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L’or noir.

janvier 12, 2020

Signe de mort :
Un ouvrier s’est sacrifié au travail
pour un coin de ciel.

Signe de vice :
Un père a tenté de voler
question de dignité, de justice sociale
pour lui et ses enfants affamés.

Filament diabolique
sang de dictature économique
raison d’organiser les guerres
me voici! L’or noir! Le pétrole!

Je suis le véritable Dieu
le riche aux yeux des pauvres
le pauvre de ne pas être assez riche
le pauvre en liberté
le riche en apparats
le diamant liquide.

Je suis le rêve blotti déguisé en $
dans les poches de l’état
arrache-coeur
crève esprit
taxes sur impôts pour plus-value.

Devenir encore plus riche :
The Human Dream
ultime rêve humain.

Je sers la grande cause
d’enrichir la patrie
pour les groupes de pouilleux
qui agitent les cordes des marionnettes
Politiciens véreux et toute la famillette.
Banquet national du marché mondial.

Devant moi
osent gémir
la liberté
la dignité
comme si un coeur a le droit de s’agiter
sans un bon compte en banque.
Ça suffit!

Je me souviens
où conduit la liberté et la lucidité
de cette liberté qui jadis déjà
m’enleva de vos poches crasseuses
me cloua dans la basilique St-Pierre
où enfin je respirais la richesse au-dessus de l’autel
pendant que des hommes s’affolaient avec leurs sacrilèges
et d’autres criaient ma vérité :
la piastre vaut plus que les sermons.

Qui étaient ces voleurs
vendeurs d’indulgences
pour crier toujours :
« Une médaille pour quinze sous » ?
Était-ce des prêtres ou des brigands
une compétition à toutes les éternités?
Une culbute par-ci, une culbute par-là
devant un homme comme tous les autres hommes
prophète schizophrène de tous les au-delàs.
Ce véritable cirque de nausée
me fit dégueuler sur l’autel à mes pieds
forfait qui me coûta le bûcher.

Je suis né pour brûler
je suis la torche de la fin des temps!

Dénoncé par le vin bavard et jaloux
condamné par l’Église et l’État
d’avoir refusé de les servir
une seconde de plus
rationné, je devins.

Pauvre de moi, je priais
Dieu demeurait silencieux
la foule devant moi
craignait
se mordait les lèvres
hypnose collective de peur
de mon absence prolongée
sans ma présence, augmentation du prix
et, si la paix régnait…
Ce serait la fin, la catastrophe.

Un vent de liberté m’empoigna
me contraint à crier
la vérité toute nue :

Vos péchés, votre enfer
Messeigneurs l’État et l’Église
votre ordre et votre démocrassie
tout comme votre sale justice

Au nom de la liberté,
de la dignité
de l’homme…

Foutez-vous-les au cul!

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