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Radioactif 122

août 19, 2021

Radioactif  122

15 Septembre 2007

Sondage sexuel.   

Aussi, avons-nous demandé aux jeunes de participer à des sondages dans lesquels il ferait connaître leur implication, leur vie sexuelle, mais qui garantissait de ne jamais pouvoir être identifiés.  Tout y passait. 

Compilés, les résultats dirigèrent le contenu des cours et permirent de constater qu’entre ce dont se vantent les jeunes et leur expérience réelle, il y a toute une différence. 

Cette confidentialité permettait de réponde sans se demander ce que les voisins en pensent.  Contrairement à ce que l’on pense, la très grande majorité n’avait eu aucune expérience sexuelle à deux. 

À la suite de cette démarche, on a divisé les gars et les filles pour analyser les résultats.  Personnellement,  je croyais qu’il faut garder un très profond respect du sujet, sans le sacraliser ou le banaliser, se sentir à l’aise. 

L’humour permet de bien cibler les réponses sans heurter personne. Tous les sujets étaient abordés en citant les résultats.  Les jeunes aimaient ça, car la confidentialité était absolue et les scrupules ne l’emportaient pas sur les besoins d’information et de discussion. 


15 Septembre 2007

Éducation sexuelle.         

Quand il était question d’aborder la masturbation, on ne cachait pas que c’est une pratique normale, généralisée, courante chez les adolescents et qu’il ne faut pas se sentir coupable, bien au contraire, ça permet parfois d’éliminer l’anxiété ; mais, on ajoutait, que si ça devient obsessionnel, que tu as le gland en sang, t’as un problème.

Chacun est le seul maître de son corps était aussi un des sujets traités.  Les gars étaient ravis de mes cours; mais les filles se révoltaient contre la morale qu’essayait, selon elles, de leur « passer» l’infirmière choisie pour s’occuper d’elles. 

Nous avons donc réuni à nouveau filles et garçons et la réponse donnée venait ou de moi ou de l’infirmière ou les deux.  Nous avions une complicité extraordinaire.  Notre but était de renseigner et non de moraliser. 

C’est vrai qu’un gars est peut-être moins attentif quand on explique le cycle des menstruations (on se servait des films disponibles), mais un jour, il sera ravi de savoir un peu ce qui en est quand il aura une blonde. 

Quant à sa blonde, il est peut-être bon qu’elle sache les incendies qu’elle allume chez son «chum».  C’est un sujet essentiel à la connaissance de soi. 

Même si j’avais près de 40 ans, pour la première fois, j’apprenais que le scrotum (mieux connu sous le nom de poche) et la verge se ratatinaient quand on prend son bain parce que les testicules ont un certain besoin de chaleur.  Niaiseux ? Pourquoi ne nous le disions pas? Mais c’était comme ça que l’on nous tenait quand j’étais jeune. 

Les adultes devenaient fous dès qu’ils percevaient le moindre intérêt pour la sexualité chez les jeunes.  Pas étonnant qu’aujourd’hui il y ait encore des mouvements qui voudraient nous ramener à cette époque de la grande stupidité du tabou sexuel.

Les médias de Quebecor se spécialisent dans ce domaine  de la peur à tout prix.  Ça coûte moins cher de faire les nouvelles à partir toujours du même endroit : le palais de justice.  On nous fait croire que c’est un droit à l’information.

Mais, en parler ainsi, c’est donner une connotation négative à la sexualité. Ce que Dieu a fait de mieux : il nous a fait confiance.

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