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Ma présentation à la Commission Laurent

octobre 24, 2019

Présentation

 

La sexualité : un crime ou un plaisir?

 

Dans les années 1960, j’écrivais des textes dans des revues montréalaises sur l’homosexualité.

D’ailleurs, mon premier recueil d’amour pédéraste, en poésie, « Hymne à l’amour, le vice et la révolte » ainsi que mon roman « L’homo-vicièr » ont été publiés avant la décriminalisation de l’homosexualité par le gouvernement de Pierre-E. Trudeau.

Après ces premiers livres, on m’a sagement recommandé de cesser d’écrire puisque, selon eux, je n’avais aucun talent. J’aurais peut-être dû les écouter.

Mon but a toujours été de démystifier la pédérastie parce que je craignais la violence dans les rapports sexuels. Plus la répression est forte, plus le danger de violence est grand. Puis, mon intérêt s’est élargi pour s’attarder sur le droit des jeunes à leur sexualité.

Je croyais que pour échapper au fanatisme de la masse certains prédateurs pourraient avoir assez peur de celle-ci pour tuer leurs victimes[1]. Je craignais aussi, m’étant découvert pédéraste, de devenir un monstre comme ceux qui tuaient des jeunes garçons quand j’étais enfant. Une peur qui a probablement retardé le changement que je subirai plus vieux, c’est-à-dire devenir homosexuel, comme me l’avaient préconisé les psychiatres que j’avais consultés.

Je ne croyais pas ce changement possible parce que l’on ne choisit pas ce qui nous attire.

Je crois qu’un pédéraste[2] demeure toute sa vie pédéraste, mais il peut aussi changer, à travers ses expériences, quant aux relations qu’il entretient.

La pédérastie étant une orientation sexuelle, il est préférable pour sa santé mentale de s’accepter comme on est, tout en s’assurant que ce mode de vie soit balisé de manière à ce qu’il n’y ait jamais de violence ou de domination. La seule chose qui doit être interdite dans la sexualité, c’est la violence. L’exigence suprême est le consentement.

Évidemment, les prétendus spécialistes qui n’ont jamais ressenti la moindre tendance en ce sens disent le contraire, comme on disait auparavant dans les livres médicaux que l’homosexualité est une maladie mentale. Pourquoi le pédéraste est-il automatiquement un menteur et un manipulateur?

Les spécialistes connaissent le sujet qu’à travers leur lecture et ne semblent pas encore savoir que le sexe peut être vu non comme un crime, mais plutôt comme un plaisir.

La perception de la sexualité est encore ancrée dans la morale religieuse qui existe depuis l’époque où l’on ne connaissait rien de l’anatomie et du fonctionnement corporel. Il fallait souffrir pour aller au ciel.

J’ai aussi participé à la libération sexuelle partielle en publiant un texte dans le livre Sortir et un dossier dans le Berdache. Et, finalement, j’ai participé à des conférences sur la pédérastie dans les années 1980, avec le psychologue Alain Bouchard. Par la suite, j’ai participé à un projet pilote en enseignant la sexualité à Montréal. J’ai lu tout ce que j’ai trouvé sur la pédérastie, ce qui me confirma que plusieurs en parlent sans savoir de quoi ils parlent et que ceux qui y sont favorables n’ont pas le droit de s’exprimer et encore moins d’être crus.

J’ai toujours avoué être un peu déséquilibré parce qu’en vieillissant j’ai compris que plus jeune j’étais un peu trop fanatique.

Que je devienne professeur et que j’accepte de garder deux garçons du Bangladesh m’a aidé à être plus équilibré parce qu’alors mon intérêt dans la vie était leur mieux-être et non le mien. Grâce à un ami, je suis passé de petit « bum » à professeur. Contrairement à ce que l’on dit, c’est en devenant responsable qu’il est possible de canaliser sa vie dans quelque chose de positif.

La liberté ne peut pas exister sans la responsabilité.

