou de la révolte
du ciel ou de l’enfer
du regard des autres
tout en ayant peur de l’indifférence
d’être méconnu
de ne pas laisser ma trace.
Maudite indifférence!
Cercueil des mal-aimés
mort de la démocratie.

J’aime ma pelure, ma liberté
mon cocon… je respire le droit
d’être différent, choquant même
car j’ose m’apprécier comme je suis
plus diable que religieux
plus juvénile que passé date.

Je deviens bleu
quand on me crie
speak white. Je rêve d’une étendue
où ce white sera maître chez lui.

J’attends le jugement dernier
l’arche d’alliance, la grande délivrance
pour être à mon tour dans le discours
des belles âmes qui font avancer le débat.

Je moutonne en comptant les étoiles
entre le firmament et l’au-delà
un miroir en dedans de moi-même
véritable océan de souvenirs
des figures de l’amour, celles de mes morts.

Ma liberté est le poumon de mon infini.
Ma liberté est ma Voie lactée.
Ma liberté est un chant de merci à la vie.
Ma liberté est aussi ma prison.

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