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La liberté ou la mort.

février 25, 2020

L’infâme interdit
Aimez-vous les uns les autres
premier précepte de Jésus de Nazareth
aimez même vos ennemis
comme Dieu vous aime
mais ne vous touchez pas
point de désirs charnels.

Ne vous embrasez pas l’un pour l’autre
aimez-vous comme des esprits
sans vous le dire en caresses.
Vous touchez? Vous n’y pensez pas!

Le crime, la honte, la malédiction
divine dans les délires religieux.
Lois d’hypocrites! Contre nature!
Lois de fanatiques qui rejettent le corps!
Déni du plaisir, déni du corps et de sa beauté!

Interdit parano schizophrénique des sens
morale ressuscitée des ordures de la peur.
La liberté ou la mort
Comment puis-je te dire « je t’aime » si je ne peux exprimer ma fascination pour toi?
Comment puis-je te dire liberté si je dois ramper devant le code pénal?

Comment puis-je te crier la beauté que je chante à travers toi, mon pays, mon petit?

Cette beauté que j’ai besoin de toucher et qu’on me ravit au nom de je ne sais quel Dieu, quel mensonge!

À cause de vous
curés
à cause de vous
politiciens verrats
à cause de vous
féminounes homophobes
à cause de vous
prostitués de la morale.

Rejeté partout
je suis privé de folie
je dois parler langue étrangère
la violence s’infiltre dans mes chansons.

À cause de vous
chaque jour, je suis assassiné.

Mais contre vous.

J’ai les doigts qui résistent à la vengeance
cramponnés dans votre fosse de béton
ils me parlent de Riel et du Québec.
J’ai les doigts saignés
de vos coups de fouet
je suis sur mon lit d’agonie
dans mon sépulcre
sculptés à même vos buildings.

Je suis muré. Claustrophobe. Asphyxié
par vos choix unidimensionnels.

Le monstre que vous vouliez créer
pour vous servir
m’apparaît pour être tué.

Entre l’enfance et l’adolescence
mon corps se mute
se démute perpétuellement
au rythme des tempêtes que j’assume.

J’ai le vouloir de vos corps, de vos corps coquilles, de vos corps paysages, de vos corps fleurs, de vos corps poissons, de vos corps oiseaux, de vos corps océans, de vos corps vie que la mort n’a pas encore flétrie, de ces corps qui permettent de passer de l’agonie à vie.

J’ai besoin de vous pour vous dire :
Il est encore des vies qui méritent d’êtres vécues
fascinations des corps comme les vôtres
admiration, désir de chair et d’esprit
amour divin, soif d’infini.

Je vous aime avec mon sang
je vous aime à en mourir.

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