Je n’ai pas été le père que j’aurais voulu être puisqu’il fallait faire face aux dettes, donc, travailler à l’extérieur, mais j’ai très sincèrement fait du mieux que je pouvais, ce qui a fait dire à ceux qui me côtoyaient que j’étais un excellent père, même mieux que bien des pères biologiques.

J’ai aussi appris que le pire ennemi des jeunes garçons n’est pas le sexe, mais l’abus de drogue et de boisson.

La pédérastie est une expression de son homosexualité, donc, de sa réalité. Essayer de se mentir ne sert à rien.

Malheureusement, la peur de ce que la pédérastie implique émotivement a fait que l’on a séparé la pédérastie de l’homosexualité. Et, on a changé les noms des réalités pour mieux les faire accepter (gais) ou mieux les faire haïr (pédophile). Aujourd’hui, on est rendu LBGTQ, mais on refuse toujours la pédérastie, allant même jusqu’à nier son existence alors qu’en Grèce antique la pédérastie était perçue comme le summum de l’amour. Probablement, parce que la pédérastie ferait moins peur aux parents que la pédophilie.

Au lieu de voir les choses comme elles se passent réellement, on préfère perpétuer une morale religieuse qui repose sur une totale méconnaissance de la nature humaine et qui a causé le suicide de milliers de gens. On a fait du sexe le péché des péchés.

Aujourd’hui, on a la preuve, comme je le disais il y a 40 ans, que la pédérastie est une orientation sexuelle. L’individu ne structure ni sa génétique, ni son cerveau, à sa naissance. Il ne choisit pas non plus ses hormones.

On sait aussi que le péché de la chair est une invention qui crée frustrations et culpabilités. Meurtres dans le ca de la Charia.

On a préféré nous taire la réalité, ce qui explique qu’aujourd’hui une très grande partie des jeunes ne savent pas comment se comporter face aux appels de la chair.

J’ai d’abord écrit ce livre-ci pour prôner l’absolue nécessité d’avoir des cours sur la sexualité à la fin du primaire. Des cours basés sur la réalité et non sur la peur du péché.

Je m’excuse du coup de gueule à la fin de la deuxième partie, mais quand vous l’aurez lue, vous penserez peut-être comme moi que ce qui se passe sur le plan de la justice est très différent de ce que l’on nous dit. On force les pédérastes à vire dans l’hypocrisie.

La Charte des droits est une farce. Les droits des jeunes à vivre selon leur sexualité sont encore et toujours ceux des adultes.

Quand approcherons-nous la sexualité à partir de la science et non des religions? Quand respecterons- nous le droit des jeunes à ne pas subir de ségrégation à cause de leur âge, comme le préconise la Charte des droits?

Comme le démontre le livre de Boucard Diouf, la sexualité est bien plus une question d’hormones que de péchés.

Un individu qui meurt à cause de la morale est un crime travesti en vertu.

En toute honnêteté, je dois vous informer que je suis encore en sursis pour avoir reconnu l’accusation suivante : en 1995, je reconnais avoir masturbé mon cousin âgé de 15 ans. L’âge de consentement était alors de 14 ans et je le croyais (et le crois toujours) consentant. Je croyais que pour commettre un crime, il faut vouloir commettre un crime. Encore un mensonge!

Par conséquent, je peux me rendre répondre aux questions des commissaires, s’ils le désirent, mais à huis clos puisqu’en principe je suis un prisonnier. Mon sursis se termine le 12 février prochain.

Il y a toujours deux côtés à une situation, sauf celle-ci. Je suis et serai toujours pour l’égalité hommes, femmes et enfants.

 

 

Jean Simoneau

1211 rue Sherbrooke,
Magog J1X2T2

819-843-3668

[1] 1- De 2016 à 2019, j’ai lu dans le Journal de Montréal que trois tueurs avaient affirmé avoir tué leur victime par peur de la réaction des autres.

[2] Un pédéraste n’est pas un pédophile. Un pédophile aime indifféremment les gars et les filles de très bas âge alors qu’un pédéraste est strictement homosexuel et aime seulement les pré-adolescents et les adolescents.

