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Radioactif 188

novembre 3, 2021

Radioactif 188

07 Octobre 2007

Le paradis nu.       

Un des plus beaux tableaux de ma vie fut un après-midi sur la plage de nudistes à Vancouver. 

Il y avait une maman avec ses deux petits gars de 12-13 ans. Nous avons fait connaissance et nous avons ensuite joué à escalader la falaise, puis, ce fut le tour de la construction des châteaux, tous nus, sans scrupule et heureux de jouer ensemble. 

Je me rappellerai toujours ces images et ces sensations.  J’ai couvert les jeunes de sable jusqu’au cou.  L’eau de l’océan était glaciale.  Il faisait une chaleur affreuse et quand on regardait bien, on voyait au loin les cimes des monts américains couverts de neige éternelle.  Toutes les sensations du chaud et du froid dans une même image, un même regard. 

Il n’y avait qu’une chose de plus sublime : le rire des enfants quand je jouais avec eux.  Si Dieu a fait mieux, il l’a jalousement gardé pour lui.  Et vlan à vie pour les faux scrupules ! 

Si tout le monde se mêlait de ses affaires des scènes aussi paradisiaques se multiplieraient pour ceux qui ont la conscience assez ouverte pour discerner entre le beau et le laid, le bien et le mal. 

Avec notre éducation, nous sommes un paquet de contradictions.  Par exemple, pour me montrer très ouvert,  je répétais à qui voulait bien l’entendre que si les filles peuvent danser entre elles sans honte, ni gêne, il devrait en être de même entre garçons. 

Or, à des noces dans la famille, les gars un peu pompettes ont commencé à s’amuser à danser ensemble.  Quand on m’invita, j’y suis allé, mais je croyais mourir de gêne.  Je me suis rendu compte qu’il n’est pas facile de vaincre ses préjugés, mais facile de se vanter d’être plus ouvert qu’on  l’est. 

Je suis persuadé plus que jamais que les gars devraient pouvoir danser entre eux aussi, mais je ne suis pas celui qui initierait le projet dans une salle ordinaire. Plus je vieillis, plus je suis moumoune.

2 novembre 2022

La nudité n’a rien de pervers.  Au contraire, être scrupuleux est signe d’un déséquilibre psychologique puisqu’on y rejette une partie de soi et la beauté des autres. 

Mais, cette honte nous est transmise depuis notre enfance. Si nous grandissions dans une société qui accepte la nudité comme un simple confort pour l’exercice de certaines activités, la nudité nous laisserait complètement indifférent,  car on ne penserait pas seulement à comparer notre corps à celui des autres.

Cette peur de la nudité nous vient des religions qui ont décrété que l’âme a toute l’importance et que le corps, le matériel, est en soi une preuve de notre déchéance.

Refuser de reconnaître la beauté des corps est un geste dégénéré. On devrait revenir à la Grèce ancienne où les sports se pratiquaient nu.

Je suis un peu comme Bernadette dans le film. Offrir du plaisir à ceux qui en sont habituellement privé n’est pas sale, pervers ; mais un geste de solidarité et parfois même de charité..

Pourquoi les scrupuleux (euses) peuvent –ils nous imposer leur incapacité de franchir la ligne des règles débiles religieuses?

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