Présentation

 

La sexualité : un crime ou un plaisir?

 

Dans les années 1960, j’écrivais des textes dans des revues montréalaises sur l’homosexualité.

D’ailleurs, mon premier recueil d’amour pédéraste, en poésie, « Hymne à l’amour, le vice et la révolte » ainsi que mon roman « L’homo-vicièr » ont été publiés avant la décriminalisation de l’homosexualité par le gouvernement de Pierre-E. Trudeau.

Après ces premiers livres, on m’a sagement recommandé de cesser d’écrire puisque, selon eux, je n’avais aucun talent. J’aurais peut-être dû les écouter.

Mon but a toujours été de démystifier la pédérastie parce que je craignais la violence dans les rapports sexuels. Plus la répression est forte, plus le danger de violence est grand. Puis, mon intérêt s’est élargi pour s’attarder sur le droit des jeunes à leur sexualité.

Je croyais que pour échapper au fanatisme de la masse certains prédateurs pourraient avoir assez peur de celle-ci pour tuer leurs victimes[1]. Je craignais aussi, m’étant découvert pédéraste, de devenir un monstre comme ceux qui tuaient des jeunes garçons quand j’étais enfant. Une peur qui a probablement retardé le changement que je subirai plus vieux, c’est-à-dire devenir homosexuel, comme me l’avaient préconisé les psychiatres que j’avais consultés.

Je ne croyais pas ce changement possible parce que l’on ne choisit pas ce qui nous attire.

Je crois qu’un pédéraste[2] demeure toute sa vie pédéraste, mais il peut aussi changer, à travers ses expériences, quant aux relations qu’il entretient.

La pédérastie étant une orientation sexuelle, il est préférable pour sa santé mentale de s’accepter comme on est, tout en s’assurant que ce mode de vie soit balisé de manière à ce qu’il n’y ait jamais de violence ou de domination. La seule chose qui doit être interdite dans la sexualité, c’est la violence. L’exigence suprême est le consentement.

Évidemment, les prétendus spécialistes qui n’ont jamais ressenti la moindre tendance en ce sens disent le contraire, comme on disait auparavant dans les livres médicaux que l’homosexualité est une maladie mentale. Pourquoi le pédéraste est-il automatiquement un menteur et un manipulateur?

Les spécialistes connaissent le sujet qu’à travers leur lecture et ne semblent pas encore savoir que le sexe peut être vu non comme un crime, mais plutôt comme un plaisir.

La perception de la sexualité est encore ancrée dans la morale religieuse qui existe depuis l’époque où l’on ne connaissait rien de l’anatomie et du fonctionnement corporel. Il fallait souffrir pour aller au ciel.

J’ai aussi participé à la libération sexuelle partielle en publiant un texte dans le livre Sortir et un dossier dans le Berdache. Et, finalement, j’ai participé à des conférences sur la pédérastie dans les années 1980, avec le psychologue Alain Bouchard. Par la suite, j’ai participé à un projet pilote en enseignant la sexualité à Montréal. J’ai lu tout ce que j’ai trouvé sur la pédérastie, ce qui me confirma que plusieurs en parlent sans savoir de quoi ils parlent et que ceux qui y sont favorables n’ont pas le droit de s’exprimer et encore moins d’être crus.

J’ai toujours avoué être un peu déséquilibré parce qu’en vieillissant j’ai compris que plus jeune j’étais un peu trop fanatique.

Que je devienne professeur et que j’accepte de garder deux garçons du Bangladesh m’a aidé à être plus équilibré parce qu’alors mon intérêt dans la vie était leur mieux-être et non le mien. Grâce à un ami, je suis passé de petit « bum » à professeur. Contrairement à ce que l’on dit, c’est en devenant responsable qu’il est possible de canaliser sa vie dans quelque chose de positif.

La liberté ne peut pas exister sans la responsabilité.

Je n’ai pas été le père que j’aurais voulu être puisqu’il fallait faire face aux dettes, donc, travailler à l’extérieur, mais j’ai très sincèrement fait du mieux que je pouvais, ce qui a fait dire à ceux qui me côtoyaient que j’étais un excellent père, même mieux que bien des pères biologiques.

J’ai aussi appris que le pire ennemi des jeunes garçons n’est pas le sexe, mais l’abus de drogue et de boisson.

La pédérastie est une expression de son homosexualité, donc, de sa réalité. Essayer de se mentir ne sert à rien.

Malheureusement, la peur de ce que la pédérastie implique émotivement a fait que l’on a séparé la pédérastie de l’homosexualité. Et, on a changé les noms des réalités pour mieux les faire accepter (gais) ou mieux les faire haïr (pédophile). Aujourd’hui, on est rendu LBGTQ, mais on refuse toujours la pédérastie, allant même jusqu’à nier son existence alors qu’en Grèce antique la pédérastie était perçue comme le summum de l’amour. Probablement, parce que la pédérastie ferait moins peur aux parents que la pédophilie.

Au lieu de voir les choses comme elles se passent réellement, on préfère perpétuer une morale religieuse qui repose sur une totale méconnaissance de la nature humaine et qui a causé le suicide de milliers de gens. On a fait du sexe le péché des péchés.

Aujourd’hui, on a la preuve, comme je le disais il y a 40 ans, que la pédérastie est une orientation sexuelle. L’individu ne structure ni sa génétique, ni son cerveau, à sa naissance. Il ne choisit pas non plus ses hormones.

On sait aussi que le péché de la chair est une invention qui crée frustrations et culpabilités. Meurtres dans le ca de la Charia.

On a préféré nous taire la réalité, ce qui explique qu’aujourd’hui une très grande partie des jeunes ne savent pas comment se comporter face aux appels de la chair.

J’ai d’abord écrit ce livre-ci pour prôner l’absolue nécessité d’avoir des cours sur la sexualité à la fin du primaire. Des cours basés sur la réalité et non sur la peur du péché.

Je m’excuse du coup de gueule à la fin de la deuxième partie, mais quand vous l’aurez lue, vous penserez peut-être comme moi que ce qui se passe sur le plan de la justice est très différent de ce que l’on nous dit. On force les pédérastes à vire dans l’hypocrisie.

La Charte des droits est une farce. Les droits des jeunes à vivre selon leur sexualité sont encore et toujours ceux des adultes.

Quand approcherons-nous la sexualité à partir de la science et non des religions? Quand respecterons- nous le droit des jeunes à ne pas subir de ségrégation à cause de leur âge, comme le préconise la Charte des droits?

Comme le démontre le livre de Boucard Diouf, la sexualité est bien plus une question d’hormones que de péchés.

Un individu qui meurt à cause de la morale est un crime travesti en vertu.

En toute honnêteté, je dois vous informer que je suis encore en sursis pour avoir reconnu l’accusation suivante : en 1995, je reconnais avoir masturbé mon cousin âgé de 15 ans. L’âge de consentement était alors de 14 ans et je le croyais (et le crois toujours) consentant. Je croyais que pour commettre un crime, il faut vouloir commettre un crime. Encore un mensonge!

Par conséquent, je peux me rendre répondre aux questions des commissaires, s’ils le désirent, mais à huis clos puisqu’en principe je suis un prisonnier. Mon sursis se termine le 12 février prochain.

Il y a toujours deux côtés à une situation, sauf celle-ci. Je suis et serai toujours pour l’égalité hommes, femmes et enfants.

 

 

Jean Simoneau

 

[1] 1- De 2016 à 2019, j’ai lu dans le Journal de Montréal que trois tueurs avaient affirmé avoir tué leur victime par peur de la réaction des autres.

[2] Un pédéraste n’est pas un pédophile. Un pédophile aime indifféremment les gars et les filles de très bas âge alors qu’un pédéraste est strictement homosexuel et aime seulement les pré-adolescents et les adolescents.

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